par Alfredo Jalife-Rahme
L'Iran et le président des États-Unis ont vaincu Israël et les soutiens de ses génocides. Par conséquent, la paix conclue par Washington et Téhéran a ouvert une nouvelle guerre, cette fois parmi les soutiens de Donald Trump pour sa succession.

Dans mon interview sur la chaîne de télévision espagnole NegociosTV (Liban : Les "Balkans du Moyen-Orient" [1]) j'ai soutenu que le "mémorandum d'Islamabad", signé par les présidents Trump (au château de Versailles) et Pezeshkian d'Iran, a secoué les entrailles du Moyen-Orient et provoqué, comme on pouvait s'y attendre, des dissensions et des fractures aux États-Unis eux-mêmes, en Israël et en Iran aussi (selon les évaluations de l'ancien diplomate britannique Alastair Crooke lors de son entretien avec le Norvégien Glenn Diesen [2]).
Comme je l'avais postulé, l'ancien président russe Dmitri Medvedev a statué que le contrôle du détroit d'Ormuz représente l'une des véritables bombes atomiques de l'Iran : "Comment la trêve entre Washington et Téhéran va se mettre en place, ce n'est pas clair. Mais une chose est sûre : l'Iran a déjà testé sa première arme nucléaire. Elle s'appelle : le détroit d'Ormuz. Son potentiel est inépuisable" [3]. Le détroit d'Ormuz s'est avéré être l'épicentre de la géoéconomie et de la géofinance de la planète. Quant à l'autre "atout nucléaire" métaphorique, celui que représente le contrôle du détroit de Bab al Mandab par les guérilleros yéménites d'Ansaralah, alliés de l'Iran, il n'a pas encore été mis en action.
En effet, l'abolition de l'ancien plan d'action conjoint (JCPOA) entre Obama et Biden et les deux guerres consécutives de Trump contre l'Iran - trois choix catastrophiques auxquels il a été incité par le Premier ministre Netanyahu - ont fini par enfoncer le président des États-Unis, qui se tient aujourd'hui au bord du "précipice économique", qui n'est pas sans rappeler la "Grande dépression économique" qu'avait provoquée Herbert Hoover, comme Trump lui-même l'a expliqué lors de sa conférence de presse pertinente, en marge du sommet du G7 à Evian. Mal conseillé par Netanyahou, Trump a épuisé toutes ses cartes militaires et n'a eu d'autre choix que de négocier avec l'Iran. Au-delà de la balkanisation de la Syrie promue par The Jerusalem Post [4], qu'Israël tente de mettre en œuvre avec pour première étape ses opérations militaires au Liban, l'accord États-Unis-Iran a irrémédiablement fracturé l'investiture présidentielle du parti républicain pour 2028 entre JD Vance (JDV) et Marco Rubio (MR).
Dans un message sur X, appartenant à Elon Musk, l'utilisateur @GeneralMCNews a posté, sans avoir encore été démenti ! : "DERNIÈRE HEURE : Elon Musk dit qu'il est d'accord avec l'avertissement de JD Vance à Israël" [5]. Le plus significatif, c'est qu'on trouve la même chose à l'adresse @ElonMusk dans un message qui souligne la chose en termes de "points valides" [6].
Le vice-président JD Vance a défendu à la fois le président Trump et l'accord, et a vivement critiqué les fanatiques talmudiques Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité (sic), et le ministre des Finances Bezalel Smotrich, sans toutefois évoquer le Premier ministre Netanyahou (gare aux représailles !). Il a averti Israël que "en ce moment, Trump est le SEUL chef d'État au MONDE ENTIER à être encore amical avec Israël, et il se trouve que Trump est aussi le chef d'État de la superpuissance mondiale." [7]. Le gouvernant israélien feu Sheldon Adelson, bien connu pour les multiples cadavres qu'abritaient ses placards [8] et sa veuve, la généticienne et en même temps philo-génocidaire Miriam Adelson, avaient soutenu l'ex-mormon pro-israélien Marco Rubio lors des primaires du Parti républicain de 2016 contre Trump [9]. Le candidat de l'époque, Trump, s'était moqué de Marco Rubio en le qualifiant de "marionnette d'Adelson" parce qu'il avait été fort bien lubrifié grâce à des importants "dons".
Le journal Israel Hayom, détenu par Miriam Adelson, vise Trump à la jugulaire - Miriam Adelson l'amatrice de génocides a été le deuxième donateur le plus important de la campagne de Trump (derrière Elon Musk, d'ailleurs), après la mort de Sheldon en 2021 - assène : "Vous auriez pu être le meilleur président de tous, mais vous avez échoué" [10], et l'e jouranl s'en prend à lui pour "être en train de trahir Israël" et, après avoir rejeté "l'accord de reddition", accuse son (ancien ?) allié Trump d'"avoir porté atteinte à la sécurité d'Israël et affaibli les États-Unis". Dans son style sarcastique assez particulier, qui témoigne peut-être d'une profonde nervosité, Trump a répondu que "Vance peut payer le prix du règlement iranien" [11]. Il reste encore beaucoup à voir...
Traduction
Maria Poumier
Source
La Jornada (Mexique)
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[1] " ÚLTIMA HORA ! Netanyahu/Israel : el MÁXIMO RIESGO para el acuerdo entre EEUU e Irán ", Alfredo Jalife-Rahme, YouTube, 20 de junio de 2026.
[2] " Alastair Crooke : A New Middle East Is Born & NATO Attacks Moscow ", Glenn Diesen, YouTube, June 20, 2026.
[3] " @MedvedevRussiaE", Dmitry Medvedev, X, April 8, 2026.
[4] " Cold war brewing in Syria as Druze, Kurds, and Alawites resist al-Sharaa's rule", Jonathan Spyer, The Jerusalem Post, June 20, 2026.
[5] " @GeneralMCNews", The General, X, June 19, 2026.
[6] " @elonmusk", Elon Musk, X, June 19, 2026.
[7] " @nicksortor", Nick Sortor, X, June 18, 2026.
[8] " El mundo a merced de dos dueños de casinos : Trump y el israelí Sheldon Adelson", Alfredo Jalife-Rahme, La Jornada, 21 de abril de 2019.
[9] " Marco Rubio leads race for donations from casino billionaire Sheldon Adelson", Peter Stone, The Guardian, 29 Oct 2015.
[10] " You could have been the greatest president of all, but you failed", Danny Zaken, Israel Hayom, June 18, 2026.
[11] " Trump cracks a joke ; Vance may pay the price on Iran", Amie Parnes, The Hill, June 20, 2026.