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Des agents de santé congolais équipés de protections transportent le corps d'une victime d'Ebola depuis la morgue de l'hôpital de Rwampara en vue de son inhumation. [Photo d'illustration]
L'Organisation mondiale de la santé estime que certaines zones insuffisamment surveillées pourraient dissimuler une partie de la circulation du virus Ebola en République démocratique du Congo. Alors que le nombre de cas continue d'augmenter, les autorités sanitaires cherchent à renforcer le dépistage et le suivi des contacts.
L'Organisation mondiale de la santé estime que certaines zones insuffisamment surveillées pourraient dissimuler une partie de la circulation du virus Ebola en République démocratique du Congo. Alors que le nombre de cas continue d'augmenter, les autorités sanitaires cherchent à renforcer le dépistage et le suivi des contacts.
L'épidémie d'Ebola qui touche l'est de la République démocratique du Congo pourrait être plus importante que ne le laissent apparaître les chiffres officiels. C'est l'inquiétude exprimée par Olivier Le Polain, responsable de l'unité Épidémiologie et analyse pour les interventions de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), basé à Beni.
Selon lui, plusieurs "angles morts" subsistent encore dans certaines zones à haut risque, limitant la visibilité des autorités sanitaires sur la progression réelle du virus.
"Une meilleure visibilité sera obtenue à mesure que la surveillance, le traçage des contacts et les capacités de dépistage continueront d'être renforcés", a-t-il déclaré le 12 juin.
Selon les autorités congolaises, l'épidémie a déjà provoqué plus de 676 cas confirmés et 136 décès. Au cours des dernières 24 heures, 41 nouvelles infections et neuf décès supplémentaires ont été recensés.
Une propagation qui gagne de nouvelles zones
La souche Bundibugyo du virus Ebola demeure principalement concentrée dans les provinces de l'Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Toutefois, le nombre de zones sanitaires touchées atteint désormais 34, signe d'une extension progressive de l'épidémie.
Pour l'OMS, l'identification régulière de nouveaux foyers reflète à la fois l'ampleur réelle de la circulation du virus et la forte mobilité des populations concernées.
Près de 5 700 personnes sont actuellement suivies comme contacts potentiels. Les autorités reconnaissent cependant que les difficultés rencontrées dans leur identification compliquent les efforts de contrôle.
Une vigilance maintenue au niveau régional
Si Africa CDC estime que la situation est désormais sous contrôle en Ouganda, l'OMS continue de considérer le risque comme "très élevé" en RDC et "élevé" dans les pays frontaliers.
L'organisation juge en revanche que le risque de propagation à l'échelle du continent africain et du reste du monde demeure faible.
Pour les autorités sanitaires, le renforcement du dépistage, du suivi des contacts et de la surveillance de terrain reste désormais l'une des conditions essentielles pour contenir l'épidémie et mesurer avec précision son ampleur réelle.