01/07/2026 les-crises.fr  6min #318756

Des militants de la flottille pour Gaza témoignent de violences physiques pendant leur détention en Israël

Adalah - le Centre juridique pour les droits de la minorité arabe en Israël - indique que de nombreux militants internationaux arrêtés pour avoir tenté de franchir le blocus israélien de Gaza affirment avoir été victimes de violences extrêmes et d'humiliations sexuelles, précisant que plusieurs d'entre eux ont subi de graves blessures.

Source :  Haaretz, Nir Hasson, Associated Press
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Une organisation israélienne de défense des droits de l'homme a affirmé mercredi que de nombreux participants à la flottille à destination de Gaza, qui avaient été arrêtés par Israël en début de semaine, avaient fait état de violences extrêmes, d'humiliations sexuelles et de blessures graves infligées par les forces israéliennes.

Une équipe juridique d'Adalah (le Centre juridique pour les droits de la minorité arabe en Israël), accompagnée d'avocats bénévoles, a rencontré des centaines de participants à la flottille au port d'Ashdod et a recueilli leurs témoignages. Selon Adalah, ces témoignages révèlent une nouvelle tendance aux violences physiques intentionnelles de la part des autorités israéliennes.

Selon Adalah, au moins trois personnes ont dû être hospitalisées en raison de blessures causées par les violences, et des dizaines de participants ont présenté des symptômes laissant soupçonner des fractures des côtes et des difficultés respiratoires.

Il a également été rapporté qu'outre les violences infligées aux militants lors de la saisie de leurs bateaux et de leur transfert vers le port, les autorités les ont contraints à marcher courbés en deux et à rester à genoux pendant de longues périodes.

Les détenus ont été transférés du port d'Ashdod à la prison de Ketziot, où les audiences en vue de leur expulsion devraient débuter jeudi matin.

Mercredi également, le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, s'est attiré les foudres du Premier ministre Benjamin Netanyahou et a suscité une vive polémique à l'étranger après avoir diffusé des vidéos dans lesquelles il se moquait des militants de la flottille placés en détention pour avoir tenté de briser le blocus israélien de Gaza, leur déclarant qu'ils devraient être emprisonnés pour longtemps.

Netanyahou a déclaré que, bien qu'Israël ait tout à fait le droit d'arrêter les "flottilles provocatrices de partisans des terroristes du Hamas", la manière dont Ben-Gvir a traité les militants "n'était pas conforme aux valeurs et aux normes d'Israël".

Ben-Gvir a publié mercredi des vidéos le montrant en train de se promener parmi certains des quelque 430 détenus. Sur l'une d'elles, on voit des militants, les mains liées derrière le dos, à genoux, la tête touchant le sol, à l'intérieur de ce qui semble être une zone de détention improvisée et sur le pont d'un navire.

"Bienvenue en Israël, c'est chez nous ici", déclare Ben-Gvir en agitant un grand drapeau israélien. Un militant menotté crie "Libérez la Palestine" alors que Ben-Gvir passe à côté de lui et est immédiatement plaqué au sol par les agents de sécurité.

La ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, a déclaré que cette vidéo "enfreignait les normes les plus élémentaires de respect et de dignité" en matière de traitement des personnes et a exigé des explications de la part des autorités israéliennes.

L'Italie a dénoncé le traitement réservé aux militants détenus, le qualifiant de violation de la dignité humaine, et a qualifié les vidéos de Ben-Gvir d'"inacceptables". Elle a également convoqué l'ambassadeur d'Israël à Rome pour protester contre le traitement réservé aux détenus italiens et exiger leur libération immédiate. La ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anand, a déclaré avoir donné instruction à ses collaborateurs de convoquer l'ambassadeur d'Israël à Ottawa.

La Turquie et la Grèce ont toutes deux condamné la manière dont Israël a traité les militants. Le ministère turc des Affaires étrangères a déclaré que ce comportement "démontrait ouvertement au monde entier la mentalité violente et barbare" du gouvernement israélien. Le ministère grec des Affaires étrangères a qualifié les agissements de Ben-Gvir d'"inacceptables et tou à fait condamnables" et a indiqué avoir déposé une protestation officielle.

Le groupe terroriste palestinien Hamas a dénoncé Ben-Gvir pour les "scènes de maltraitance et d'humiliation" infligées aux militants, affirmant qu'elles témoignaient de la "décadence morale et du sadisme" d'Israël.

Source :  Haaretz, Nir Hasson, Associated Press, 21-05-2026

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises


"Inacceptable" : les dirigeants mondiaux convoquent les ambassadeurs israéliens suite à la vidéo de Ben-Gvir ridiculisant les militants de la flottille pour Gaza

Au moins six pays ont convoqué mercredi leurs ambassadeurs israéliens à la suite de la publication d'une vidéo par le ministre d'extrême droite chargé de la sécurité nationale, dans laquelle on voit des membres d'une flottille à destination de Gaza, interceptée et dont les membres ont été placés en détention, être traînés à travers un port israélien

Source :  Haaretz, Reuters
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Plusieurs dirigeants mondiaux ont convoqué mercredi leurs ambassadeurs israéliens et ont vivement critiqué une vidéo publiée par Itamar Ben-Gvir, ministre d'extrême droite chargé de la Sécurité nationale en Israël, dans laquelle on voit des participants à une flottille à destination de Gaza, interceptée et dont les membres ont été arrêtés, ligotés et traînés à travers le port d'Ashdod, dans le sud d'Israël.

"Voilà comment nous accueillons ceux qui soutiennent le terrorisme. Bienvenue en Israël", a écrit Ben-Gvir dans un message publié sur X, accompagné d'une vidéo montrant des policiers israéliens masqués maîtrisant les militants, les déplaçant de force à l'intérieur d'un bâtiment, les alignant dans un entrepôt et les obligeant à s'agenouiller, les mains attachées dans le dos avec des attaches en plastique.

"Am Israel Chai", a déclaré Ben-Gvir en se moquant des militants menottés.

L'Italie, la France, le Canada, la Belgique, les Pays-Bas et le Royaume-Uni ont convoqué leurs ambassadeurs israéliens pour obtenir des éclaircissements et ont exigé des excuses.

Dans la vidéo, on voit des policiers masqués pousser les militants de la flottille au sol, les forcer à se mettre à quatre pattes et les traîner sur le sol.

La vidéo montre également les militants contraints de s'agenouiller sur un sol métallique, dans une zone non ombragée, pendant que l'hymne national israélien retentit, entourés de conteneurs et de barbelés, sous la surveillance d'agents armés de la police des frontières. À la fin de la vidéo, on entend une femme supplier et crier, tandis que Ben-Gvir déclare à la caméra : "Ne vous laissez pas perturber par leurs cris."

La vidéo montre un membre des forces de sécurité plaquant au sol un militant qui scande "Libérez la Palestine", tandis qu'on entend en arrière-plan des cris "Silence, silence". Ben Gvir, qui se tient à proximité, est filmé en train de dire aux forces de sécurité "beau travail". On voit ensuite le ministre agiter le drapeau israélien et crier "Bienvenue en Israël, c'est chez nous ici".

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Source :  Haaretz, Reuters, 20-05-2026

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