05/06/2026 ssofidelis.substack.com  7min #316140

 Kiev a attaqué pour la première fois de manière ciblée les installations principales de la centrale nucléaire de Zaporojié

L'Otan occulte la menace nucléaire sur l'Europe au mépris total de la vie humaine

Par  Finian Cunningham, le 4 juin 2026

La plus grande centrale nucléaire civile d'Europe a été touchée pour la première fois par une frappe aérienne directe - et les médias "d'information" occidentaux n'ont rien rapporté de cet incident, alors que les répercussions auraient pu être cataclysmiques pour toute l'Europe.

Depuis que les troupes russes ont pris le contrôle de la centrale nucléaire de Zaporijia (ZNPP) en mars 2022, ce gigantesque complexe a subi des attaques répétées de drones et de missiles du régime ukrainien soutenu par l'OTAN.

La dernière frappe, le 30 mai, a toutefois pénétré en explosant dans l'une des salles des turbines situées au centre de la centrale, et non en périphérie comme lors des attaques précédentes. Il n'y a eu ni blessés ni retombées radioactives,  selon la société d'État russe chargée de l'énergie atomique, Rosatom.

Mais le directeur de Rosatom, Alexey Likhachev, a averti que si la salle des turbines avait subi des dégâts plus importants, le risque de défaillance des systèmes de refroidissement et de fusion du réacteur nucléaire aurait été réel, pouvant entraîner une catastrophe radiologique à l'échelle du continent, d'une ampleur rappelant la crise de Tchernobyl en 1986.

Ce chantage nucléaire et le terrorisme pratiqués par le régime ukrainien n'ont rien de nouveau. Depuis quatre ans, les médias occidentaux et les inspecteurs nucléaires de l'ONU simulent une controverse autour de l'identité de l'auteur des frappes sur la centrale nucléaire de Zaporijia. Ils colportent les allégations grotesques de l'Ukraine selon lesquelles les forces russes canarderaient une centrale nucléaire sous leur contrôle.

Le président fantoche ukrainien, Volodymyr Zelensky, a même eu le culot de déclarer, s'accusant du même coup, que les frappes sur la centrale nucléaire de Zaporijia prendront fin si la Russie renonce à contrôler la centrale. Et c'est ce même régime qui a recouru au chantage énergétique contre des États de l'UE, la Hongrie et la Slovaquie, en menaçant de couper les oléoducs vers ces pays s'ils ne levaient pas leur veto sur l'octroi de milliards de prêts à l'Ukraine.

Plus répréhensible encore, la presse occidentale ne fait même plus semblant. Le régime de Kiev a donc frappé une unité essentielle de la centrale nucléaire de Zaporijia le week-end dernier, risquant une catastrophe nucléaire pour l'Europe, et les médias ne mentionnent pas l'incident, pas même une version déformée pour tenter de rejeter la responsabilité sur la partie russe.

On ne saurait trop insister sur la gravité de cette incurie criminelle. Une centrale nucléaire est délibérément attaquée par un régime corrompu grâce aux armes de l'OTAN et, sans aucun doute, aux renseignements de ciblage de l'OTAN, mettant en danger la vie de millions de personnes dans toute l'Europe, et les médias occidentaux font tout pour étouffer l'affaire.

Cela n'a bien sûr rien de surprenant. Ce sont ces mêmes médias qui ont dissimulé la nature néonazie du régime de Kiev, sa corruption obscène et le détournement de fonds publics occidentaux, ainsi que ses attaques terroristes délibérées contre des civils russes.

Le 22 mai, l'une des pires exactions a été le bombardement délibéré par le régime soutenu par l'OTAN d'une résidence universitaire à Starobelsk, dans la région de Lougansk,  tuant 21 étudiantes, pour la plupart des adolescentes.

Tous les médias d'information américains et européens contrôlés par les grandes entreprises n'ont pratiquement pas couvert ce massacre. Pour ne citer que deux chaînes, CNN et la BBC ont refusé l'invitation du gouvernement russe à se joindre à d'autres agences de presse internationales pour constater les conséquences de cette atrocité. Beaucoup de ces jeunes victimes sont mortes sous les décombres à la suite de vagues d'explosions répétées. Les constatations sur le terrain ont confirmé que l'université a été délibérément visée et qu'aucune base militaire ne se trouvait à proximité.

L'atrocité de Starobelsk a été mentionnée dans des reportages occidentaux ultérieurs, mais uniquement en termes très succincts et flous, et de telle manière que l'incident soit présenté comme une affirmation du gouvernement russe "impossible à vérifier". Les reportages occidentaux ont largement relayé les démentis du régime de Kiev.

Cette semaine, la Russie a mené des frappes aériennes massives sur Kiev et d'autres localités ukrainiennes, comme elle l'avait annoncé, en représailles à l'"acte de terrorisme" de Starobelsk. La Russie a tiré des dizaines de missiles hypersoniques et balistiques ainsi que des centaines de drones. Les missiles hypersoniques ne peuvent pas être interceptés par les défenses aériennes de l'OTAN, y compris le système Patriot américain.

Le ministère russe de la Défense a affirmé que ses frappes ne ciblent que les sites militaires, les infrastructures et les centres de décision de l'OTAN, et que toutes ses cibles ont été atteintes. La Russie a déclaré ne pas s'en prendre aux civils.

Un  reportage de la BBC illustre bien la norme des médias occidentaux. Le 2 juin, le média public britannique titrait :

"Les sauveteurs ukrainiens extraient des corps des décombres après des frappes russes qui ont tué 22 personnes".

La BBC et d'autres médias occidentaux ont rapporté avec des détails macabres comment des corps ont été retirés des décombres à Kiev, à Dnipro (Dnipropetrovsk) et dans d'autres localités.

Les médias occidentaux citent sans réserve les déclarations des autorités ukrainiennes concernant les morts et les blessés. Ces chiffres sont présentés comme des faits.

Idem pour les affirmations du régime ukrainien selon lesquelles des immeubles d'habitation auraient été délibérément touchés par des missiles russes.

Personne ne s'est demandé si ces immeubles d'habitation n'auraient pas pu être touchés par des missiles de défense aérienne ukrainiens, incapables d'intercepter les armes hypersoniques russes et qui, par conséquent, doivent bien retomber quelque part. Ce ne serait pas la première fois que des missiles de défense aérienne ukrainiens s'égarent et frappent leurs propres bâtiments, tuant des civils.

De plus, la BBC et d'autres médias occidentaux ont rendu compte des frappes russes sans mentionner un contexte essentiel : ces frappes ont été menées en représailles et en légitime défense suite aux atrocités commises à Starobelsk.

Lorsque la BBC l'a brièvement évoqué, elle a rapporté ce qui suit :

"Le Kremlin a déclaré mardi [2 juin] mener les 'frappes méthodiques' annoncées après avoir accusé [l'Ukraine] d'une attaque meurtrière contre une résidence étudiante dans une zone occupée de l'est de l'Ukraine fin mai".

Plusieurs aspects de ce journalisme à géométrie variable sautent aux yeux. Les frappes russes sur l'Ukraine et leurs conséquences sont relatées en détail, ponctuées de nombreuses condamnations du "terrorisme russe" par le régime ukrainien. Alors que le massacre de 21 étudiants adolescents à Starobelsk (péjorativement qualifié de territoire "occupé par la Russie") a été largement ignoré ou présenté de manière déformée, comme s'il ne s'agissait pas d'un crime.

Soulignons que le nombre de victimes présumé dans les deux cas est similaire, mais que les victimes de l'université russe ne suscitent que quelques phrases évasives, tandis que les victimes ukrainiennes font la une des journaux et des gros titres.

Mais ce journalisme à deux vitesses n'est pas simplement synonyme de mauvaise pratique journalistique. C'est la preuve que le système de propagande occidental tourne à plein régime, un système qui déforme le conflit, dévalorise et déshumanise les victimes, et tente de faire passer un camp pour le méchant absolu alors qu'en réalité, c'est précisément le camp soutenu par l'Occident qui correspond le plus fidèlement à la définition du terrorisme criminel.

La révélation ultime, c'est que le régime "victime" défendu par l'Occident tente de faire exploser l'Europe en provoquant une catastrophe nucléaire avec les fonds et les armes de l'UE et de l'OTAN. Les preuves de ce crime odieux sont visibles cette semaine. Et pourtant, les médias occidentaux gardent le silence.

On ne s'étonne pas que ces médias ne couvrent pas d'atrocités comme celles de Starobelsk. Si la menace terroriste nucléaire ne leur semble pas digne d'être rapportée, c'est que rien ne l'est. Car rapporter ces faits exposerait l'agenda de guerre de l'OTAN et son dispositif de propagande mensongère qui promeut la guerre.

Traduit par  Spirit of Free Speech

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