21/05/2026 legrandsoir.info  4min #314569

 Cuba dénonce le «chantage» des États-Unis après la menace d'un blocus pétrolier

Cuba condamne l'accusation digne de canailles portée contre le Leader de la Révolution

Meriem LARIBI

Déclaration du Gouvernement cubain à l'accusation du département étasunien de la Justice contre Raúl Castro, lue sur les médias à 15 h. Traduction de Jacques-François Bonaldi. Commentaires, précisions et éclaircissements historiques suivent au plus vite. La mafia de Miami au Congrès, on le voit, a les coudées franches et fait feu de tout bois.
20 mai 2026

Le Gouvernement révolutionnaire condamne dans les termes les plus énergiques l'accusation digne de canailles portée par le ministère de la Justice des États-Unis annoncée le 20 mai, mais annoncée depuis plusieurs semaines, contre le général d'armée Raúl Castro Ruz, leader de la Révolution cubaine.

Le gouvernement étasunien n'a pas la moindre légitimité ni juridiction pour adopter cette mesure. Il s'agit là d'un acte de provocation politique méprisable et infâme, qui repose sur la manipulation malhonnête de l'incident qui a conduit au crash, dans l'espace aérien cubain, en février 1996, de deux avions opérés par l'organisation terroriste Brothers to the Rescue, basée à Miami, dont la violation répétée de l'espace aérien cubain à des fins hostiles était de notoriété absolument publique.

Le gouvernement étasunien dénature par ailleurs d'autres vérités historiques sur l'événement qu'il utilise comme prétexte. Il omet, entre autres détails, les multiples dénonciations formelles que Cuba avait présentées à cette époque auprès du département d'État, de la Federal Aviation Administration des États-Unis (FAA) et de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), concernant les plus de vingt-cinq violations graves et délibérées de l'espace aérien cubain commises par cette organisation entre 1994 et 1996, en violation ouverte du droit international et du droit américain lui-même.

Il ignore également les avertissements publics et officiels que les autorités cubaines avaient lancés sur l'inadmissibilité de ces violations de leur espace aérien ainsi que les messages d'alerte adressés directement au président des États-Unis sur la gravité et les conséquences possibles de telles transgressions.

La réponse de Cuba à la violation de son espace aérien constituait un acte de légitime défense, protégé par la Charte des Nations Unies, par la Convention de Chicago sur l'aviation civile internationale de 1944, et par les principes de souveraineté aérienne et de proportionnalité.

Les États-Unis, qui ont été victimes de l'utilisation de l'aviation civile à des fins terroristes, n'autorisent pas et ne permettront pas la violation hostile et provocatrice d'avions étrangers sur leur territoire et agiraient, comme ils l'ont démontré, en recourant à la force.

L'inaction du gouvernement étasunien face aux alertes envoyées par Cuba à l'époque avait mis en évidence sa complicité dans la planification et l'exécution depuis son territoire d'actions violentes, illégales et terroristes contre le gouvernement et le peuple cubains, une pratique répétée et systématique depuis le triomphe de la Révolution jusqu'à aujourd'hui.

Il est on ne peut plus cynique que cette accusation soit portée par ce même gouvernement qui, recourant à une force militaire disproportionnée, a assassiné près de 200 personnes et détruit 57 bateaux dans les eaux internationales des Caraïbes et du Pacifique, loin du territoire des États-Unis, censément contre des opérations de trafic de drogue jamais prouvées, ce qui constitue des exécutions extrajudiciaires conformément au droit international et des assassinats conformément aux lois étasuniennes elles-mêmes.

Cette accusation fallacieuse contre le Leader de la Révolution cubaine s'ajoute aux tentatives désespérées d'individus haïssant Cuba d'échafauder un récit frauduleux qui leur permet de justifier la punition collective et impitoyable infligée au noble peuple cubain par le renforcement de mesures coercitives unilatérales, dont le blocus énergétique injuste et génocidaire ainsi que les menaces d'agression armée.

Cuba réaffirme son attachement à la paix, mais aussi sa ferme détermination d'exercer le droit inaliénable à la légitime défense que lui reconnaît la Charte des Nations Unies.

Le peuple cubain réaffirme sa détermination inébranlable de défendre la Patrie et sa Révolution socialiste et, avec la plus grande force et la plus grande fermeté, son soutien inconditionnel et invariable au général d'armée Raúl Castro Ruz, leader de la Révolution cubaine.

La Patrie ou la Mort, nous vaincrons !
La Havane, 20 mai 2026. "Année du centenaire du commandant en chef Fidel Castro Ruz".

Gouvernement révolutionnaire cubain

Note du Grand Soir à propos de la photo de cet article : Mars 2016 à La Havane. Obama veut tapoter paternellement le dos de Raúl Castro. Mais ce dernier saisit son bras au vol. Bien intuité !

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