14/05/2026 dedefensa.org  12min #313876

Rapsit-Usa2026 : Miga épuisé

 Brèves de crise  

Aussitôt une mise au point : il n'y a pas d'erreur d'une lettre. A ' Make America Great Again' (MAGA), nous substituons 'Make Israel Great Again' (MIGA)... Et le tour est joué ? Pas du tout, dans tous les cas disons qu'il est de plus en plus mal joué parce que les acteurs de la direction extrémiste israélienne deviennent de plus en plus cruels, insupportables, arrogants, et ne cessent de transformer leur maladresse en une sorte de Waterloo doublé d'un Trafalgar dans la baie de Chesapeake. MIGA ne va pas bien, on ne peut encore dire qu'il se meurt, mais si l'on suit cette pente nous y serons vite, malgré les $milliards des milliardaires sionistes...

Plusieurs facteurs ont tenu un rôle essentiel dans la chute vertigineuse, sans précédent, de la popularité d'Israël aux USA, devenu littéralement le phénomène politique de "l'impopularité d'Israël aux USA".

• Il y a bien entendu la guerre contre l'Iran, après tant d'autres forfaitures israéliennes de la sorte. Cette fois, surtout, l'affirmation opérationnelle d'Israël pour y entraîner les USA, malgré l'impopularité d'une telle perspective, est avérée.  Ceci, par exemple :'

"Mais pour couronner le tout, le secrétaire d'État Marco Rubio a commis une gaffe (comme son nom espagnol le suggère) et a involontairement  révélé qu'Israël avait forcé la main des États-Unis."

• Les affirmations les plus insistantes sur l'implication directe, sinon exclusive, des "escadrons de la mort" du Mossad dans nombre d'assassinats de personnalités non-sionistes et non-acquises "à la cause" à 150% aux USA même. Cette pratique du Mossad et de ses annexes est globale et universelle, - le Mossad est, parmi les grands SR, le meilleur existant pour les actions clandestines et les sales coups, et le plus mauvais pour les analyses géopolitiques... Mais aux USA même, cela finit par exaspérer, comme on le lit dans le texte de Kevin Barrett plus loin...

"Le colonel Lawrence Wilkerson [ancien chef de cabinet du secrétaire d'Etat Colin Powell] est la dernière personnalité en date à avoir affirmé sans ambages que Netanyahu avait ordonné l'assassinat de Charlie Kirk et qu'Israël avait tué JFK -, les sionistes tiennent en laisse leurs"esclaves"américains depuis plus d'un demi-siècle, comme l'expliquait Revilo P. Oliver en 1981."

• Tout ce qu'Israël touche, fréquente, applaudis et encourage est comme quasi-instantanément corrompu. Cela est hurlant aux USA, dans le Congrès lui-même, corrompu jusqu'à ces dernières années à 150%. L'action ouverte de l'AIPAC, le lobby sioniste qui n'est même pas répertorié comme un organisme travaillant à la promotion d'un État étranger, est extraordinairement déployé sans l'ombre d'une hésitation. Les milliardaires sionistes (juifs et chrétiens) arrosent les parlementaires de sommes fabuleuses pour leurs campagnes électorales, pour qu'ils sachent exactement dans quel sens il importe de voter. Mais tout cela commence à ressembler à du passé : lorsque l'on voit les chiffres de l'impopularité israélienne monter en flèche en constituant la première préoccupation du public et que l'on est arrosé d'argent sioniste, on commence à se faire grand souci pour sa réélection. Nous y sommes.

• Cerise sanglante sur le gâteau : l'immoralité massacreuse et la conduite quasiment de type-nazi de 'Tsahal', dont le comportement moral et la stature psychologique se sont effondrés en soixante ans. Ils ont corrompu l'Amérique et cet acte les a corrompus eux-mêmes,  donnant-donnant, au-delà du concevable. Aujourd'hui, les "campagnes" (!) de Gaza et du Sud-Liban figurent parmi les actes militaires les plus honteux de l'histoire moderne des guerres.

Cet ensemble hyper-lourd de facteurs dévastateurs conduit beaucoup de commentateurs indépendants US à s'interroger de plus en plus précisément sur l'influence d'Israël aux USA. Cela les amène donc à envisager de "penser l'impensable".

Voyez Kevin Barrett, qui n'a pas l'habitude d'un très grand optimisme sur une victoire contre les forces qui gangrènent la civilisation et les USA. Il change d'orientation dans le cas qui nous occupe et pose la question à au moins $64 000 :

"Israël est-il en train de perdre son emprise mortelle sur la politique américaine ?"

Voici son texte, publié le  12 mai 2026 sur 'UNZ.com'...

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"Is Israel losing... ?"

"Depuis des décennies, Israël et son lobby américain agissent en toute impunité. Tout en détournant l'argent des contribuables américains pour financer leur génocide de la Palestine, les Israéliens exercent une pression énorme sur les politiciens américains afin de faciliter leurs crimes. Utilisant la carotte des financements de campagne et le bâton de l'assassinat - le colonel Lawrence Wilkerson est  la dernière personnalité en date à avoir affirmé sans ambages que Netanyahu avait ordonné l'assassinat de Charlie Kirk et qu'Israël avait tué JFK -, les sionistes tiennent en laisse leurs"esclaves"américains depu is plus d'un demi-siècle, comme l'expliquait  Revilo P. Oliver en 1981.

Mais la domination d'Israël sur les États-Unis ne durera pas éternellement. En effet, elle pourrait bien ne pas survivre à une décennie de plus, car un bouleversement majeur de l'opinion publique contraint les responsables politiques à reconsidérer leur asservissement à une entité étrangère génocidaire.

Depuis fin 2023, date à laquelle Israël a entamé son offensive contre Gaza, l'opinion publique américaine a radicalement basculé contre Israël et en faveur des Palestiniens. Aujourd'hui, plus de 60 % des Américains ont une opinion défavorable d'Israël - un chiffre impensable il y a seulement dix ans. De plus, ce sentiment anti-israélien est particulièrement marqué chez les jeunes Américains. Aujourd'hui, ce ne sont plus seulement les démocrates qui ont une opinion défavorable d'Israël, mais aussi une majorité de républicains de moins de 50 ans. Un récent  sondage Pew a révélé que 57 % des républicains de moins de 50 ans et 84 % des démocrates ont une opinion négative d'Israël.

Le Congrès, autrefois contrôlé à distance par Israël, est en train de devenir un terrain de contestation. Le 16 avril, le  Sénat a rejeté par 59 voix contre 40 un projet de loi visant à bloquer la vente d'équipements militaires à Israël. Ce vote"révèle de profondes fissures dans le pilier politique qui soutient l'alliance américano-israélienne", selon Beth Miller de Jewish Voices for Peace.

Chuck Schumer, chef de la minorité démocrate âgé de 75 ans, fut l'un des rares à faire dissidence et à voter en faveur d'Israël. Sa loyauté envers cette entité sioniste génocidaire a suscité des appels  à sa démission de la part de jeunes membres du parti :"Monsieur Schumer, vous êtes déconnecté de la base de ce parti et de votre propre groupe. Retirez-vous", a tweeté Ro Khanna.

Malheureusement, les républicains ont voté à l'unanimité pour fournir à Israël des bombes et des bulldozers afin de perpétrer un génocide au Liban et en Palestine, contre les chrétiens comme contre les musulmans. Mais une révolte se prépare au sein du Parti républicain, menée par des membres du Congrès comme Thomas Massie et les anciens représentants Marjorie Taylor Greene et Matt Gaetz, sous l'impulsion d'une prise de conscience croissante des méfaits d'Israël parmi les républicains de moins de 50 ans.

Plusieurs élections importantes, tant au niveau des États qu'au niveau fédéral, voient des candidats prônant le slogan"L'Amérique d'abord"s'attaquer à des élus en place soutenus par Israël. En Floride, le candidat au poste de gouverneur,  James Fishback, a suscité l'enthousiasme des jeunes électeurs en s'opposant non seulement au sionisme, mais aussi à la suprématie juive. Le célèbre podcasteur  Dan Bilzerian a tenu des propos encore plus controversés dans sa campagne des primaires contre le député Randy Fine, farouchement pro-génocide. Le candidat au poste de gouverneur du Colorado,  Joe Oltmann, à l'instar de Bilzerian, n'hésite pas à employer un langage fort pour dénoncer la suprématie juive. Enfin, en Caroline du Sud, Paul Dans, soutenu par Tucker-Carlson, s'est retiré pour laisser la place à  Mark Lynch, qui mène une campagne"L'Amérique d'abord"contre le sénateur Lindsey Graham, soupçonné de pédophilie et de chantage, et largement considéré comme le symbole le plus abject de l'emprise d'Israël sur l'Amérique. (Malheureusement, Lynch reprend à son compte des slogans anti-islam fabriqués en Israël, ce qui amène certains observateurs à se demander s'il n'est pas un exemple d'"opposition contrôlée".)

Tandis que la vieille génération de républicains inféodés à Israël affronte de jeunes candidats qualifiés d'"antisémites", les démocrates anti-israéliens prennent le contrôle de leur parti. Dans le Michigan, le candidat au Congrès  Abdul El-Sayed, une version midwest du maire new-yorkais Zohran Mamdani, est au coude à coude avec deux candidats financés par Israël, tandis que  Donavan McKinney défie le représentant Shri Thanedar, soutenu par l'AIPAC. Parallèlement, un nombre croissant d'élus démocrates sortants rejoignent le"Squad"(Tlaib, Omar, Lee, Jayapal, Casar, Pressley, Ramirez, Pocan) et refusent les financements de l'AIPAC. Parmi les nouveaux venus anti-AIPAC figurent Cory Booker (D-NJ), Ruben Gallego (D-AZ), Chris Murphy (D-CT), Elissa Slotkin (D-MI), Seth Moulton (D-MA) et Valerie Foushee (D-NC). Le candidat présumé à la présidence, Gavin Newsom, et même les juifs pro-israéliens Josh Shapiro et JB Pritzger, ont surpris les analystes en refusant le financement de l'AIPAC.

Ce virage anti-israélien de la politique américaine se produit malgré les efforts de plus en plus frénétiques des médias traditionnels pour protéger Netanyahu et son entourage des atteintes à leur réputation qu'ils s'infligent eux-mêmes. En effet, les médias grand public tombent sous le contrôle d'extrémistes sionistes de plus en plus radicaux : la journaliste pro-génocide Bari Weiss prend la direction de CBS, tandis que son patron, le milliardaire tout aussi génocidaire Larry Ellison, s'accapare une part toujours plus importante des médias traditionnels en fusionnant Paramount avec Warner Brothers, en rachetant TikTok et, d'une manière générale, en instaurant une domination quasi-totale sur l'ensemble du paysage médiatique traditionnel.

Mais les jeunes se détournent des médias traditionnels. Ils privilégient les voix indépendantes, qu'il s'agisse d'anciens visages des médias traditionnels comme Tucker Carlson et Candace Owens à droite, des Young Turks à gauche, ou de Joe Rogan au centre. Ces voix non sionistes sont à l'avant-garde d'une révolution médiatique qui aide les Américains à se libérer de décennies d'occupation israélienne."

Kevin Barrett

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Mesure du séisme

Cet événement en cours a démarré d'une façon assez inattendue. Il semblait impossible de déplacer ou d'affaiblir la position de domination qu'exerçaient les différents moyens d'action israéliens sur le monde politique américaniste. Les choses se faisaient discrètement, comme une mécanique bien huilée, sans soulever de véritables dynamiques contradictoires. Même le génocide de Gaza, malgré son ampleur terrifiante et la façon affichée dont rien de ses but d'anéantissement n'était dissimulé, paraissait pouvoir être banalisé. Avec une certaine "souplesse", quelques manœuvres de diversion, la bande à Netanyahou semblait capable de contourner l'obstacle et de s'installer dans cet état de guerre d'anéantissement. Netanyahou semblait ainsi être une parfaite structuration de l'"esprit du Mal" et de la volonté d'anéantissement en action sous les yeux de tous.

Mais il y eut son pas de clerc. C'est là qu'on voit que la super-intelligence d'anéantissement de Netanyahou conduit, par une simple erreur d'orientation, une simple mauvaise interprétation d'une légère modification d'atmosphère, à emprunter la voie d'une super-erreur d'anéantissement de tous ses plans. Netanyahou a été victime de son appétit. Trump lui semblait une merveilleuse friandise à croquer pour obtenir le résultat tant recherché de l'engagement américaniste, après élimination des derniers obstacles comme par exemple le jeune Kirk assassiné avec maestria. Il n'a pas vu que, pour être si "facile" (à manier, à manipuler, à mettre dans sa poche, à annexer à grands coups de léchage de botte), Trump devait dissimuler quelque chose de terrible.

La réponse est effectivement terrible, elle s'appelle de ce terme que détestent les psychiatres : la folie. Netanyahou avait pris Trump dans ses mains et ricanait d'aise, pour s'apercevoir bientôt mais très rapidement que ce qu'il tenait n'était rien de moins qu'une grenade dégoupillée qui allât faire exploser tout l'édifice de l'ingérence israélienne et du suprémaciste sioniste parce qu'on ne peut tenir dans sa main, toute une vie, une grenade dégoupillée. Désormais, la politique étrangère américaniste pro-israélienne est comme une pierre qui roule ('rolling stone'), emportant tout sur son passage, ne cessant de faire naître sur son passage de nouveaux centres d'opposition, de nouveaux procès, de nouveaux obstacles infranchissables.

La place de Netanyahou va désormais rencontrer cette de Zelenski, toutes ces créatures condamnée à poursuivre une guerre sans fin qui suce leur propre sang sur des monceaux de cadavres qui finiront bien un jour par réclamer leur part de justice.

Cela, pour les bandits qui ne valent guère plus d'intérêts, des petits télégraphistes des œuvres sataniques qui ont stupidement raté leur bon coup. Reste le sort de l'Amérique. L'effondrement du contrôle sioniste, bientôt suivi de la dissolution de Trump, lente ou rapide qu'importe, est en train de massacrer ce que nous nommons depuis une quinzaine d'année la " politiqueSystème", inventée avec l'attaque du 9/11 (eh, au fait ! Où en est-on de l'implication sioniste dans cette attaque ?), et faite pour durer mille ans, deux mille ans, quelque chose dans ces eaux-là. Ainsi découvrons-nous une perspective qui ne nous surprend pas puisqu'elle bourdonne dans toutes les oreilles complotistes depuis des lunes, mais qui intervient de façon bien inattendue tant nous tenions l'implantation suprémaciste sioniste comme un bloc inamovible.

Le Diable doit râler ferme. Permettez-nous d'ajouter que, tout bien pesé, on le comprend.

Mis en ligne le 14 mai 2026 à 15H00

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