14/06/2026 francais.rt.com  3min #317071

Haïti : des hommes armés auraient enlevé l'inspecteur général de la police avec sa famille

© X / Global OSINT

James Boyard, inspecteur général de la Police nationale d'Haïti (PNH) et directeur de cabinet du ministère de la Défense

Une personnalité sécuritaire haïtienne, la plus haute de ces dernières années, aurait été enlevée avec sa famille dans la capitale, Port-au-Prince. Les soupçons de la police se porteraient sur un gang local qui aurait déjà émis une demande de rançon, selon des sources de presse.

L'inspecteur général de la Police nationale d'Haïti (PNH) et directeur de cabinet du ministère de la Défense, James Boyard, a été enlevé avec son épouse et sa fille de 6 ans, le 11 juin, par un groupe d'hommes lourdement armés sur l'axe routier reliant Bourdon à Lalue, a rapporté la presse locale, qui a souligné que le lieu du kidnapping était pourtant qualifié de zone de haute sécurité de la capitale Port-au-Prince.

Le site d'information local Rezo Nòdwès a cité une source policière qui aurait indiqué que les ravisseurs étaient vêtus d'uniformes de la police et se déplaçaient à bord de deux véhicules tout-terrain "Zoreken". James Boyard est désormais le plus haut responsable haïtien à avoir été kidnappé au cours des dernières années dans ce pays des Caraïbes où sévissent plusieurs gangs dangereux.

Gang soupçonné et demande de rançon émise par les ravisseurs

Des sources policières, citées par la presse locale, ont fait part de leurs soupçons concernant le gang Ti Bwa, dirigé par Christ-Roi Chéry, alias "Chrisla", qui serait l'instigateur de cet enlèvement. D'autres sources de presse haïtiennes ont rapporté que l'enlèvement de ce haut cadre de la police a agité le débat sur les opérations antigang menées par les forces de l'ordre dans le fief du chef de gang Johnson André, alias "Izo", au quartier Village-de-Dieu, situé au nord de la capitale.

Une demande de rançon a rapidement été émise par les ravisseurs pour libérer les otages, mais les autorités locales, et notamment le ministère de la Défense, se sont abstenues de tout commentaire ou déclaration officielle sur cette affaire. Ce silence serait habituel, selon la presse, dans les cas d'enlèvement de hautes personnalités pour préserver les vies des otages et éviter de compromettre les négociations ou les options d'interventions sécuritaires.

Il convient de noter que les enlèvements sont assez récurrents en Haïti ces dernières années, ciblant généralement des journalistes ou encore des missionnaires étrangers. Un rapport des Nations unies a recensé 267 victimes d'enlèvements dans le pays pour la seule période entre décembre 2025 et février 2026.

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