31/05/2026 reseauinternational.net  5min #315569

Les mensonges sur l'efficacité du vaccin Gardasil continuent à se multiplier

par Dr. Nicole Delépine

Commentaires sur un article prétendant que la vaccination par Gardasil diminue le risque de cancer du col.

Une étude suédoise récente (1), (2), publiée dans deux revues autrefois prestigieuses et très largement citée dans les médias est instrumentalisée par Gavi et les autres avocats de la vaccination Gardasil, affirme que la vaccination diminue le risque de cancer du col. Mais il s'agit d'un article biaisé comparant des groupes de pronostics très différents et ne prenant pas en compte ces différences dans l'analyse.

L'explication principales des différences d'incidence du cancer observées réside dans l'âge des groupes comparés. Dans cet article 65% des non vaccinées sont nées avant 1989 contre seulement 4% des vaccinées.

Ainsi 50% des non vaccinées (583881/1145112) ont dépassé les 30 ans contre seulement 1% des vaccinées. Comme le risque de cancer est directement lié à l'âge élevé (au-delà de 30 ans), cette inclusion biaisée fausse complètement la comparaison en faveur de la vaccination.

On remarque aussi le moindre niveau culturel et économique des non vaccinées tel qu'il est décrit dans le tableau 1 :

Les niveaux culturel et économique jouent un rôle démontré dans le mode de vie, l'accès aux soins et la longévité globale ; la différence constatée entre les deux groupes peut donc également expliquer une partie des différences d'évolution. Ces deux groupes ne sont donc vraiment pas comparables !

Le biais colossal dans la constitution des groupes s'affiche par la différence de mortalité toutes causes confondues entre eux. Cet article rapporte en effet une mortalité toute causes confondues quatre fois supérieure chez les non vaccinées (2/1000) que chez les vaccinées (0,5/1000).

Cette différence significative entre les deux groupes aurait pu permettre aux auteurs de prétendre que la vaccination protègerait aussi de la mort quelle qu'en soit la cause (ce qu'ils n'ont pas osé dire)

Les auteurs principaux de l'article travaillent à l'institut Karolinska de Stockholm dont les publications successives sur le sujet n'ont cessé de se contredire. En avril 2018 The Indian Journal of Medical Ethics (IJME) a publié un article intitulé "Increased incidence of cervical cancer in Sweden : possible link with HPV vaccination" secondairement retracté pace que l'auteur utilisait un pseudonyme. En 2020 l'institut Karolinska reconnaissait l'augmentation d'incidence depuis la vaccination mais l'attribuait aux imperfections du dépistage (3). Aujourd'hui il patronne des articles biaisés en faveur de la vaccination. Comment les croire aveuglément ?

Si les auteurs (dont deux ont reçu de l'argent de Merck) voulaient réellement évaluer l'efficacité de la vaccination, ils auraient dû réaliser une comparaison randomisée (plus haut niveau de preuve) ou une étude par groupes comparables ce qui n'est pas du tout le cas. Leur article ne constitue qu'une publication publicitaire de plus.

Il est attristant de constater la corruption de la recherche médicale et des revues autrefois prestigieuses qui acceptent maintenant de publier des articles aussi biaisés. Mais il est vrai que depuis que les abonnés payants se sont raréfiés, les recettes de ces revues dépendent principalement des laboratoires pharmaceutiques qui orientent le choix des articles à publier. (4), (5), (6), (7)

Triste époque ou l'éthique pèse si peu en face des liens d'intérêts.

source :  Docteur Nicole Delépine

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