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Le drapeau du Burkina Faso, visible dans le cadre du Forum économique international de Saint-Pétersbourg 2024.
Le terme "camarade" est appelé à prendre une place plus importante dans le langage officiel burkinabè. Cette orientation figure dans une circulaire du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo et concerne les échanges administratifs, dans le cadre de la Révolution progressiste populaire et de la dynamique nationale qu'elle porte.
Le Premier ministre burkinabè Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a adressé aux ministres et aux présidents d'institutions une circulaire consacrée à l'usage du terme "camarade" dans l'administration. Daté du 1er juin 2026, le document vise à harmoniser le langage officiel dans le cadre de la Révolution progressiste populaire, que les autorités présentent comme un cadre politique destiné à accompagner la dynamique nationale en cours.
Selon le communiqué officiel de la Primature, cette orientation concerne les correspondances administratives, les prises de parole publiques et les discours officiels. Le chef du gouvernement invite ainsi les responsables concernés à consacrer l'usage du terme "camarade" au sein de leurs institutions et départements ministériels.
Dans sa circulaire, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo souligne que le langage officiel doit refléter "l'esprit d'égalité, de fraternité combattante et de solidarité active" entre les dirigeants et le peuple burkinabè, engagé dans l'édification d'un "Burkina Faso nouveau".
Une harmonisation des pratiques
La mesure vise d'abord à encadrer des pratiques déjà observées dans certaines structures de l'administration publique. Elle doit permettre d'inscrire les usages administratifs dans un cadre commun, en cohérence avec l'esprit de la Révolution progressiste populaire.
Le document insiste enfin sur la nécessité d'une application cohérente par l'ensemble des structures concernées.
Un signe de proximité entre l'État et le peuple
Au-delà de l'usage administratif, le terme "camarade" est présenté comme un signe de proximité entre l'État et le peuple burkinabè. Il renvoie à une relation plus directe entre les responsables publics et la population.
La circulaire ne prévoit pas de changement administratif plus large. Elle porte uniquement sur le langage officiel dans les échanges relevant de l'État. Avec ce choix lexical, les autorités entendent donner au vocabulaire public une portée plus collective, en phase avec cette dynamique nationale.