
par Miles Mathis

Après avoir perdu 2000 milliards de dollars de capitalisation boursière dans le secteur de l'IA et réduit la taille de ses data centers d'au moins 75%, la "marine phénicienne" a dû trouver un autre moyen de vous faire payer pour tout ce cirque et d'éviter son effondrement imminent. C'est pourquoi, ces derniers jours, nous avons vu fleurir de nombreux articles évoquant le fait que des entreprises comme OpenAI, Oracle et d'autres rejoignent le département de la Défense en tant que sous-traitants, se nourrissant ainsi du Trésor public via le budget de la Défense. Elles le font déjà depuis des années, mais cela vient de prendre une ampleur bien plus grande. Oracle semble être le nouveau leader en la matière, il est donc curieux que cette nouvelle soit tombée quelques semaines seulement après qu'Oracle ait perdu des milliards et licencié des milliers de personnes. Je suppose que c'est pour cela que Trump souhaite augmenter le budget du département de la Défense de 50% pour le porter à 1500 milliards de dollars par an. Ce ne sont pas les ordinateurs qui sont si gourmands, ce sont ces voleurs, toujours avides de la prochaine arnaque.
Puis, aujourd'hui, on a appris qu'Anthropic, une entreprise quasi imaginaire, s'associe à Goldman Sachs, Blackstone et d'autres grandes sociétés de Wall Street pour vous saigner de cette manière. Ça ne vous met pas en confiance ? Ces entreprises ont déjà leurs tubas enfoncés profondément dans le Trésor via les banques et la Réserve fédérale, et Trump trouvera sans doute un moyen d'augmenter cet apport d'air également, par le biais d'arnaques de type LIBOR. Si vous mettez fin au vol dans un sens, ils empruntent simplement un chemin plus direct.
J'ai fait remarquer à un ami que cette arnaque à l'IA semblait déjà être un succès, malgré l'effondrement présumé des data centers. Comme nous l'avons déjà vu, ces manœuvres n'ont même pas besoin d'aboutir, et s'avèrent souvent plus rentables lorsqu'elles échouent. Elles génèrent d'énormes profits, que ce soit en cas de réussite ou d'échec, même - ou surtout - lorsqu'elles ne parviennent absolument pas à aboutir à un produit. Ces géants de l'IA ont déjà siphonné des milliards du Trésor public sous forme de subventions et de faux "partenariats" avec le gouvernement : je vous rappelle l'apparition de Trump aux côtés de Larry Ellison lors du deuxième jour de son mandat, annonçant des milliards de dollars de financement. Des fonds provenant d'où ? De vous, bien sûr. Du pillage habituel du Trésor américain. Et quand tout cela ira inévitablement à vau-l'eau, la même chose se reproduira, mais cette fois-ci, on parlera de plan de sauvetage plutôt que de partenariat. Ces entreprises seront qualifiées de "trop grandes pour faire faillite" et se verront accorder une deuxième injection massive de fonds publics pour les maintenir solvables. Tous les acteurs concernés recevront les augmentations, primes et parachutes dorés habituels pour leurs échecs, avant de prendre leur retraite sur leurs îles privées ou peut-être de simuler leur mort. C'est la même chose que l'on voit tous les dix ou vingt ans désormais. Ils s'y emploient depuis l'époque de Lincoln (et même avant) avec ces manœuvres, la seule différence étant qu'ils deviennent de plus en plus effrontés à chaque fois.
source : Miles Mathis via Olivier Demeulenaere