09/05/2026 francais.rt.com  4min #313420

Poutine : Nous sommes proches de la fin du conflit en Ukraine

Source: Sputnik

Vladimir Poutine, le 9 mai 2026.

En ce Jour de la Victoire, lors de la conférence de presse, Vladimir Poutine a estimé que le conflit en Ukraine arrivait à sa fin. Il a exclu toute instrumentalisation de la date du 9 Mai, rappelant le sacrifice de la Russie durant la Seconde Guerre mondiale. Il s'est dit convaincu que les relations entre l'Occident et Moscou seraient rétablies.

À l'issue des cérémonies commémorant le Jour de la Victoire, le président russe Vladimir Poutine s'est exprimé lors d'une conférence de presse. Il a tenu à rappeler la nature sacrée de cette journée, refusant de la voir réduite à un "spectacle léger où l'on jouerait d'un instrument de musique".

Pour appuyer ses propos, il a insisté sur l'ampleur du sacrifice consenti par la Russie durant la Seconde Guerre mondiale, précisant que la République socialiste fédérative soviétique de Russie avait supporté près de 69 % des pertes totales de l'Union soviétique, qui étaient d'environ 27 millions de personnes.

Interrogé sur le cessez-le-feu en cours et sur le fait que Volodymyr Zelensky avait annoncé sa propre "trêve" quelques jours plus tôt, Vladimir Poutine a répondu que la Russie ne considère pas le thème du 9 Mai comme un prétexte pour se livrer à des jeux. Dans le même temps, il a tenu à remercier le président américain Donald Trump dont l'implication a permis d'aboutir à la trêve en cours.

Concernant la perspective plus large de négociations, le président russe a indiqué qu'il ne refusait pas une rencontre avec Volodymyr Zelensky, que ce dernier se rende à Moscou ou dans un pays tiers. Il a toutefois précisé que l'objectif devait être la conclusion d'un accord définitif, pensé sur une longue perspective historique. Il a exprimé son scepticisme en évoquant le souvenir des accords de Minsk, où les parties pouvaient siéger jour et nuit sans parvenir à résoudre quoi que ce soit. Pourtant, Poutine a estimé que l'on arrivait à présent vers la fin du conflit en Ukraine.

Revenant sur la nature du conflit, Vladimir Poutine a indiqué que la Russie faisait face à des globalistes occidentaux qui, depuis les années 1990, ignorent délibérément les intérêts russes et mènent aujourd'hui le combat par l'intermédiaire des Ukrainiens.

Le président russe a illustré son propos par l'épisode des négociations d'Istanbul, où un accord avait été paraphé avant d'être torpillé. Il a notamment raconté que le président français Emmanuel Macron l'avait appelé pour lui dire que Kiev ne pouvait rien signer "avec un pistolet sur la tempe". Vladimir Poutine a alors ordonné le retrait des troupes russes des abords de la capitale ukrainienne, après quoi, la situation a dérivé vers l'impasse que l'on connaît. "Nous nous sommes pourtant mis d'accord avec les Ukrainiens en 2022 à Istanbul, nous avons paraphé l'accord. Ensuite, un certain collègue... Pourquoi le cacher ? Monsieur Macron m'a appelé et m'a dit que l'Ukraine ne pouvait pas signer de tels documents historiques avec un pistolet sur la tempe. C'est une citation. Nous avons gardé l'enregistrement de cette conversation. Que fallait-il faire ? Il fallait retirer les troupes de Kiev. C'est ce que nous avons fait. Immédiatement après, un autre représentant du show-business, le Premier ministre britannique de l'époque, est arrivé et a déclaré :"Il ne faut pas signer, cet accord est injuste". Mais qui décide de ce qui est juste ou non ? Si le représentant de la délégation ukrainienne avait paraphé ces documents", a-t-il raconté.

S'agissant des interlocuteurs européens pour d'éventuels pourparlers, Vladimir Poutine a fait savoir que sa préférence irait à l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder. Il a néanmoins concédé aux Européens la liberté de désigner leur représentant, tout en recommandant de choisir une personnalité qui n'a pas encore eu le temps de proférer des insultes à l'égard de la Russie.

Le président russe a par ailleurs exprimé sa conviction que les relations entre Moscou et de nombreux pays occidentaux seraient rétablies. Il a ajouté que plus tôt les Européens prendraient conscience qu'il était nécessaire d'avoir des relations acceptables avec la Russie, mieux cela vaudrait pour toutes les parties.

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