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Bezalel Smotrich, ministre israélien des Finances et figure de l'extrême droite au sein du gouvernement de Benyamin Netanyahou.
Accusé de promouvoir l'annexion de la Cisjordanie occupée, Bezalel Smotrich, figure de l'extrême droite israélienne, est désormais persona non grata en France. La mesure a été adoptée conjointement avec plusieurs alliés occidentaux dans le cadre de sanctions visant certains responsables israéliens.
La France a interdit l'entrée sur son territoire à Bezalel Smotrich, ministre israélien des Finances et figure de l'extrême droite au sein du gouvernement de Benyamin Netanyahou, a annoncé ce 9 juin le ministre français des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.
Paris reproche à Bezalel Smotrich de promouvoir activement l'annexion de la Cisjordanie occupée. Pour les autorités françaises, ses positions et son action politique contribuent à aggraver la situation dans ce territoire palestinien occupé, où la colonisation et les violences se sont intensifiées. La France n'a pas agi seule : l'interdiction a été décidée avec le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et la Norvège.
Le ministre israélien des Finances serait également visé par une procédure confidentielle devant la Cour pénale internationale. Le Bureau du procureur aurait demandé un mandat d'arrêt contre lui pour des accusations liées à des crimes de guerre et à des crimes contre l'humanité en Cisjordanie occupée.
Les faits évoqués porteraient notamment sur le déplacement forcé de populations palestiniennes, le transfert de civils israéliens vers les territoires occupés, ainsi que sur des actes susceptibles d'être qualifiés de persécution et d'apartheid.
À ce stade, aucune décision publique n'a été annoncée par la CPI. Mais si la demande était validée par la chambre préliminaire, elle ouvrirait une séquence judiciaire inédite. Jamais un tribunal international n'a encore émis de mandat d'arrêt fondé formellement sur le crime d'apartheid.