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Enfants de Gaza parmi les décombres d'un bâtiment détruit par les attaques israéliennes.
Un rapport onusien a conclu à un génocide commis par Israël par le ciblage des enfants dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, alertant contre l'érosion délibérée des fondements de la société palestinienne en affaiblissant sa vitalité démographique et sa capacité à préserver et exercer son droit à déterminer son avenir en tant que peuple.
La Commission d'enquête internationale indépendante des Nations unies sur le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et Israël a affirmé dans un rapport que les autorités et les forces de sécurité israéliennes ont délibérément ciblé des enfants palestiniens, entraînant un génocide, des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre dans la bande de Gaza et des crimes de guerre en Cisjordanie. La Commission onusienne a réaffirmé que le ciblage délibéré d'enfants fait partie des éléments clés établissant l'intention génocidaire des autorités et des forces de sécurité israéliennes visant la destruction, partielle ou totale, des Palestiniens à Gaza.
Srinivasan Muralidhar, président de la Commission onusienne, a déclaré : "Les preuves démontrent que des enfants palestiniens ont été délibérément pris pour cible et tués par les forces de sécurité israéliennes", ajoutant que "même après le cessez-le-feu d'octobre 2025, des enfants continuent d'être tués et grièvement blessés, Israël persistant à bafouer le cessez-le-feu et la protection que le droit international doit aux enfants palestiniens".
Environ 30 % des personnes tuées à Gaza depuis le début de la guerre étaient des enfants
Le rapport a précisé qu'entre le 7 octobre 2023 et le 7 octobre 2025, "au moins 20 179 enfants ont été tués et 44 143 blessés en raison directe des hostilités à Gaza", ces chiffres représentent 30 % des personnes tuées et 26 % des personnes blessées durant cette période, selon la même source.
Dans un même contexte, la Commission a alerté sur le fait que les graves blessures physiques et mentales, les traumatismes de masse, l'orphelinat, la séparation, le handicap, les déplacements répétés, la famine et l'effondrement des systèmes d'éducation et de santé ont porté atteinte à l'enfance et continueront d'affecter les enfants de Gaza tout au long de leur vie.
"Les enfants palestiniens ne s'en remettront pas du jour au lendemain"
Énumérant une longue liste de violations israéliennes, la Commission onusienne a pointé les arrestations et la torture des enfants palestiniens, entre autres formes graves de mauvais traitements dans les prisons et les centres de détention israéliens. Une politique d'humiliation et d'oppression collectives persistante et discriminatoire a aussi été soulignée par le rapport.
Israël a aussi ciblé des centres de soins néonatals et maternels à Gaza compromettant directement la survie des nouveau-nés et l'avenir reproductif des Palestiniens, a conclu la Commission. La famine causée par le blocus imposé par Israël a été une cause directe de la mort d'enfants palestiniens et a gravement affecté la santé de nombreux autres, les privant de nutriments essentiels et augmentant les risques de maladies dans un contexte de vaccination réduite, d'insécurité alimentaire et de destruction des services de santé.
À Gaza, comme en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, le démantèlement et la destruction des orphelinats et des établissements scolaires ont pénalisé le développement cognitif, social et émotionnel des enfants, perturbant les fondements de la société palestinienne, dénonce le rapport. "Même si les bombes et les armes cessent de frapper Gaza et la Cisjordanie, les enfants palestiniens ne s'en remettront pas du jour au lendemain", a déclaré Srinivasan Muralidhar. "La destruction de leur santé, de leur éducation et de leur développement est irréversible", a-t-il déploré.
Le ciblage des enfants, un outil d'Israël pour éroder les fondements de la société palestinienne
La Commission onusienne a explicitement accusé Israël d'éroder les fondements de la société palestinienne, en ciblant les enfants, affaiblissant ainsi sa vitalité démographique et sa capacité globale à préserver et à exercer son droit à déterminer son avenir en tant que peuple. À ce propos, Srinivasan Muralidhar a indiqué que "la protection, la prise en charge et la survie des enfants palestiniens sont indissociables du droit du peuple palestinien à l'autodétermination". "En ciblant les enfants, Israël s'attaque à la capacité même du peuple palestinien d'exister et de décider de son avenir", a-t-il expliqué.
"Israël rejette cette calomnie diffamatoire"
Réagissant au rapport, la mission israélienne à Genève a réfuté les conclusions du rapport qualifié de "deuxième rapport diffamatoire" de la Commission. "Israël rejette cette calomnie diffamatoire", lit-on dans son communiqué, qui a affirmé que si "chaque enfant mérite d'être protégé", le rapport a cependant ignoré "les tactiques brutales du Hamas".
Il convient de noter que le premier rapport de la Commission onusienne rendu en septembre 2025 avait conclu à l'existence de motifs raisonnables de conclure qu'Israël avait commis un génocide contre les Palestiniens à Gaza, indiquant que l'État hébreu avait commis quatre des cinq actes interdits définissant le génocide en vertu de la Convention de 1948 sur le génocide, notamment les meurtres, les atteintes graves à l'intégrité physique et mentale, la création de conditions visant à détruire un groupe et l'imposition de mesures visant à empêcher la reproduction du groupe.