25/06/2026 francais.rt.com  2min #318199

Rdc : une mystérieuse maladie dans le Kwilu finalement attribuée au paludisme

© James Gathany Source: AP

Une femelle moustique Anopheles gambiae vecteur connu du paludisme. [Photo d'illustration]

Une série de décès survenus depuis la fin mai dans le territoire de Bulungu a initialement fait craindre l'apparition d'Ebola. Les analyses sanitaires ont finalement confirmé qu'il s'agissait de cas de paludisme, une maladie endémique encore mal prise en charge dans la région.

Dans la province du Kwilu, à l'ouest de la République démocratique du Congo, une alerte sanitaire a suscité une vive inquiétude ces derniers jours. Douze décès ont été enregistrés depuis la fin du mois de mai dans le territoire de Bulungu, provoquant la fuite de plusieurs habitants vers des localités voisines par crainte d'une épidémie.

Face à la multiplication des cas et aux symptômes observés - fièvre, maux de tête, douleurs abdominales et vomissements - les autorités locales ont d'abord redouté la présence du virus Ebola, alors qu'une épidémie sévit déjà dans l'est du pays.

Une suspicion d'Ebola rapidement écartée

Les premiers cas ont été signalés le 31 mai dans le village de Mukulubiala, dans le secteur de Niadi-Nkara. Très vite, les décès se sont accumulés, alimentant les inquiétudes des populations et des responsables locaux. L'affaire a pris de l'ampleur sur les réseaux sociaux, poussant les autorités sanitaires à intervenir sur place.

Le médecin chef de la zone de santé de Bulungu s'est rendu dans le village pour évaluer la situation. Selon les premières observations, plusieurs patients présentant des symptômes similaires ont été pris en charge, certains, guéris, ont déjà pu quitter les structures de soins.

Le paludisme confirmé par les analyses

Des prélèvements ont ensuite été envoyés à l'Institut national de recherche biomédicale (INRB) à Kinshasa pour analyse. Contacté, le directeur général de l'INRB, le professeur Jean-Jacques Muyembe, a confirmé que les échantillons reçus ne révèlaient aucun cas d'Ebola.

Les résultats indiquent qu'il s'agit de cas de paludisme, une maladie très répandue dans cette région mais encore fréquemment sous-diagnostiquée ou mal traitée.

Cette conclusion permet d'écarter, pour l'heure, l'hypothèse d'une nouvelle épidémie virale. Toutefois, les autorités sanitaires appellent à la prudence. Une équipe médicale d'une dizaine de spécialistes doit se rendre sur place afin de procéder à de nouveaux prélèvements et renforcer la surveillance épidémiologique.

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