28/06/2026 french.presstv.ir  2min #318485

Les Pme françaises fragilisées par la crise du détroit d'Ormuz risquent la défaillance

La flambée des prix du pétrole, due à la fermeture du détroit d'Ormuz, a fortement touché l'économie française, et plus particulièrement les petites et moyennes entreprises françaises. Plusieurs secteurs comme la construction ou l'agroalimentaire n'ont pas été épargnés.

Des défaillances d'entreprises de 20 à 100 salariés qui s'accélèrent. Malgré la réouverture progressive du détroit d'Ormuz, l'économie française se retrouve fortement touchée. En effet, l'explosion du prix du pétrole a pénalisé un certain nombre de petites et moyennes entreprises. "Moi, je fais du conseil en entreprise. Je fais à peu près 1 000 kilomètres par semaine. J'ai une petite structure et c'est vrai qu'un gasoil à 2 euros et des broutilles, ça impacte ma trésorerie ; ça, c'est clair", confie Bertrand Cordier à RFI.

De nombreux secteurs ont été fortement touchés. C'est notamment le cas de l'agroalimentaire, dans lequel le prix des emballages plastiques a explosé. "On fait beaucoup de plats cuisinés en barquettes et ça a pris une fois 12 % en mars, et ça a repris 15 % au mois de juin, en lien avec le détroit d'Ormuz et au pétrole", déplore Dominique Sabot, fabricant de terrines fromagères dans le Cantal.

Même cas de figure dans la construction puisque des matières premières industrielles importées ont vu leur prix grimper, comme le précise Didier Massy, couvreur et président des Entrepreneurs de Nouvelle-Aquitaine. Le professionnel évoque l'impact sur "les tuiles de couverture, les PVC d'habillage, le zinc, l'aluminium". "Ils ont augmenté de 15 à 30 %", explique-t-il. Ainsi, ces PME ne peuvent répercuter ces hausses sur leurs tarifs.

Pour rappel, le détroit d'Ormuz concentre une part essentielle des flux énergétiques mondiaux : près d'un quart du commerce maritime de pétrole et 20 % du gaz naturel liquéfié y transitent habituellement. Près de 80 % des entreprises qui ont été impactées lors de sa fermeture comptent moins de 50 salariés et disposent souvent de peu d'alternatives fournisseurs.

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