Les forces de sécurité bahreïnies ont fait irruption lors d'une cérémonie de deuil commémorant le martyre de l'Imam Hussein (béni soit-il), le troisième Imam chiite, dans un village près de Manama. Cette intervention marque une nouvelle escalade dans la répression menée par le régime Al Khalifa contre la majorité chiite du pays.
Dans le cadre de la dernière phase de la répression menée par le régime bahreïni contre la population chiite du pays, les forces de sécurité du régime Al Khalifa ont fait irruption lors d'une cérémonie de deuil dans le village d'Abu Sabi, en périphérie de Manama, tôt mercredi matin.
Selon des sources bahreïnies, les forces du régime sont entrées dans le village et ont tenté d'enlever les symboles de deuil et les drapeaux noirs érigés pour commémorer le martyre de l'Imam Hussein (béni soit-il), petit-fils du grand Prophète de l'Islam (que le salut de Dieu soit sur lui et sur ses descendants).
Des jeunes du village ont confronté les forces du régime et résisté à l'opération. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent les forces de sécurité tirant des gaz lacrymogènes sur les personnes en deuil.
Le raid a eu lieu après que plusieurs quartiers de Manama ont été le théâtre de grandes cérémonies de deuil, très suivies, la nuit précédente.
Selon des observateurs, les autorités bahreïnies ont semblé éviter toute confrontation directe avec les milliers de fidèles chiites participant à ces rassemblements et ont préféré cibler une petite communauté villageoise.
Des dizaines de personnes ont été arrêtées pour avoir exprimé leur soutien à l'Iran, selon Human Rights Watch.
Ce dernier incident fait suite à des mois de répression croissante contre la majorité chiite de Bahreïn.
Depuis le début de la guerre d'agression israélo-américaine contre l'Iran, lancée le 28 février, le régime de Manama, en coordination avec le gouvernement koweïtien, a intensifié sa campagne contre les religieux, les orateurs et les militants culturels chiites. Des centaines de personnes ont été détenues, déchues de leur nationalité, emprisonnées ou expulsées du pays pour des liens présumés avec l'Iran ou un soutien à ce pays.
L'appareil sécuritaire et judiciaire bahreïni a réprimé violemment de jeunes manifestants sous de faux prétextes d'espionnage au profit de l'Iran.
Les Bahreïnis exigent, entre autres, le retrait des forces militaires américaines de Bahreïn et la fermeture de la Cinquième flotte dans ce pays insulaire.
