13/06/2026 francais.rt.com  3min #316973

Niger : un décret présidentiel dissout neuf organismes étatiques pour rationaliser les dépenses publiques

© X / Niger Fr

Abdourahamane Tiani, président du Niger

Cette décision s'inscrit dans le cadre de la volonté du chef de l'État nigérien de réduire les dépenses et de renforcer les mécanismes de gouvernance. Les missions et le personnel des organismes dissous seront réaffectés aux ministères concernés, alors que leurs actifs seront gérés par le ministère de l'Économie et des Finances.

Dans le cadre de sa politique de rationalisation des dépenses publiques et de réorganisation des services administratifs, le président du Niger Abdourahmane Tiani a signé un décret datant du 8 juin ordonnant la dissolution de neuf organisations publiques placées sous la tutelle de la présidence de la République, du cabinet du Premier ministre et du secrétariat général du gouvernement. Cette mesure vise à réduire les charges de fonctionnement des appareils de l'État, tout en gagnant en solidité et en efficience dans un contexte délicat pour le pays.

Rationaliser les dépenses publiques, réorganiser les services administratifs du pays, conformément à la volonté du chef de l'État devrait permettre d'améliorer l'utilisation des ressources en réduisant les coûts de fonctionnement et optimisant l'allocation des fonds publics, en éliminant notamment les postes redondants.

Organismes dissous et missions transférées aux ministères concernés

La presse locale a cité, le 12 juin, les organismes publics concernés par la dissolution, qui sont le Centre national d'études stratégiques et de sécurité (CNESS), le Fonds d'investissement pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle (FISAN), l'Agence de modernisation des villes du Niger (AMV-Niger), la Haute Autorité du Waqf, l'Inspection générale de la gouvernance administrative (IGGA), le Haut-Commissariat à la modernisation de l'État (HCME), l'Autorité de régulation du secteur de l'eau (ARSEau), l'Autorité de régulation du secteur des transports (ARST) et la Haute Autorité de protection des données à caractère personnel (HAPDP).

Les compétences de ces entités sont variées, incluant la régulation sectorielle, le développement urbain, la protection des données, mais aussi la sécurité et la défense. Leurs prérogatives sont réaffectées, selon le décret, aux ministères concernés pour assurer la continuité de leurs services et de leurs missions, une manière d'éviter la duplication des efforts et des ressources. En absorbant les fonctions des entités dissoutes, les ministères devraient renforcer leurs capacités opérationnelles, rapporte la presse locale.

Réaffectation du personnel et gestion des actifs

Selon le décret, les fonctionnaires détachés ou mis à disposition concernés par ces dissolutions devraient réintégrer leurs administrations respectives d'origine. Les agents auxiliaires verront leurs contrats terminés, et ce, conformément aux dispositions en vigueur du Code du travail. Les présidents, directeurs généraux, membres des conseils d'administration et autres responsables de ces structures verront leurs pouvoirs suspendus dès l'entrée en vigueur du décret.

En ce qui concerne les biens mobiliers et immobiliers de ces organismes, ils devraient faire l'objet d'un transfert au profit du ministère de l'Économie et des Finances, centralisant ainsi la gestion de leurs actifs. Une mesure perçue comme découlant de la politique de rationalisation des ressources de l'État, et qui permet d'administrer le patrimoine public avec une meilleure traçabilité.

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