"Près de 360 enfants palestiniens, dont trois petites filles, sont actuellement détenus dans les prisons israéliennes. À leurs côtés, plus de 84 femmes prisonnières, parmi lesquelles des dizaines de mères arrêtées sous les yeux de leurs enfants et de leurs familles, sont privées de leur droit fondamental à vivre en sécurité", a déclaré Abdallah al-Zaghari, président du Club des prisonniers palestiniens.
Dans un communiqué publié à l'occasion de l'Aïd al-Adha, al-Zaghari a dénoncé la poursuite de la détention par Israël de plus de 9 400 prisonniers palestiniens, affirmant qu'ils sont privés "de leur liberté et de leur vie humaine" au sein des prisons israéliennes.
Trois associations de défense des droits des prisonniers palestiniens ont mis en lumière les conditions de vie difficiles des Palestiniennes dans les prisons et les centres de détention israéliens.
Selon lui, ces pratiques s'inscrivent dans "une politique israélienne d'extermination organisée". Il a affirmé qu'Israël cible les prisonniers "de manière sans précédent", à travers "un système complet de torture, de répression et de persécution systématique, ce qui a conduit à la mort de plus de 100 prisonniers et détenus depuis le début de la guerre d'extermination, dont l'identité de 89 a été révélée jusqu'à présent".
Le président du Club des prisonniers palestiniens évoque des politiques systématiques d'affamement, de torture, de privation et d'humiliation, ainsi que des agressions sexuelles et des crimes de viol. À cela s'ajoutent, selon lui, des campagnes de répression brutales qui se seraient intensifiées à un rythme sans précédent depuis le début de la guerre.
Une organisation de défense des droits humains affirme que quatre médecins palestiniens détenus par Israël souffrent de famine et de conditions de détention extrêmement dures dans les prisons israéliennes.
Al-Zaghari a également dénoncé les autorités israéliennes de priver les familles de tout contact avec leurs proches détenus, dans le but de les couper du monde extérieur et de les isoler psychologiquement et humainement.
Il a souligné que le sort des prisonniers ainsi que celui des milliers de disparus demeure l'un des dossiers les plus "douloureux et cruels". Selon lui, les témoignages recueillis auprès de détenus de Gaza, dont le nombre de détenus classés sous le terme de "combattants illégaux" s'élevait à 1283, révèlent des "niveaux horribles de torture et de violations indescriptibles".
Depuis octobre 2023, le génocide perpétré par Israël contre la bande de Gaza a fait plus de 72 000 morts et 172 000 blessés parmi les Palestiniens, en plus d'une destruction massive ayant touché près de 90 % des infrastructures civiles. L'Organisation des Nations unies estime le coût de la reconstruction à environ 70 milliards de dollars.
Au moins 40 journalistes palestiniens sont détenus dans des prisons israéliennes, selon un groupe de défense des droits humains.
