
Par PressTV, le 24 juin 2026
Le Sénat américain a approuvé une résolution sur les pouvoirs de guerre visant à empêcher le président Donald Trump de mener une action militaire contre l'Iran sans l'autorisation du Congrès, ce qui constitue une réprimande politique significative à l'égard de l'aventurisme militaire du gouvernement.
La mesure a été adoptée mardi par 50 voix contre 48, quatre sénateurs républicains se joignant aux démocrates pour soutenir la résolution.
Les sénateurs républicains Susan Collins (Maine), Lisa Murkowski (Alaska), Bill Cassidy (Louisiane) et Rand Paul (Kentucky) ont fait dissidence au sein de leur parti pour soutenir la mesure, tandis que le sénateur démocrate John Fetterman (Pennsylvanie) a voté contre.
Le président américain Donald Trump. (Archives)
Au Sénat, des républicains prennent leurs distances avec Trump sur la guerre contre l'Iran
Le Sénat américain a fait progresser une résolution visant à exiger le retrait des forces impliquées dans la guerre contre l'Iran.
La résolution obligerait le président à solliciter l'autorisation du Congrès avant d'utiliser la force militaire contre l'Iran.
Le vote du Sénat fait suite à l'approbation de cette même mesure par la Chambre des représentants plus tôt ce mois-ci.
Bien que la résolution n'ait pas force de loi et ne nécessite pas la signature du président, son adoption constitue une expression formelle de l'opposition du Congrès à une telle agression militaire.
Le 7 avril, Donald Trump a annoncé un cessez-le-feu dans la dernière vague d'agressions américano-israéliennes non provoquées contre la République islamique d'Iran.
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Cette annonce est intervenue après au moins une centaine de vagues de frappes iraniennes décisives et réussies contre des cibles américaines et israéliennes sensibles et stratégiques dans toute la région.
Elle a également suivi la fermeture par Téhéran du détroit d'Ormuz, une décision qui a provoqué une onde de choc sur les marchés mondiaux de l'énergie.
Téhéran et Washington ont récemment signé un mémorandum d'entente visant à mettre fin au cycle issu de l'agression.
Dimanche et lundi, les deux parties ont tenu des discussions en Suisse sur l'application du mémorandum d'entente, tandis que la République islamique d'Iran souligne le respect par l'autre partie de ses obligations en vertu de cet accord.
L'Iran a notamment insisté sur la cessation des agressions sur tous les fronts, y compris au Liban, la reconnaissance et le maintien de la souveraineté de la République islamique d'Iran sur le détroit d'Ormuz, la levée des sanctions illégitimes et le dégel des avoirs du pays.