Elle avait cet accent chantant des gens du Sud et un franc parler qui allait de pair avec un caractère bien trempé. Christine Cotton ne mâchait pas ses mots, ni pour dire ce qu'elle pensait, ni pour dénoncer le scandale monumental de ces produits aussi inefficaces que dangereux appelés vaccins anti-Covid.
Armée de ses 23 années d'expérience en analyse d'essais cliniques pour différents groupes pharmaceutiques, la biostatisticienne se penche dès la fin 2020 sur les données publiées par les industriels concernant les quatre vaccins autorisés en France: ceux de Pfizer-BioNTech, Moderna, Johnson & Johnson et AstraZeneca.
Devant les lacunes, les biais méthodologiques et le manque de robustesse de certains résultats, Christine Cotton s'étonne que les agences américaines et européennes des médicaments (FDA et EMA) aient approuvé ces substances médicamenteuses. Elle décide alors de sonner l'alerte et fait sa première apparition médiatique sur France-Soir le 8 avril 2021.
Quatre mois plus tard, elle reprend la parole après avoir, cette fois, analysé les milliers de lignes contenues dans les signalements d'effets indésirables enregistrés par le VAERS, le système de pharmacovigilance américain. Christine Cotton est effarée par ce qu'elle a découvert: 67% des décès déclarés surviennent dans les 21 jours suivant l'injection (40% dans les 7 jours), les jeunes et les femmes enceintes sont particulièrement touchés par les effets indésirables, et les myocardites sont parmi les désordres post-vaccinaux graves les plus notifiés.
Par la suite, la biostatisticienne n'a cessé d'affiner ses recherches et de poursuivre son travail de lanceuse d'alerte. Elle découvrira notamment que les "vaccins" utilisés en population générale ne sont pas les mêmes que ceux testés pour la procédure d'approbation par les autorités sanitaires. Fabriqués différemment de manière à pouvoir répondre à la demande et en produire d'énormes quantités en très peu de temps, ces "seconds vaccins" se sont avérés de qualité plus médiocre et encore plus nocifs que les "originaux".
L'expertise rigoureuse de Christine Cotton et le travail considérable qu'elle a fourni sur ce dossier étaient reconnus et lui ont valu d'être auditionnée à huis clos en avril 2022 dans le cadre de l'enquête sur les effets indésirables des vaccins anti-Covid menée par l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST). Ouverte suite à une pétition citoyenne, cette enquête a hélas, mais de façon peu surprenante, fini en eau de boudin, avec un premier rapport d'étape incomplet, puis un rapport final rendu deux ans plus tard dans une version largement édulcorée.
En juin 2023, Christine Cotton a publié le résultat de ses recherches et partagé sa réflexion dans Tous vaccinés, tous protégés? (Guy Trédaniel), un livre dans lequel elle donne également la parole à des dizaines de victimes d'effets post-vaccinaux. Car Christine Cotton n'avait pas qu'une grande gueule, elle avait aussi un grand cœur et si elle continuait son combat pour la vérité, c'était avant tout pour elles, les victimes, afin de les aider à faire reconnaître le lien entre leurs problèmes de santé et les substances reçues.
Le rapport très fouillé de Christine Cotton sur les essais cliniques de Pfizer a d'ailleurs été utilisé dans plusieurs procédures judiciaires. Elle-même avait déposé une plainte au pénal en janvier 2025 contre les autorités de santé françaises pour "administration d'une substance sans consentement et tromperie aggravée, le vaccin Covid Pfizer administré à la population n'étant pas celui de l'essai clinique", comme elle le rappelait sur son compte X le 1er novembre 2025.
Étrangement, c'est à cette époque qu'elle est tombée malade, avec des symptômes qu'elle décrivait de la manière suivante: "Brûlures sur la peau, douleurs atroces, tremblements...". Ceux-ci n'ont fait qu'empirer au fil du temps, sans qu'aucun diagnostic ne puisse être posé par les divers médecins consultés, ni qu'aucun traitement (conventionnel ou alternatif) ne réussisse à la soulager. Beaucoup ont pensé à des attaques par ondes électromagnétiques, ce qui reste impossible à confirmer.
En quelques mois, la vie de Christine Cotton s'est mise à ressembler à un "tourbillon de désolations et de souffrances". Ses soucis de santé étant très invalidants, elle a dû aller vivre chez des proches, vendre la ferme qu'elle avait commencé à transformer pour en faire un éco-lieu, donner son chien à une famille d'accueil, puis apprendre qu'il devait être euthanasié suite à une morsure... Quant à sa plainte, elle a été classée sans suite. "Mon appétit baisse et je pense souvent à la mort", confiait-elle en novembre dernier à ceux qui la suivaient sur X.
Malgré tout, Christine Cotton continuait à suivre de loin l'actualité et réagissait encore à quelques commentaires ou déclarations. Elle avait aussi salué le témoignage de son "ami Helmut Stern", ancien responsable en toxicologie de Pfizer Europe, lors de son audition au Bundestag en mars dernier.
Le mal qui la rongeait a néanmoins eu raison de ses capacités à endurer la douleur. Ce mardi 2 juin 2026, c'est donc par un dernier message posthume sur X que Christine Cotton a annoncé à tous qu'elle avait décidé d'abréger ses souffrances en mettant fin à sa vie.
Nous sommes le 02 juin 2026, quand vous lirez ces lignes j'aurais quitté ce monde.
Pour ceux qui ne me connaissent pas, je m'appelle Christine Cotton, je suis ce qu'on appelle une lanceuse d'alerte. j'ai travaillé 25 ans pour l'industrie pharmaceutique dans la gestion et...
Chère Christine, tu m'avais demandé de poster cette photo avec Marcus le jour où tu ne serais plus là. Tu m'avais dit : "On nous aura euthanasiés tous les deux" Triste de te savoir partie. Comme promis, cette photo que tu aimais tant. Je t'embrasse. Bon voyage belle âme. Le livre... pic.twitter.com/0LCF7HmCNP
Ma cousine chérie,
Nous avons beaucoup ri ensemble et aussi beaucoup ralé sur le monde. A l heure des pisse-froid et de la langue de bois généralisée, tu incarnais pour moi la radicalité et l engagement.
Jamais démotivée toujours en mouvement, dans des domaines aussi variés que...
Comme le souligne Pierre, son cousin, Christine Cotton était également musicienne et auteure à ses heures perdues. En novembre 2020, sous le pseudonyme MS Butterfly, elle avait mis en ligne sur YouTube une chanson qu'elle avait écrite, composée et interprétée avec son ami Gio, Le Nouveau Monde.
"L'heure est grave les amis, la France est officiellement une dictature, le temps du choix est arrivé, quel sera le nouveau monde, celui que chacun voudra construire en son âme et conscience", indiquait-elle en description.
Adieu Christine. Toutes nos condoléances à tes proches, ta famille et tes amis.
Alexandra Joutel est une journaliste indépendante basée en France. Elle collabore également au magazine Nexus.
