Un nouveau sondage révèle une colère croissante du public face à la guerre menée par le président américain contre l'Iran ; la plupart des Américains estiment que cette guerre illégale "a fait plus de mal que de bien", a affaibli la position des États-Unis sur la scène internationale et a aggravé les difficultés économiques nationales.
Selon les résultats d'un sondage PBS News/NPR/Marist publiés mercredi, une nette majorité d'Américains rejette désormais la gestion par Trump de cette guerre non provoquée, déclenchée le 28 février, menée en étroite collaboration avec Israël et qui a duré pendant 40 jours.
Ainsi, plus de 60 % des personnes interrogées - soit six citoyens américains sur dix - désapprouvent la politique de Trump, tandis que seulement 33 % soutiennent sa politique de confrontation, qui risque d'isoler Washington sur la scène internationale.
La frustration du public a fortement augmenté depuis mars, mois où déjà, 54 % des Américains désapprouvaient la guerre de Trump, contre seulement 33 % d'opinions favorables à sa politique envers l'Iran.
L'opposition à la guerre des États-Unis contre l'Iran s'est avérée encore plus vaste : 61 % des Américains estiment que la campagne militaire a "fait plus de mal que de bien", une opinion partagée par un quart des républicains, tandis que seulement 38 % considèrent le contraire.
Même au sein du camp républicain, l'opposition a sensiblement progressé. Si 72 % des sympathisants continuent de soutenir la politique de Trump envers l'Iran, la désapprobation a atteint 22 %, contre 15 % en mars. 22% d'entre eux affirment également que la position des États-Unis à l'échelle mondiale s'est détériorée, soit le double des 11 % enregistrés en janvier.
Un nouveau sondage révèle un profond scepticisme au sein de l'opinion publique américaine quant à la capacité de Donald Trump à diriger le pays.
Le sondage révèle également que 62 % des Américains estiment que Trump a affaibli la stature des États-Unis sur la scène internationale et porté atteinte à la réputation mondiale du pays par ses décisions agressives en matière de politique étrangère, contre 57 % en janvier.
Les pressions économiques domestiques accentuent également la réaction négative : 61 % des Américains désapprouvent désormais la gestion économique de Trump, un chiffre en légère hausse par rapport à mars, contre seulement 35 % d'avis favorables.
La flambée des prix des carburants est à l'origine de la colère : plus de 80 % des sondés affirment que les dépenses énergétiques pèsent lourdement leur budget. Une majorité d'entre eux impute d'ailleurs directement la responsabilité de cette crise à Trump.
Le sondage suggère également que 63 % des Américains estiment que l'économie ne leur est pas favorable personnellement, tandis que 56 % pensent que leur région est soit "peu abordable", soit "pas abordable du tout".
Mike Wirth, PDG du géant énergétique américain Chevron, a averti que des pénuries de pétrole brut ont commencé à apparaître en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz et des répercussions de la guerre israélo-américaine contre l'Iran.
"Nous allons commencer à constater des pénuries physiques", a déclaré Mike Wirth lors d'un événement. "La demande doit s'adapter à l'offre. Les économies vont devoir ralentir", a-t-il prévenu.
En conséquence, les prix du pétrole s'envolent à nouveau. Plusieurs pays ont déjà instauré des mesures de rationnement énergétique à la suite de la crise engendrée par la guerre illégale israélo-américaine.
La production d'engrais a également été gravement perturbée, faisant craindre une catastrophe alimentaire.
