
Source: AP
Le président Donald Trump s'exprime depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche, 10 juin 2026.
Il avait promis d'y aller, mais l'ouverture américaine du Mondial devrait finalement se jouer sans lui. Donald Trump ne devrait finalement pas être présent le 13 juin à Los Angeles pour le match États-Unis-Paraguay. Marco Rubio représentera Washington lors d'un tournoi déjà marqué par les problèmes de visas et le prix élevé des billets.
Le premier match des États-Unis dans cette Coupe du monde devait offrir une image forte : celle du pays hôte lancé devant son président. Finalement, Donald Trump ne devrait pas assister à la rencontre contre le Paraguay, prévue le 13 juin à Los Angeles.
Le président américain, qui a souvent mis en avant ce tournoi comme une vitrine du rayonnement américain, devrait rester à Washington. Deux sources proches de l'organisation indiquent qu'il ne prévoit pas de faire le déplacement, malgré l'importance symbolique de ce premier match sur le sol américain.
La délégation officielle sera conduite par le secrétaire d'État, Marco Rubio. Une rencontre bilatérale avec le président paraguayen Santiago Peña est aussi prévue en marge de la rencontre. Le contraste est donc évident : alors que le président du Paraguay fera le déplacement jusqu'en Californie pour soutenir son équipe, le chef de l'État américain laissera la scène protocolaire à son chef de la diplomatie.
Entre promesses publiques et agenda politique
Cette absence surprend d'autant plus que Donald Trump a souvent présenté la Coupe du monde 2026 et les Jeux olympiques de Los Angeles 2028 comme deux grands moments de prestige pour les États-Unis. Le tournoi devait servir, selon lui, de vitrine au rayonnement américain.
Ses déclarations récentes renforcent encore ce décalage. Interrogé dans le Bureau ovale sur sa présence éventuelle, Donald Trump avait répondu : "J'irai, j'irai". Il avait décrit la compétition comme la "Coupe du monde la plus réussie de l'histoire", avant même son coup d'envoi.
Pour l'instant, son agenda semble toutefois l'éloigner du football. Le président devrait passer sa journée du 13 juin à Washington, notamment autour des préparatifs d'un événement UFC organisé quelques jours plus tard sur la pelouse sud de la Maison Blanche.
Un Mondial déjà sous tension
Cette séquence tombe dans un contexte délicat pour les organisateurs. Le Mondial 2026 est déjà accompagné de critiques sur le prix des billets, de tensions autour de la politique migratoire américaine et de difficultés de visas touchant certaines délégations.
Le sujet des prix avait même été commenté par Donald Trump. Le 7 mai, il avait réagi au tarif d'environ 1 000 dollars pour certaines places du match États-Unis-Paraguay : "Je n'aurais pas payé non plus, pour être honnête". Il avait estimé que les supporters ordinaires devaient pouvoir assister à l'événement.
Le président pourrait encore apparaître plus tard dans la compétition. Mais pour l'ouverture américaine du Mondial, l'image restera particulière : un grand rendez-vous sportif présenté comme une vitrine de puissance, lancé sans celui qui en avait fait un symbole politique.