
© RS
[Photo d'illustration]
Huit anciens responsables du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), dissous récemment par la Cour suprême, ont été condamnés à huit ans de prison par la justice tchadienne pour rébellion, mouvement insurrectionnel et détention illégale d'armes de guerre, à l'issue d'un procès organisé dans l'enceinte de la prison de Klessoum.
La justice tchadienne a condamné, le 8 mai, à huit ans de prison huit anciens dirigeants du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), mouvement récemment dissous par la Cour suprême.
Les prévenus ont été reconnus coupables de l'ensemble des faits retenus contre eux, notamment rébellion, participation à un mouvement insurrectionnel, attroupement et détention illégale d'armes de guerre, selon le verdict rendu à l'issue d'un procès organisé dans l'enceinte même de la maison d'arrêt de Klessoum, où ils étaient détenus depuis leur arrestation le 25 avril.
Le dossier avait été ouvert après la dissolution du GCAP par la Cour suprême. Selon les autorités judiciaires, les huit responsables avaient maintenu des activités jugées illégales et préparaient une mobilisation baptisée "marche de l'indignation et de la dignité", prévue pour le 2 mai.
Cette manifestation, qui devait dénoncer la situation politique et sociale dans le pays, avait finalement été annulée après l'arrestation des dirigeants et la publication d'un communiqué actant la dissolution du mouvement.
Le procès, organisé dans des conditions exceptionnelles au sein de l'établissement pénitentiaire, a suscité une forte attention de l'opinion publique, des organisations de défense des droits humains et de plusieurs formations politiques de l'opposition, qui suivent de près l'évolution de l'espace démocratique dans le pays.