L'Organisation du renseignement du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) souligne qu'à la suite des attaques avortées de juin 2025 et de février 2026, et après l'échec du projet de blocus maritime en avril, les illusions américaines sur la faisabilité d'une action militaire rapide et facile contre la République islamique d'Iran se sont révélées fausses.
Parmi les campagnes ratées de l'ennemi, il faut surtout évoquer la guerre des 12 Jours menée par le régime de Tel-Aviv en 2025 avec l'implication directe des États-Unis, ainsi que l'opération terroriste lancée par les États-Unis et le régime sioniste, le 28 février 2026.
Le blocus maritime imposé en avril par le président américain Donald Trump contre les ports et les navires iraniens faisait partie d'une guerre économique visant à affamer le pays, selon le CGRI.
"Après les attaques du 13 juin et du 28 février, et après l'échec du projet de blocus maritime du 12 avril, les erreurs des calculs et des hypothèses de la Maison-Blanche au sujet de la possibilité d'une opération rapide et facile contre la République islamique d'Iran ont éclaté au grand jour", a déclaré jeudi l'Organisation du renseignement du CGRI dans un communiqué.
"Les agences de renseignement américaines étaient unanimes pour dire : le temps ne joue pas en notre faveur et, pour échapper à cette situation complexe, nous devons prendre au sérieux les mesures et les menaces de l'Iran", a ajouté le communiqué.
Jeudi, la chaîne CNN a rapporté, citant des sources du renseignement américain, que l'Iran reconstitue rapidement ses capacités militaires, notamment en remplaçant ses sites et ses lanceurs de missiles et en relançant la production de systèmes d'armement essentiels.
Selon les renseignements américains, l'armée iranienne se reconstitue beaucoup plus rapidement qu'initialement prévu.
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Le rapport de CNN indique aussi que l'Iran a relancé une partie de sa production de drones et qu'il est en mesure de rétablir pleinement sa capacité de frappe par drones en seulement six mois.
"Les Iraniens ont réussi à le faire avant les délais prévus par les services de renseignement américains", a déclaré un responsable américain à la chaîne CNN.
"Les Iraniens ont démontré qu'ils sont en mesure de limiter efficacement l'impact à long terme de la guerre grâce à une reconstitution rapide après ces frappes", ajoute CNN dans son rapport.
Plus tôt ce mois-ci, les agences de renseignement américaines ont révélé que l'Iran a rétabli son accès à la majorité de ses sites de missiles, de ses lanceurs et de ses installations souterraines, a rapporté le New York Times.
Des destroyers américains ont fui le détroit d
Le journal a évoqué les évaluations classifiées qui contredisent les allégations du président Trump selon lesquelles les capacités balistiques iraniennes auraient été "décimées".
Selon ce rapport, l'Iran a rétabli l'accès opérationnel à 30 des 33 sites de missiles situés le long du détroit d'Ormuz, ce qui lui permet de cibler les navires de guerre américains qui tenteraient de traverser cette voie maritime stratégique.
Après le déclenchement de la guerre, l'Iran a fermé le détroit d'Ormuz aux navires ennemis, tandis que les compagnies d'assurance ont considérablement augmenté les tarifs pour les navires qui emprunteraient cet itinéraire.
Une évaluation des services de renseignement, citée par le journal britannique Times, indique que l'Iran disposerait encore de 70 % de ses lanceurs mobiles et avait conservé environ 70 % de son stock de missiles par rapport à la période d'avant-guerre.
Par ailleurs, des images satellites et d'autres moyens de surveillance montrent que l'Iran a rétabli l'accès à près de 90 % de ses installations souterraines de stockage et de lancement de missiles, qui sont désormais "partiellement ou totalement opérationnelles", selon le rapport.
