Ibrahim Traoré, président de la Confédération des États du Sahel (AES), a reçu ce lundi 29 juin à Ouagadougou les chefs des parlements des trois pays membres, leur accordant son aval pour accélérer la mise en place de la première session confédérale.
"Dans les jours à venir, nous procéderons à la désignation des députés et convoquerons la session [du Parlement confédéral] dans les plus brefs délais", a déclaré Ousmane Bougouma, président de l'Assemblée législative du Peuple du Burkina Faso, à l'issue de la rencontre.
Compléter l'architecture institutionnelle de l'AES, offrir une représentation directe des peuples, contrôler l'action confédérale, informer les citoyens sur les dossiers en cours et porter leur voix au sein de l'espace sahélien figurent parmi les missions du Parlement confédéral.
Cette audience intervient au terme d'un processus institutionnel entamé il y a plusieurs mois. En août 2025, un atelier réunissant parlementaires et experts des trois pays avait produit les avant-projets du Protocole additionnel et du Règlement intérieur des sessions confédérales, conformément aux articles 16 et 18 du Traité de la Confédération. Les 18 et 19 septembre 2025, les trois présidents des parlements s'étaient ensuite retrouvés à Ouagadougou pour examiner et adopter ces textes, avant de les remettre au Capitaine Traoré pour transmission aux autres chefs d'État. La Conférence des Chefs d'État avait alors officiellement entériné ces documents lors de son sommet du 23 décembre 2025 à Bamako.
La réunion de ce lundi 29 et mardi 30 juin 2026 à Ouagadougou prolonge directement cette dynamique, avec pour objectif de définir le calendrier opérationnel du Parlement et de lancer la désignation des futurs députés confédéraux.
La désignation des parlementaires appelés à siéger lors de la première session confédérale constitue désormais l'étape immédiatement attendue, selon les déclarations du Dr Bougouma. Aucune date formelle n'a été arrêtée publiquement à ce stade, mais les trois présidents de parlement ont indiqué vouloir agir "dans les plus brefs délais", avec l'appui explicite du président de la Confédération.
Le Niger a officiellement enclenché la procédure de retrait de la Cour pénale internationale (CPI), marquant une nouvelle étape dans la redéfinition de ses relations avec les institutions internationales.
