Dans un communiqué publié ce samedi 23 mai, la marine du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a annoncé que 25 navires, dont des pétroliers, des porte-conteneurs et d'autres bâtiments commerciaux, ont traversé le détroit d'Ormuz au cours des dernières 24 heures.
Ces navires sont passés par cette voie maritime stratégique après avoir obtenu une autorisation et avec la coordination avec la marine du CGRI qui a assuré la sécurité de leur transit, toujours selon le communiqué dans lequel on peut lire que le contrôle intelligent du détroit d'Ormuz par le CGRI se poursuit vigoureusement, malgré l'insécurité provoquée à la suite de l'agression lancée par "l'armée terroriste des États-Unis" dans le détroit.
La République islamique d'Iran a fermé le détroit d'Ormuz à ses ennemis et à leurs alliés après la récente agression américano-israélienne contre le pays, déclenchée en février 2026.
Le CGRI a annoncé avoir coordonné le passage de 35 navires supplémentaires dans le détroit d'Ormuz au cours des dernières 24 heures.
Le CGRI joue un rôle central dans un nouveau système de transit à plusieurs niveaux qui accorde la priorité aux navires liés aux alliés de l'Iran, tandis que d'autres navires peuvent avoir besoin d'accords intergouvernementaux ou de paiements pour pouvoir passer.
Le CGRI examine un document d'affiliation fourni par le propriétaire ou l'exploitant du navire et, au cours de la procédure, peut demander une inspection physique du bâtiment.
Le CGRI exige des armateurs qu'ils divulguent des informations comprenant la valeur de la cargaison du navire, son pavillon, son port d'origine et de destination, le propriétaire et le gestionnaire enregistrés, ainsi que la nationalité des membres d'équipage, selon des documents transmis à des sources du secteur maritime par l'Autorité iranienne du détroit du golfe Persique.
Une procédure menée par l'Organisation des ports et de la navigation maritime, le ministère iranien de l'Industrie, des Mines et du Commerce, l'Organisation nationale de la marine marchande, ainsi que le service de surveillance du Conseil suprême de sécurité nationale.
La disposition des armateurs à traiter directement avec l'Iran montre à quel point le détroit est sous le contrôle de la République islamique d'Iran, a admis Danny Citrinowicz, ancien officier du renseignement israélien spécialisé dans la recherche et l'analyse sur l'Iran.
Les accords bilatéraux de passage comportent une étape supplémentaire : les pays contactent le ministère iranien des Affaires étrangères pour demander une autorisation. Ce dernier transmet ensuite la demande au Conseil suprême de sécurité nationale.
Une décision est alors prise et communiquée aux organes concernés, y compris au CGRI, qui fournit ensuite les coordonnées et les instructions nécessaires à un passage en toute sécurité.
