16/06/2026 french.presstv.ir  4min #317296

Le Hamas et le Jihad islamique mettent en garde contre l'occupation d'al-Khalil

Les mouvements de résistance palestiniens Hamas et Jihad islamique ont condamné la décision d'Israël de priver la ville d'al-Khalil de pouvoirs municipaux essentiels ; une mesure qui s'inscrit dans les tentatives visant à renforcer le contrôle israélien sur les affaires administratives et civiques de la ville.

Dans des communiqués distincts publiés mardi 16 juin, les deux mouvements ont réagi à la décision du ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, d'annuler des dispositions clés du "Protocole d'Hébron" et de transférer diverses compétences administratives à al-Khalil aux responsables israéliens.

Établi en 1997, le "Protocole d'Hébron" est un cadre qui répartit les responsabilités administratives et sécuritaires entre les responsables palestiniens et israéliens dans certaines zones de la ville.

Les dernières mesures retirent à la municipalité d'al-Khalil ses pouvoirs en matière d'urbanisme et de construction, les transférant aux responsables israéliens.

Le Hamas a qualifié ces mesures d'"escalade sans précédent visant à consolider l'occupation et à étendre le contrôle" sur l'ensemble de la Cisjordanie occupée.

Le mouvement a souligné qu'al-Khalil et d'autres zones palestiniennes resteraient résistantes aux "politiques de judaisation", avant de rejeter toute tentative de modifier le statut historique ou politique de la ville.

Le Hamas a appelé les Palestiniens à accroître leur résistance et à étendre leur mobilisation aux niveaux politique, civique et populaire face à ces développements.

 Des colons israéliens ont incendié plusieurs véhicules palestiniens et tenté d'attaquer une mosquée lors d'incidents à Deir Dibwan et Burqa en Cisjordanie occupée.

De son côté, le Jihad islamique a averti que le retrait des pouvoirs de la municipalité aurait des "répercussions dangereuses" sur la gouvernance, les services publics et la vie quotidienne en Cisjordanie occupée.

Le groupe a déclaré que ces mesures suppriment de fait "toutes les compétences en matière d'urbanisme et de construction de la municipalité d'Al-Khalil" et consolident le contrôle administratif sous les responsables israéliens.

Le Jihad islamique a lié cette décision à une tendance plus large d'expansion des colonies et de politiques de déplacement forcé de population en Cisjordanie occupée.

Selon le mouvement palestinien, ces mesures sont en violation des "accords signés et des conventions internationales" régissant le statut de la ville dans le cadre des accords existants.

Le mouvement a exhorté la communauté internationale et les Nations unies à assumer leurs responsabilités juridiques et morales et à intervenir pour mettre un terme aux politiques israéliennes "fascistes", qui bafouent le droit international et les normes humanitaires.

Le Jihad islamique a également exhorté les États arabes et musulmans à s'acquitter de leur devoir sur fond du silence international persistant concernant l'évolution de la situation dans les territoires occupés.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a déclaré à plusieurs reprises que les colonies israéliennes en territoire palestinien occupé, y compris à Qods-Est, sont "dénuées de toute validité juridique" et en violation du droit international, conformément à la résolution 2334 du Conseil.

Dans un avis consultatif rendu le 19 février 2024, la Cour internationale de Justice (CIJ) a en outre confirmé l'illégalité de toutes les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée et à Qods-Est.

Les rapports de suivi de l'ONU indiquent que l'expansion des colonies s'est accélérée en 2025 et s'est poursuivie en 2026, avec l'approbation de milliers de nouveaux logements, aggravant ainsi la fragmentation territoriale des communautés palestiniennes en Cisjordanie occupée.

 Les forces d

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