
par AES Actu
Ce dimanche a marqué un tournant dans la vie sociopolitique du Bénin avec l'investiture du nouveau président Romuald Wadagni qui succède ainsi à Patrice Talon. Ce tournant n'est pas seulement l'alternance à la tête de l'État béninois, c'est aussi ce que fera le nouveau pouvoir, notamment sur le dossier brûlant de la coopération internationale sous régionale.
Les rapports tendus entre l'État béninois sous Talon et l'AES font partie de ce dossier représentant un enjeu majeur face au terrorisme international. Romuald Wadagni réussira-t-il à dégeler les relations et rétablir la confiance entre son pays et ses voisins notamment le Niger dont la frontière reste fermée depuis l'embargo illégal qu'il a subi en 2023 ?
Pour l'heure, une délégation Nigérienne conduite par le premier ministre Mahamane Ali Lamine Zeine a pris part à la cérémonie officielle d'investiture du nouveau président béninois aux côtés des délégations du Mali et du Burkina Faso. Dans son discours, le tout nouveau président a déclaré que face au péril terroriste dans la sous région, "nous sommes condamnés à travailler ensemble" et venir à bout du fléau.
La coopération sécuritaire a pris un coup depuis que le Bénin a accueilli sur son territoire des forces étrangères notamment françaises hostiles à Niamey, Bamako et Ouagadougou. Ces gouvernements sahéliens accusent régulièrement la France d'être sponsor du terrorisme dans une dynamique de déstabilisation. Au regard du contexte sécuritaire, l'impératif de coopération sous régionale entre les États ne fait aucun doute. La question majeure reste : avec quels partenaires ?
source : AES Actu via Pravda en français