09/06/2026 voltairenet.org  15min #316501

 Trump à Netanyahu : « Vous êtes complètement fou. Tout le monde déteste Israël à cause de ça »

Les relations de Donald Trump avec Benyamin Netanyahou

Donald Trump a compris qui est Benyamin Netanyahou lors de l'élection présidentielle états-unienne volée de 2020. Malgré les apparences, les deux hommes ne sont plus du tout sur la même longueur d'ondes depuis ce moment-là. Le président Trump rêve de conclure la paix, partout où il y a la guerre, tandis que le Premier ministre Netanyahou poursuit son projet "sioniste révisionniste" (sans rapport avec le "sionisme" de Hertzl) de conquête du Moyen-Orient. La ténacité iranienne aura révélé leurs agendas et eu raison de leurs compromis.

Nous avons beaucoup de difficultés à comprendre la détérioration des relations entre les États-Unis et Israël. Pour l'interpréter et en saisir l'intensité, nous devons d'abord analyser les liens historiques entre les deux nations, puis l'évolution de la politique du président Donald Trump durant ses deux mandants.

Les États-Unis et Israël

La création mythique des États-Unis par les pères pèlerins, en 1620, est présentée traditionnellement comme l'exode des "puritains", dissidents de l'Église anglicane. Ils auraient fui le "Pharaon" (le roi Jacques Ier d'Angleterre), rédigé un "Pacte" durant leur traversée de la "mer Rouge" (l'océan Atlantique), et fondé la colonie de Plymouth. C'est pourquoi, les États-Uniens formeraient un "Peuple élu" au même titre que les juifs.

Cette narration a été défendue par tous les présidents des États-Unis, au moins de Thomas Jefferson à Donald Trump, sans exception [1]. Elle est célébrée, chaque année, lors de fête de Thanksgiving (le 4° jeudi de novembre).

Le soutien des États-Unis à l'État d'Israël est donc une évidence qui n'a jamais été discutée publiquement.

Le vrai fondateur du sionisme contemporain n'était pas un juif, mais un chrétien dispensationaliste : le révérend William E. Blackstone était un prêcheur états-unien pour qui les vrais chrétiens n'auraient pas à participer aux épreuves de la fin des temps. Il enseignait que ceux-ci seraient enlevés au ciel durant la bataille finale (le "ravissement de l'Église", en anglais the rapture). À ses yeux, les juifs livreraient cette bataille et en sortiraient à la fois convertis au Christ et victorieux [2].

William Blackstone parvint à convaincre Theodor Herzl de joindre les préoccupations des dispentionnalistes à celles des colonialistes. Il suffisait pour cela d'envisager de créer Israël en Palestine et de multiplier les références bibliques. Grâce à cette idée assez simple, ils parvinrent à faire adhérer la majorité des juifs européens à leur projet. Aujourd'hui Herzl est enterré en Israël (sur le Mont Herzl) et l'État a placé dans son cercueil La Bible annotée, que Blackstone lui avait offerte.

William Blackstone et Theodor Herzl ont artificiellement fabriqué l'idée selon laquelle tous les juifs du monde seraient des descendants des juifs antiques de Palestine. Dès lors, le mot juif s'applique non seulement à la religion israélite, mais désigne aussi une ethnie. En se fondant sur une lecture littérale de La Bible, ils sont devenus les bénéficiaires d'une promesse divine sur la terre palestinienne.

La décision de créer un État juif en Palestine a été prise conjointement par les gouvernements britannique et états-unien. Elle a été négociée par le premier juge juif à la Cour suprême des États-Unis, Louis Brandeis, sous les auspices du révérend Blackstone, et fut approuvée aussi bien par le président Woodrow Wilson que par le Premier ministre David Llyod George, dans le sillage des accords franco-britanniques Sykes-Picot de partage du "Proche-Orient". Leur accord fut progressivement rendu public.

Le président Woodrow Wilson inclut parmi ses buts de guerre officiels (le n°12 des 14 points présentés au Congrès, le 8 janvier 1918) la création de l'État d'Israël ; une décision qui a suivi de deux mois la "déclaration Balfour" des Britanniques [3].

Le président de l'Agence juive, David Ben Gourion, proclama unilatéralement l'État d'Israël, le 14 mai 1948, dernier jour du mandat britannique sur la Palestine. Il fut reconnu, le lendemain 15 mai, par les États-Unis (puis, par l'Iran du shah). Les Nations-Unies, qui préparaient un plan de partage de la Palestine, furent placées devant le fait accompli. Le Royaume-Uni, quant à lui, n'a reconnu Israël que huit mois plus tard.

En 1951, se constitue l'American Zionist Committee for Public Affairs (Comité sioniste états-unien pour les Affaires publiques) qui se transforme, en 1963, en American Israel Public Affairs Committee (AIPAC) (Comité des Affaires publiques états-uno-israéliennes) pour échapper à son enregistrement comme agent d'influence étranger.

Le 22 juillet 2002, l'ambassadeur John Negroponte, alors représentant permanent des États-Unis auprès des Nations unies, déclare lors d'une séance à huis-clos du Conseil de sécurité, que Washington opposera systématiquement son veto à toute résolution qui condamnerait Israël sans condamner les Palestiniens [4]. Cette doctrine est toujours en vigueur : on ne peut pas reprocher la même chose aux deux protagonistes, car leurs responsabilités sont différentes vu qu'Israël est désormais un État, mais que la Palestine n'en est toujours pas un reconnu. Cette astuce assure Israël qu'aucune sanction ne sera prise contre lui par les Nations unies, quel que soit son comportement.

En 2006, les professeurs Stephen Walt (Harvard) et John Mearsheimer (université de Chicago) publient The Israel Lobby and U.S. Foreign Policy (Le Lobby pro-israélien et la politique étrangère états-unienne) [5]. Ils y montrent que l'AIPAC, en devenant le principal financeur des élections législatives, est devenu le véritable maître du Congrès.

Donald Trump et Israël

Lors de son accession à la Maison-Blanche, le 20 janvier 2017, Donald Trump ignore à peu près tout de la politique. C'est un homme d'affaire populiste qui entend "nettoyer les écuries d'Augias" (c'est-à-dire tout ce qui est sale et corrompu à Washington). Il n'est ni Démocrate, ni Républicain, c'est un Jacksonien qui est parvenu à prendre le contrôle du Parti républicain.

Il aborde le Moyen-Orient à travers les yeux de son conseiller de Sécurité, le général Michael Flynn. Pour lui, Israël n'est pas recommandable, tandis que l'Iran, est dangereux. Cependant, il doit affronter un "État profond" qui l'oblige à se séparer de Flynn au bout de seulement trois semaines. C'est alors qu'il découvre la personnalité de Benyamin Netanyahou avec qui il partage un point commun : tous deux doivent affronter dans leur pays les rouages d'une administration toute puissante. Les deux hommes s'étaient déjà croisés, lorsque l'Israélien était ambassadeur aux Nations unies, mais ils ne se connaissaient pas pour autant.

En 2017, Donald Trump décide de soutenir militairement l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis au Yémen, en échange de quoi, il exige que tous les États arabes cessent de soutenir les organisations terroristes que la CIA et le MI6 ont créé [6]. De retour de Riyad, il fait une escale en Israël où il déclare : "Nous revenons tout juste du Moyen-Orient" (sic).

Dans son esprit, il doit être possible de conclure la paix au Moyen-Orient, une fois que plus aucun État n'osera défendre Al-Qaeda et Daesh. Agissant en successeur du président Andrew Jackson, il pense possible de résoudre les problèmes en taillant un État pour les Israéliens, comme son prédécesseur l'avait fait pour les États-Uniens en reléguant les Indiens dans des réserves.

Il accepte donc de reconnaître Jérusalem-Ouest comme capitale d'Israël [7]- et éventuellement Jérusalem-Est comme capitale du futur État palestinien -, et de reconnaitre l'annexion du plateau du Golan syrien [8] et de toutes les parties de la Palestine occupées par des colonies israéliennes. En outre, il expulse de Washington l'ambassade de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) [9].

Las, il découvre avec stupeur que, pour les Nations unies, Jérusalem n'est pas israélienne, mais un territoire international, et qu'il ne peut pas y faire ce qu'il veut sans soulever une forte opposition. Étrangement les annexions du Golan syrien et des colonies israéliennes dans les territoires palestiniens passent moins difficilement.

Le 3 janvier 2020, il fait assassiner le général Qassem Soleimani [10]- probablement avec l'accord de personnalités iraniennes auxquelles il faisait de l'ombre - croyant couper ainsi le soutien militaire iranien à ceux qui résistent au projet d'extension d'Israël, "du Nil à l'Euphrate" [11].

Il doit finalement reconnaître qu'il ne parviendra à rien de cette manière et lance une nouvelle approche : garantir des moyens financiers aux Palestiniens par les accords d'Abraham. Ce sera la tâche de son gendre, le juif orthodoxe Jared Kushner [12]. Il parvient à convaincre les Émirats arabes et le royaume de Bahreïn, le 15 septembre 2020. Ils seront, bien plus tard, rejoints par le Soudan, le Maroc et le Kazakhstan.

Quelle que soit la bonne volonté de Donald Trump, il ne peut pas dénouer ce sac de nœuds, dont il découvre chaque jour le très long historique. Les peuples du Moyen-Orient ne sont pas comme les États-Uniens : ils ont une longue histoire et ne sont pas à vendre. Ils attendent la réparation de leurs préjudices avant tout, quitte à ne bénéficier d'aucun avantage économique immédiat.

Donald Trump et Benyamin Netanyahou

Lorsqu'il revient à la Maison-Blanche, le 20 janvier 2025, la situation au Moyen-Orient n'est plus du tout la même. Benyamin Netanyahou n'est plus le politicien manœuvrier qu'il a connu. Il est désormais à la tête d'une coalition de "sionistes révisionnistes" et de "suprémacistes juifs" et ne cache plus son rêve "d'Empire juif", selon l'expression de Vladimir Zeev Jabotinsky [13].

Le Hamas a dirigé l'opération Déluge d'Al-Aqsa, le 7 octobre 2023. Depuis, l'administration Biden a accordé son plein soutien à Israël, mais les exactions des Forces de défense israéliennes (FDI) ont dressé les opinions publiques contre Israël, jusqu'en Occident.

Donald Trump, dont la réélection a été financée principalement par des "sionistes révisionnistes" proches de Netanyahou -comme la casinotière Miriam Adelson [14]-, continue à faire des sourires à son "ami" Netanyahou, mais il ne digère pas la manière dont celui-ci l'a laissé tomber en 2021 et a reconnu l'élection de Joe Biden. Pis encore, Netanyahou a hésité à soutenir Kamala Harris. S'il ne l'a pas fait, c'est parce que celle-ci a dénoncé son action criminelle à Gaza, lorsqu'il est venu au Congrès, en juillet 2025.

Le président Trump commence par détruire tout ce qu'a fait Joe Biden sans envisager qu'il ait pu avoir raison. Il lève l'interdiction de livrer à Israël des bombes de plus d'une tonne [15]. Il annule les sanctions qui ont été prise contre les colons violents de Cisjordanie - en ignorant que Netanyahou avait menacé les États-Unis de reprendre le terrorisme du "gang Stern" [16]-. Enfin, il prend des sanctions contre les juges du Tribunal pénal international (TPI) [17] qui ont eu l'audace de mettre sur le même plan des criminels israéliens - dont Netanyahou - et palestiniens. Il soutient le Project Esther de répression des opinions pro-palestiniennes dans les universités démocrates [18]. Enfin il retire les États-Unis de l'UNESCO après qu'ils ont accepté l'adhésion de l'État de Palestine.

Puis, il commence à réfléchir.

Il prend contact avec le Hamas, sans en informer son allié Israélien, et obtient la libération de l'otage états-unien, Edan Alexander. L'opération est réalisée par Adam Boehler, un ami de Jared Kushner.

Lorsque Netanyahou vient lui annoncer qu'il annexera Gaza, le 4 février 2025, il lui rétorque que, non, ce sont les États-Unis qui transformeront la bande palestinienne en riviera [19].

Le 6 mai 2025, Washington signe un accord de paix séparée avec Ansar Allah (qualifié de bande de la famille Houthi, ou de "Houthis"), sans en informer son allié israélien [20].

Informé qu'Israël envisage d'utiliser une de ses bombes atomiques contre l'Iran, prétendument pour l'empêcher d'en fabriquer une, le président Trump prend l'initiative de faire bombarder lui-même les sites atomiques civils iraniens. C'est l'opération "Marteau de minuit", le 21 juin 2025 [21]. Il proclame, sans attendre que CIA ait pu analyser les photos satellitaires des dégâts, avoir détruit toutes les installations iraniennes.

Il annonce bientôt une troisième méthode, après les échecs de l'abandon du terrorisme (2017) et des accords d'Abraham (2020) : il fonde, le 19 février 2026, un Conseil de la paix, chargé de conclure des accords là où les Nations unies ont échouées [22]. Il s'agit de faire alliance avec des personnalités libres qui passeront au-dessus des administrations sclérosées. Ce conseil présente un processus dont la première étape est une victoire éclatante, mais qui ne parvient pas à lancer la seconde. Israël, qui a accepté ce plan et a rejoint le Conseil, s'y oppose de toutes ses forces.

Le 7 mai 2026, la radio militaire israélienne annonce que Trump a décidé de ne plus prendre de contact direct avec Netanyahou car il pense qu'il le manipule [23].

Le 8 mai, Ron Dermer, l'homme de confiance de Netanyahou et son ministre des Affaires stratégiques, se risque à la Maison-Blanche. Il défend l'idée qu'Israël doit attaquer le Liban et les États-Unis l'Iran. Donald Trump lui rétorque qu'Israël doit appliquer ce à quoi il s'est engagé.

Le 14 mai, des négociations directes entre Israël et le Liban s'ouvrent à Washington, en présence d'Elbridge Colby, sous-secrétaire à la Guerre. L'administration Trump constate le refus d'Israël de stopper sa guerre au Liban. Sans attendre, Téhéran, qui avait fait figurer la paix au Liban dans l'accord de cessez-le-feu dans le golfe persique, déclare qu'il ne fait plus confiance aux États-Unis et cesse tout pourparler.

Le 1° juin, Donald Trump accepte finalement une conversation téléphonique avec son ami Netanyahou. Il lui dit : "Tu es fou ! Tu serais en prison sans moi. Je te sauve la peau. Tout le monde te déteste maintenant. Tout le monde déteste Israël à cause de toi." [24].

Puis, il publie sur Truth Social : "J'ai eu une conversation avec Bibi Netanyahou aujourd'hui, lui demandant de ne pas se lancer dans un raid majeur sur Beyrouth, au Liban. Il a ordonné à ses troupes de se retirer. Merci Bibi ! J'ai également eu une conversation avec les représentants des dirigeants du Hezbollah, et ils ont accepté d'arrêter de tirer sur Israël, et ses soldats. De même, Israël a accepté d'arrêter de leur tirer dessus. Voyons combien de temps cela durera - j'espère que ce sera pour l'ÉTERNITÉ !" [25].

Mike Huckabee, ambassadeur des États-Unis à Jérusalem/Al-Quods, publie sur X : "Joe Kent n'est pas très intelligent ou simplement malhonnête. Israël reçoit 3,8 milliards de dollars, mais dépense beaucoup plus que cela pour acheter des biens militaires américains. Les États-Unis reçoivent également des innovations technologiques, de sorte que le retour sur investissement est beaucoup plus. Le nouveau protocole d'entente avec Israël met fin à l'aide et sera basé sur le commerce." [26].

Le Premier ministre israélien répond alors sur X : "J'ai parlé ce soir avec le président Trump et lui ai dit que si le Hezbollah ne cesse pas d'attaquer nos villes et nos citoyens, Israël frappera des cibles terroristes à Beyrouth.
C'est notre position ferme.
Dans le même temps, les FDI continueront à fonctionner comme prévu dans le sud du pays" [27].

La rupture est consommée et assumée.

[1] God's New Israel. Conrad Cherry, Pentice Hall (1971).

[2] Jesus is coming, William E. Blackstone, 1878.

[3] The Politics of Christian Zionism (1891-1948), Paul Merkley, Frack Cass (1998).

[4] "'The Negroponte Doctrine' concerning UN Security Council Resolutions on the Middle East". United States Mission to the United Nations. 6 October 2003.

[5] Israel Lobby and U.S. Foreign Policy, Stephen Walt and John Mearsheimer, Farrar, Straus and Giroux (2007).

[6] " Donald Trump's Speech to the Arab Islamic American Summit", by Donald Trump, Voltaire Network, 21 May 2017.

[7] " President Donald J. Trump's Proclamation on Jerusalem as the Capital of the State of Israel", The White House, December 6, 2017.

[8] " Remarks by President Trump at Signing of Presidential Proclamation Recognizing Israel's Sovereign Right Over the Golan Heights", Donald Trump, The White House, March 26, 2019.

[9] " Closure of the PLO Office in Washington", State Department, September 10, 2018.

[10] " Remarks by President Trump on the Killing of Qasem Soleimani", The White House, January 3, 2020.

[11] " Full Transcript of Donald Trump's '100 Days' Interview With TIME", Time, April 25, 2025.

[12] Abraham Accords Peace Institute Annual Strategy, AAPI, August 27, 2021.

[13] " Le coup d'État des straussiens en Israël", par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 7 mars 2023.

[14] " L'interview tellurique de Joe Kent par Tucker Carlson, qui dénonce la prise en otage de Trump par Netanyahou", par Alfredo Jalife-Rahme, Traduction Maria Poumier, La Jornada (Mexique), Réseau Voltaire, 23 mars 2026.

[15] " US Puts 2,000 Troops on Higher Alert as Israel Readies Assault", Anthony Capaccio, Bloomberg, October 17, 2023.

[16] " À Jérusalem, la"Conférence pour la Victoire d'Israël"menace Londres et Washington", par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 13 février 2024.

[17] " Imposing sanctions on the International criminal court", The White House, February 6, 2025

[18] " The Group Behind Project 2025 Has a Plan to Crush the Pro-Palestinian Movement", Katie J.M. Baker, The New York Times, May 18, 2025.

[19] " In shock announcement, Trump says U.S. wants to take over Gaza Strip", Steve Holland, Matt Spetalnick and Jeff Mason, Reuters, February 5, 2025.

[20] Dépêche 3446 : "Washington conclut un accord séparé avec Ansar Allah", Voltaire, actualité internationale, N°132, 9 mai 2025.

[21] " Derrière la"Guerre des 12 jours"", par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 1er juillet 2025.

[22] " Le"Conseil de paix pour Gaza"sauvera-t-il l'influence des États-Unis ?", par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 24 février 2026.

[23] " Trump cuts ties with Netanyahu over manipulation concerns : Report", Faruk Hanedar and Gizem Nisa Cebi, Anadolu Agency, May 9, 2025.

[24] " "You're fucking crazy": Trump fumes at Netanyahu in call on Lebanon", Barak Ravid and Marc Caputo, Axios, June 1, 2026.

[25] " @realDonaldTrump", Truth Social, June 1, 2026.

[26] " @GovMikeHuckabee", Ambassador Mike Huckabee, X, June 1, 2026.

[27] " @IsraeliPM_heb", ראש ממשלת ישראל, June 1, 2026.

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