05/06/2026 french.presstv.ir  4min #316132

Trump dit qu'il serait « honoré » de rencontrer le nouveau Leader de la Révolution islamique

Le président américain, Donald Trump, a déclaré qu'il serait "honoré" de rencontrer l'Ayatollah Seyyed Mojtaba Khamenei, nouveau Leader de la Révolution islamique, si un accord était conclu pour mettre fin à la guerre contre l'Iran.

"Je serais honoré de le rencontrer", a-t-il déclaré aux journalistes dans le Bureau ovale jeudi 4 juin, ajoutant : "Si nous parvenons à un accord, il est possible que je le rencontre [...] Cela me conviendrait parfaitement."

L'Ayatollah Seyyed Mojtaba Khamenei a été élu comme Leader de la Révolution islamique par l'Assemblée des experts iraniens, à la suite du martyre de son père, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, lors d'une lâche frappe américano-israélienne contre sa résidence à Téhéran le 28 février.

L'Assemblée des experts s'est réunie en session extraordinaire trois jours après l'attaque et a élu l'Ayatollah Seyyed Mojtaba Khamenei - un haut dignitaire religieux engagé de longue date dans les affaires religieuses et politiques - lors d'un vote, qui a recueilli un large soutien à travers l'Iran.

La volonté affichée par Trump de rencontrer le nouveau Leader de la Révolution islamique marque un changement de ton notable, alors même que Washington maintient un blocus naval illégal des navires et ports iraniens. Téhéran a dénoncé à plusieurs reprises cette mesure, qui est en violation de l'accord de cessez-le-feu, médiatisé par le Pakistan et entré en vigueur le 8 avril.

La crainte d'un scénario comparable à celui de Jimmy Carter

Jeudi également, Donald Trump a prétendu avoir envisagé, puis finalement rejeté, une opération secrète des forces spéciales américaines visant à s'emparer des stocks d'uranium hautement enrichi de l'Iran, invoquant les risques d'une présence prolongée en zone de guerre.

Trump a invoqué le souvenir de l'échec de l'opération américaine en Iran en 1980 - largement associée à la chute politique du président américain à l'époque Jimmy Carter - pour justifier son renoncement.

"Je ne voulais pas être Jimmy Carter. Je n'en avais pas envie", a-t-il déclaré aux journalistes, ajoutant que la récupération de l'uranium iranien nécessiterait des semaines sur le terrain avec du matériel lourd.

"Ce n'est pas comme au Venezuela, où l'on entre, on reste quelques minutes, on ressort et tout le monde nous dit au revoir", a déclaré Trump. "Il faut des moyens considérables pour transporter le matériel par voie aérienne, et on est en zone de guerre."

Ces propos interviennent alors que les États-Unis ont essuyé une défaite stratégique en avril, à la suite d'une tentative de déploiement de troupes américaines à Ispahan dans le centre de l'Iran.

Selon des informations exclusives divulguées à Press TV, les forces américaines, et peut-être israéliennes, ont mené une opération de reconnaissance aérienne approfondie avant le raid, au cours de laquelle elles ont perdu plusieurs appareils, dont au moins un A-10 Thunderbolt II et deux hélicoptères Black Hawk.

À l'époque, Washington a prétendu qu'il s'agissait d'une mission de sauvetage d'un pilote de F-15 abattu tandis que le vrai objectif était d'infiltrer et d'attaquer une installation nucléaire importante à Ispahan dans le centre de l'Iran. Dans cet objectif, le site d'atterrissage de l'avion de transport C-130 a été choisi à proximité du site nucléaire en question.

Les forces iraniennes avaient anticipé l'opération. Lorsque le premier C-130, transportant des forces spéciales américaines, a atterri sur une piste de terre abandonnée, il a dévié de sa trajectoire. Alors qu'un second C-130 s'approchait avec du matériel de soutien, les forces iraniennes ont lancé une attaque, forçant les militaires américains à un atterrissage d'urgence.

Les commandos américains étaient piégés, et l'opération, initialement prévue pour une infiltration nucléaire, s'est transformée rapidement en une tentative de sauvetage désespérée.

Malgré les tentatives pour extraire les forces piégées, de nombreux soldats ont abandonné leur équipement, y compris les papiers d'identité d'un officier, au moment de leur fuite. Des chasseurs américains ont bombardé leurs propres appareils pour éviter qu'ils ne tombent aux mains des Iraniens.

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