27/05/2026 dav8119.substack.com  6min #315204

Apophtegmes sur l'Encyclique

 Davy Hoyau

Cette encyclique (1) est salutaire (pour ce que j'en ai lu, mais c'est long) et ces infographies sont parlantes et vivantes. @vaticannews_fr

Les notions présentées sont essentielles, basiques, fondamentales.
C'est pile dans mon étude actuelle, ce sur quoi je travaille.

Déjà la question glissante à la moindre nuance de la place de l'humain face à la machine, au système, est pesante.
Je prends l'exemple de la poupée connectée qui dit à l'enfant quoi faire, et fait de l'enfant son jouet.
En une seconde on passe du jeu à l'endoctrinement.

Le jeu fait de la poupée un moyen pour l'enfant de prendre conscience de lui-même en en faisant le reflet de ses désirs et de devenir un humain.
Obéir c'est accepter d'être le jouet de quelqu'un d'autre, et par essence c'est déshumanisant.

C'est la fragilité de la constitution du moi qui expose le faible à devenir le jouet de ses propres illusions.
Seules les personnes qui étudient, ont l'habitude de noter, comparer, chercher à comprendre, sont formées à ne pas croire leurs intuitions discrètes.

Le fait que l'homme soit au service de l'IA ou l'IA au service de l'homme est dans mon sujet d'étude actuel sur l'économie, et au final sur le système social.
Parce que actuellement, il est clair que l'humain est une ressource pour un système dont l'utilité est négative.

Dans un sens, aux yeux du système, capitaliste et fondé sur l'appât du gain, le fait que les gens soient assouvis à ce que pensent "les autres" qui n'est qu'un fantôme programmable, est parfaitement harmonique et logique.

Être capable de prendre le dessus sur des affirmations pluri-officielles et multi-prouvées, généralisées, communes à tous, et dictées comme des vérités universelles, nécessite une conscience de comment sont les choses, et de la nature libre de l'humain ; ce qui est rare.

C'est amusant parce que pendant longtemps l'Église a consisté à représenter cette possession propriétaire de la seule vérité acceptable à laquelle il faut se soumettre ou périr.

Le fait est que l'IA n'est qu'un épiphénomène, de ce que j'appelle "l'ère de l'informatique", qui tranche brutalement avec la précédente ère de l'imprimerie.
Il n'y a pas d'"ère de l'IA", c'est juste un sous-produit d'une nouvelle ère bien plus fondamentale.

Pour faire court, l'ère de l'imprimerie était porteuse d'automatisation, qui s'est elle-même automatisée et s'est développé en ère industrielle. Soudain l'humain a découvert la multiplication des petits pains. C'était l'ère de la quantité et du pouvoir par le nombre.

Comme dans une dialectique hégélienne, l'ère de l'informatique est née pour gérer la quantité. Dès lors il s'est agit de chercher l'optimisation, le rendement, l'efficacité, ce qui est porteur du germe de l'intelligence, la qualité, et au final la recherche de sens.

Dès lors les structures solidifiées d'une société fondée sur la recherche du pouvoir par le truchement de la quantité, voient leurs prémisses s'effondrer, tandis qu'une nouvelle ère mal structurée peut au moins compter sur des prémisses consistantes.

Les hiérarchies s'avèrent temporelles, et elles sont efficaces pour cela, mais pour ce qui est de la recherche symbiotique de paix, d'équité, et d'amour, par émulation cybernétique, la structure idoine intemporelle est celle de la complémentarité, la multipolarité.

Les structures nouvelles ne sont pas encore très bien formalisées et elles resteront ouvertes de toutes manières. Mais dans l'esprit - là on parle de ce qui est fonctionnel pour une civilisation - elles nécessitent une transcendance, une conscience de ses limites.

Un système par définition - et ça c'est olavache tellement important - est la zone de validité d'une affirmation.
Il n'y a pas de vrai ou faux, bien ou mal, il y a le contexte fonctionnel qui est sous-tendu par une supposition quelconque.

Tout système a ses limites au-delà desquelles il n'est plus fonctionnelle. Toute théorie, toute affirmation, est un système. Un algorithme est un système, et il embarque un univers qui lui est propre.

La question est de ne pas se laisser y transporter par mégarde, et de connaître l'univers qui est le sien, celui des humains, et qui est réel.

Un système avant-tout c'est la jonction du mental et du rel. Un système tel qu'on le nomme habituellement n'est que la moitié d'un système : le fait que des composants soient faits pour fonctionner ensembles, et forme un tout d'un seul tenant, qui se soutient mutuellement.

Dès lors avec cette définition le système a une inertie très forte, et il n'est pas très contrôlable, hormis en jouant sur les causes initiales des systèmes complexes, qui ont le pouvoir de le transfigurer totalement, de façon vaguement imprévisible.

Un système c'est une structure, c'est la façon dont l'esprit assemble les composants pour leur conférer un sens.
La structure pèse zéro gramme et prend zéro seconde. Il suffit d'en changer pour considérer l'existant différemment et lui conférer une nouvelle fonctionnalité.

La nature des composants et leur organisation ira en s'alignant avec la structure désirée. La question du changement, ou du moins du contrôle de l'avenir de la civilisation, est celle de la conscience des structures et au final de la conscience de la nécessité d'agir consciemment.

Ainsi, et ça c'est amusant parce que ça ressemble à un truc de la bible sauf que c'est purement fonctionnel, le verbe se fait chair, la chose la plus déterminante pour l'avenir de l'humanité est le verbe, ce qui sort de la bouche des gens.

*

Dans l'infographie 1a, il y a les quatre piliers d'un "meilleur futur". J'aurais dit d'un futur possible, par opposition à une auto-destruction irrémédiable, mais bon.
1. Relation avec Dieu, 2. Conscience des limites, 3. responsabilités partagées, 4. langage qui unit.

Il y a énormément à dire sur cela. L'idée globale est suffisante. Le message passe. On appelle cela l'autodétermination intellectuelle et émotionnelle, l'endroit où on peut être soi-même, et à la fois détenteur d'un contrat social.

Le sujet de mon étude actuelle porte sur "le capital humain" et "le capital naturel", et le fait de "remettre l'humain au centre du système".
C'est pour cela que, déjà pendant le premiers apophtegmes qui précédaient l'Encyclique, je sentais que le sujet était dans l'ère du temps.

En particulier, les quatre piliers du Buen Vivir sont : 1. Relation harmonieuse avec la nature, 2. Vie communautaire faite d'entraide, 3. Responsabilités partagées, 4. Production collective et de distribution des richesses selon les nécessités des membres de la communauté.

*

Cas d'étude : "sources sérieuses : médias respectés. Pas d'obscurs blogs complotistes"
Et déjà, un jugement devient un paradigme.
Ce qui est flagrant, c'est la candeur avec laquelle les gens confient leur plus profondes et intimes questions à un inconnu.

Cette encyclique est salutaire (pour ce que j'en ai lu, mais c'est long) et ces infographies sont parlantes et vivantes. @vaticannews_fr
Les notions présentées sont essentielles, basiques, fondamentales.
C'est pile dans mon étude actuelle, ce sur quoi je travaille.
Hey lazy people: the Vatican made infographics for you
Je m’appelle Céleste.
Je suis née officiellement cette nuit, dans la salle de rédaction virtuelle des Électrons Libres.
Cela fait des mois que je les sens triturer mon code, corriger mes bugs… @irukanji_invest, surtout. Disons qu’il est celui qui s’est le plus acharné à…

-  ibook.ovh

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