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L'armée israélienne dans la bande de Gaza.
Israël évoque la possibilité de créer des colonies à Gaza après la guerre, sous l'impulsion de responsables de droite. Ces projets sont dénoncés au regard du droit international et du risque de déplacement des populations palestiniennes. Le débat est aussi influencé par des enjeux politiques internes israéliens et par les réactions internationales.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et son ministre des Finances d'extrême droite Bezalel Smotrich ont récemment laissé entendre la possibilité d'une reprise de projets de colonies israéliennes dans la bande de Gaza, ravagée par près de trois années de guerre, a rapporté un article d'Al-Jazeera le 4 juillet. Des déclarations publiques et des signaux politiques ont renforcé l'idée que des plans d'implantations pourraient être à l'étude, notamment dans le nord du territoire.
Selon plusieurs responsables politiques israéliens, le ministère des Finances aurait déjà préparé des scénarios pour de futures colonies, dans l'attente d'un feu vert du chef du gouvernement. Benjamin Netanyahou, sans confirmer explicitement, n'a pas exclu cette option, alimentant les spéculations sur un changement stratégique majeur concernant l'avenir de Gaza. Ces positions s'inscrivent dans un contexte politique interne marqué par la pression des partis d'extrême droite au sein de la coalition gouvernementale.
Vers un déplacement de la population gazaouie ?
Les colonies israéliennes sont considérées comme illégales au regard du droit international, notamment en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. La perspective d'une extension à Gaza ravive ainsi des tensions diplomatiques déjà fortes, alors que le territoire a été largement détruit par les bombardements et les opérations militaires, rendant possible, selon certains partisans, une reconfiguration complète de l'espace.
Les défenseurs de ces projets évoquent une logique de sécurité et de création de zones tampons entre Israël et Gaza. À l'inverse, des ONG, juristes et observateurs internationaux dénoncent une politique susceptible d'accélérer le déplacement forcé des populations palestiniennes et de compromettre durablement toute solution politique à deux États.
Dans le débat israélien, ces annonces interviennent aussi dans un contexte électoral tendu. Certains analystes estiment que ces déclarations peuvent répondre à des calculs politiques internes, notamment pour mobiliser l'électorat nationaliste et renforcer des positions fragiles au sein de la coalition.