Une organisation de défense des droits humains israélienne affirme que quatre médecins palestiniens enlevés et détenus par les forces militaires israéliennes pendant la guerre génocidaire contre la bande de Gaza souffrent de famine dans les prisons israéliennes, qualifiant leur situation de "catastrophique".
L'organisation Médecins pour les droits humains (PHRI) a indiqué mardi dans un communiqué que l'un de ses avocats avait rendu visite à l'un des détenus à la prison du Néguev, située dans le sud des territoires occupés, le 11 mai.
L'organisation a identifié les quatre médecins comme étant le Dr Mohammad Obeid, le Dr Hussam Abu Safiya, le Dr Murad al-Qouqa et le Dr Akram Abu Ouda.
Abu Safiya, 51 ans, faisait partie des personnes emmenées pour interrogatoire par l
Le communiqué précise que les quatre médecins étaient détenus depuis longtemps sans avoir été inculpés.
Le groupe a également signalé que la gale se propageait parmi les Palestiniens enlevés, une situation exacerbée par le manque de traitement et une réponse médicale inadéquate.
L'organisation a déploré que les quatre médecins aient comparu ces derniers mois devant des tribunaux israéliens, qui ont prolongé à plusieurs reprises leur détention sans inculpation ni représentation juridique.
Les détenus ont décrit leurs conditions de détention comme "catastrophiques, tant du point de vue humanitaire que sanitaire".
Le Dr Hossam Abou Safiya, directeur de l'hôpital Kamal Adwan dans le nord de Gaza, a été arrêté le 27 décembre 2024.
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Il a été enlevé après que les forces israéliennes ont pris d'assaut l'installation et l'ont forcé à sortir sous la menace d'une arme après avoir détruit le complexe et l'avoir mis hors service.
Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu négocié par les États-Unis en octobre 2025, environ 850 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes, selon le ministère palestinien de la Santé de Gaza.
Le régime israélien est également accusé d'avoir violé l'accord de cessez-le-feu en limitant l'entrée dans la bande de Gaza des quantités convenues de nourriture, de médicaments, de fournitures médicales et de matériaux d'abris, alors qu'environ 2,4 millions de Palestiniens, dont 1,5 million de déplacés, vivent dans des conditions désespérées.
