
par Tyler Durden
La chasse à l'homme se poursuit, principalement en France mais aussi en Italie voisine, pour retrouver l'auteur de l'attentat à la bombe par colis perpétré lundi contre un oligarque ukrainien en exil et sa famille, dans leur immeuble de luxe à Monaco.
Les victimes - Vadym Iermolaiev, sa "compagne" (ou son épouse, selon des informations contradictoires) et son enfant de 13 ans - ont toutes survécu à l'explosion, mais Iermolaiev et sa compagne ont été grièvement blessés et se trouvent dans un état critique. Le présumé assassin aurait été vu en train de fuir vers la frontière française, après quoi "des dizaines de policiers ont été déployés à Monaco, tandis que deux hélicoptères et une trentaine de gendarmes ont ratissé la France voisine à la recherche d'un homme qui avait déposé un colis dans un immeuble résidentiel près de la frontière, selon la police et la gendarmerie".
Étant donné qu'Iermolaiev avait été déclaré depuis longtemps ennemi de l'État ukrainien et qu'il fait l'objet de sanctions depuis des années en raison de ses nombreuses activités commerciales en Crimée, les services de renseignement ukrainiens sont désormais sous les feux des projecteurs pour leur implication potentielle dans l'attentat à la bombe de Monaco - une première de ce genre dans cette petite principauté fortunée.
Le Figaro rapporte que l'enquête se concentre sur la police secrète de Zelensky (SBU) dans le cadre de l'attentat à la bombe de Monaco : "Selon plusieurs sources concordantes du Figaro, les enquêteurs se penchent sur l'hypothèse selon laquelle l'attentat aurait été orchestré par le SBU, les services de renseignement ukrainiens".
L'article poursuit : "Vadim Ermolaev, un riche homme d'affaires résidant à Monaco depuis 2021, comme l'a précisé le juge d'instruction, s'était distancié de son pays d'origine, échangeant sa nationalité ukrainienne contre un passeport chypriote en 2019, avant d'être visé par des sanctions personnelles imposées par Kiev en décembre 2023".
Et Le Figaro ajoute :
D'après nos informations, l'attaque semble avoir été davantage un "avertissement" qu'une tentative délibérée d'assassinat.
Cependant, la police a qualifié l'incident d'"explosion puissante" - si violente que la compagne (ou l'épouse) d'Iermolaiev a perdu une partie de ses jambes, selon certaines sources.
Wow ! Le Figaro reports that investigation focuses on Zelensky's secret police (SBU) in Monaco bomb attack that injured exiled Ukrainian oligarch and his family:"According to several concurring sources at Le Figaro, investigators are focusing on the possibility that the attack... t.co pic.twitter.com/TFdHk9sJPb
- Ivan Katchanovski (@I_Katchanovski) June 30, 2026
D'après des informations supplémentaires sur le passé de ce magnat ukrainien :
"Iermolaiev est un promoteur immobilier né et ayant grandi dans la ville ukrainienne de Dnipro. Sa société, le groupe Alef, possède également des intérêts dans l'agriculture et la production de vodka. En 2018, l'oligarque a renoncé à son passeport ukrainien et a acquis la citoyenneté européenne à Chypre. Outre Monaco, il se rend fréquemment à Londres et à Paris.
En 2022, le journal Ukrainskaya Pravda a identifié l'oligarque comme un membre du "bataillon de Monaco", une référence ironique aux Ukrainiens fortunés qui mènent une vie confortable à l'étranger tandis que leurs concitoyens subissent quotidiennement les attaques de drones et de missiles russes. Iermolaiev menait la grande vie et conduisait une Bentley Flying Spur d'une valeur de 250 000 livres sterling, a-t-il noté.
L'année suivante, l'Ukraine a imposé des sanctions personnelles à Iermolaiev à la suite d'une enquête menée par l'agence de sécurité nationale ukrainienne (SBU). Celle-ci a indiqué que l'oligarque, âgé de 58 ans, continuait à faire le commerce d'alcool en Crimée occupée et versait des millions de dollars d'impôts au Trésor russe. Ses avoirs ont été gelés et il s'est vu interdire toute activité commerciale".
Alors que la Russie est depuis longtemps accusée de déployer en Europe des escadrons d'assassins liés aux services de renseignement pour traquer ses ennemis politiques, on reconnaît de plus en plus ces derniers temps que l'Ukraine mène sa propre "guerre sale" d'assassinats, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la Russie.
source : ZeroHedge via Crashdebug