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Cours de la bourse
Les rumeurs d'accord entre Washington et Téhéran ont fait chuter les prix du pétrole. Des soupçons de délit d'initié émergent après d'importantes opérations financières. Les marchés restent suspendus à l'évolution des tensions autour du détroit d'Ormuz.
L'annonce d'un possible rapprochement entre les États-Unis et l' Iran a provoqué une onde de choc sur les marchés mondiaux, faisant chuter brutalement les prix du pétrole tout en soutenant les indices boursiers américains. Selon Axios, Washington et Téhéran seraient proches d'un mémorandum visant à mettre fin à la guerre et à ouvrir la voie à de nouvelles négociations nucléaires.
Cette perspective d'apaisement a immédiatement alimenté les spéculations autour d'une réouverture du détroit d'Ormuz, passage stratégique du commerce mondial d'hydrocarbures.
La ruée vers la Bourse
À la suite de ces informations, le Brent est tombé de 108 à 97 dollars le baril avant de limiter ses pertes autour des 102 dollars. Dans le même temps, les marchés actions ont fortement progressé, le Nasdaq gagnant 1,5 % et le S&P 500 plus de 1 %. Mais cette volatilité soudaine a également déclenché une vive polémique sur les réseaux sociaux et parmi les traders, certains dénonçant de possibles opérations de délit d'initié.
Le compte spécialisé Unusual Whales a affirmé que près de 920 millions de dollars avaient été placés sur des positions vendeuses contre le pétrole environ une heure avant la publication du rapport d'Axios. Selon cette même source, le détenteur de cette position aurait engrangé environ 125 millions de dollars de bénéfices grâce à la chute des cours.
Des soupçons de délit d'initié
Ces révélations ont alimenté les accusations de manipulation de marché et renforcé la méfiance envers les annonces diplomatiques liées au conflit.
Plusieurs analystes ont dénoncé une succession de "faux départs" dans les discussions entre Washington et Téhéran. L'ancienne élue républicaine Marjorie Taylor Greene a accusé certains acteurs proches du pouvoir de profiter financièrement des alternances rapides entre menaces de guerre et annonces de paix.
D'autres observateurs ont souligné que ces rumeurs de désescalade coïncidaient souvent avec les tensions sur les marchés obligataires américains, notamment lorsque les rendements des bons du Trésor dépassaient certains seuils critiques.