Dans un message adressé ce samedi 16 mai aux États riverains du golfe Persique, Mohammad Mokhber, haut conseiller du Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Mojtaba Khamenei, a affirmé que la retenue de l'Iran face à ces pays, notamment les Émirats arabes unis et le Koweït, ne durera pas éternellement, mettant en garde contre l'autorisation accordée par ces derniers à Washington pour qu'il utilise leurs territoires pour lancer des attaques contre l'Iran.
L'Iran a longtemps considéré ses voisins arabes du golfe Persique comme des amis et frères ; ceux-là ont pourtant choisi de s'allier aux ennemis de l'Iran et de la Palestine, a-t-il écrit.
"En bradant d'avance leur propre indépendance, ils sont allés jusqu'à mettre leurs terres et habitations à la disposition des ennemis de la Palestine et de l'Iran", a indiqué M. Mokhber dans son message.
L'Iran a fait preuve de retenue pendant la récente agression américano-israélienne et a épargné de nombreuses cibles dans des pays comme les Émirats arabes unis lors de ses représailles, toujours selon le poste de M. Mokhber, dans lequel il a toutefois averti que la patience de Téhéran pourrait atteindre ses limites si ces pays continuaient à servir de bases au Commandement central américain (CENTCOM).
Au cours de la récente guerre d'agression, a-t-il poursuivi, la République islamique d'Iran n'a pas démontré toute sa force, "mais cette retenue n'est certainement pas permanente".
Le ministre iranien des Affaires étrangères a vivement critiqué les Émirats arabes unis après la révélation d'une visite du Premier ministre israélien dans cet Émirat du golfe Persique pendant l'agression américano-israélienne contre l'Iran.
À noter que l'Iran a mené des attaques contre des bases militaires américaines situées dans les pays riverains du golfe Persique en réponse à l'agression américano-israélienne, déclenchée fin février et interrompue dans le cadre d'un cessez-le-feu conclu début avril.
Ces États du golfe Persique, en particulier les Émirats arabes unis, qui ont été la cible de la majorité des frappes iraniennes pendant l'agression américano-israélienne, ont accusé l'Iran de violer leur souveraineté, tout en exerçant des pressions sur Téhéran par la voie diplomatique.
Le ministre iranien des Affaires étrangères a vivement critiqué les Émirats arabes unis, les qualifiant de "partenaire actif" de l
