06/07/2026 dedefensa.org  7min #319283

Les aventures navales du sénateur Kennedy

 Journal dde.crisis de Philippe Grasset  

6 juillet 2026+ - Khomeini Sr., l homme qui refusait la fabrication, de l'arme atomique et nucléaire au nom de son interprétation du Coran, sera-t-il la cause de la décussions de l'Iran de produire un armement atomique/nucléaire ? Bion que cc soit opérationnellement improbable, c'est symboliquement probable dans des pays où le symbole couronne ou annonce l'accomplissement. Ironie plus grande encontre, c'est à l'occasion de ses funérailles réunissant 20 millions et plus de fidèles que la chose pourrait s'accomplir, ou, dans tous les cas, prendre germe..

D'ailleurs, le symbole évolutif n"a pas manqué. allant  jusqu'à une déclaration du porte-parole de la commission de la défense de la Chambre :

"Une autre option dans l'éventualités d'une nouvelle attaque (contre la célébration) serait celle d'un enrichissement de n,otre urnium à 90%. Nous examinerons cetteoption au Parlement."

Il faut noter combien cette déclaration, d'une autre manière mais parallèlement à la  première intervention, rompt résolument avec les usages de bienséance (!) (plus que les obligations) des relations internationales. C'est désormais le point de vue iranien : tant pis pour les normes internationales, seuls comptent nos intérêts devant de tels bandits (les Amérisraéliens)

Pendant ce temps les Russes

La Russie avait une imposante délégation à Téhéran, avec à sa tête Dimitri Medvedev en sa qualité de président du Conseil de Fédense russe, et donc n°2 du pouvoir juste derrière Poutine. Il s'est conduit avec mesure, bien loin de l'attitude polémique et vigoureuse qu'il eut dans ses post durant la guerre en Ukraine. A son retour, il ne fut point avare de confidences, notamment ici avec 'Hindustan Times'...

"Je crois que l'Iran possède dans son arsenal non seulement l'arme nucléaire, mais aussi une arme thermonucléaire : le détroit de Bab el-Mandeb, qui pourrait servir à bloquer tout approvisionnement en pétrole et autres cargaisons en cas de conflit militaire.

L'Iran a traversé cette terrible épreuve avec honneur. J'ai déclaré récemment que, plutôt que des armes nucléaires, l'Iran a découvert une autre arme, tout aussi redoutable : le détroit d'Ormuz. Ce détroit jouit d'un statut international complexe, lié à la fois à l'Iran et à Oman, et à la gestion du passage. En bloquant le trafic, l'Iran a incontestablement démontré sa puissance, et des discussions sont en cours, donnant lieu à des accords sur le fonctionnement futur de ce détroit.

La visite de notre délégation russe en Iran, sur instruction directe du chef de l'État, était consacrée aux hommages rendus au Guide suprême de l'Iran, le grand ayatollah Sed Ali Kamani, tombé en martyr lors d'attaques américaines. Naturellement, la situation actuelle a également été abordée lors de cette visite. J'ai eu une conversation avec le président Pizashkan et je lui ai également transmis les condoléances du président de la Fédération de Russie. Actuellement, l'Iran et nous sommes liés par un traité spécial, un traité de partenariat stratégique. Et c'est dans le cadre de ces accords que nos relations se développent. Globalement, la situation générale en Iran m'a fait une impression tout à fait favorable. La capitale vit et se développe malgré la présence, sur son territoire, de quartiers entiers détruits par les bombardements américains. Il n'y avait aucune raison valable pour cette attaque américaine."

Belle déclaration, aussitôt interprétée par certains dans un sens plutôt polémique,; mais toujours sur un ton apaisé, presque pince-sans rire. Ainsi, lorsqu'il dit :

"Je crois que l'Iran possède dans son arsenal non seulement l'arme nucléaire, mais aussi une arme thermonucléaire : le détroit de Bab el-Mandeb..."

Car certains y ont vu l'affirmation que l'Iran avait larme nucléaire, bien que, dans sa logique, Bab el Mandeb la dépasse largement puisque thermo-nucléaire. La chose était suggérée par ceux qui avaient fait l'hypothèse que la Russie était sur le point, ou avait d'ores et déjà livré des armes nucléaires à l'Iran. Bien entendu, on ne se battra pas pour obtenir confirmation ni pour croire les yeux fermés à un démenti. Pae contre, ce que tout cela nous dit dans le domaine de la guerre de l'information, c'est que la possession, voire l'Usage de l'arme nucléaires est dans toutes les équations hypothétiques.

D'une certaine façon, et sachant qu'ils ne peuvent rien faire pour freiner les Iraniens, les Russes laissent faire et semblent même admettre que c'est peut-être un avantage... Car, si c'est le cas, c'est une sorte de feu vert pour eux, pour utiliser du nuke en marge de l'Ukraine, par exemple contre la Lettonie. Ce que veulent les Russes, c'est un laisser-passer fourni par un autre effectuant une"première"dans l'utilisation, notamment d'une façon préemptive , du nucléaire ; et cet"autre", si possible devant être un ami.

Très bien, on vous laisse là car l'on a assez fait de galipettes et d'hypothèses un peu folles dans une époque si ordonnée, dont on sait que jamais n'y surviennent de de telles choses.

Le sénateur Kennedy et l'histoire maléfique de l'Iran

On passe maintenant au sénateur républicain John Kenndt, au nom si prestigieux. On commence par cette déclaration, qui entend nous faire comprendre que ce qu'il arrive à l'Iran est totalement justifié par l'histoire :

"Le problème réel au Moyen-Orient, depuis toujours [fotrever], c'est l'Iran ".

Ah bon ? Le sénateur Kennedy que nous connaissions depuis longtemps comme un homme de bon sens et de mesure, nous sort ce jugement qui fait fi du bon sens et de la mesure, et surtout de la culture. Se rappelle-t-il que la longue guerre sur mer (en Méditerranée), menée par les pays occidentaux commerçants, dont les USA à diverses reprises, le fut souvent sein d'une alliance de facto des pays européens commerçants, dans le but de débarrasser cette mer de la plaie des pirates barbaresques qui durait depuis des siècles, aussi bien au large du Maghreb qu'au large du Moyen-Orient. Or, sénateur, les Barbaresques étaient tout ce qu'on veut, et essentiellement arabes. Pas un seul Iranien parmi eux.

Alors, petit rappel obtenu des bons soins de l'IA, de l'attitude l'Irande l'Antiquité jusqu'au XIXème siècle."Forever", le"problème"iranien" ? "You're joking, Senator".. ?

  • "L'attitude de l'Iran (historiquement connu comme la Perse) vis-à-vis de l'Occident a oscillé entre conflits frontaux et fascination culturelle, évoluant d'une position de superpuissance rivale dans l'Antiquité à une position de dépendance économique et de semi-colonisation face aux empires européens au XIXème siècle.
  • 1. L'Antiquité : Rivalité et confrontation (Vème siècle av. J.-C. - VIIème siècle ap. J.-C.)
  • Les guerres médiques et Alexandre : L'Antiquité a été marquée par de violents conflits, à l'image des guerres opposant l'Empire achéménide aux cités grecques, puis de la conquête d'Alexandre le Grand qui mit fin au premier empire perse.
  • L'ère romaine et byzantine : Par la suite, les empires parthe et sassanide se sont érigés en puissances hégémoniques. L'Iran a infligé des défaites historiques à Rome (comme à Carrhes en 53 av. J.-C.), avant d'entamer des siècles de guerres incessantes contre l'Empire romain d'Orient (Byzance) pour le contrôle de la Mésopotamie et du Levant.
  • 2. Le Moyen Âge et l'Époque moderne : Diplomatie et commerce (VIIème - XVIIIème siècle)
  • Les échanges diplomatiques : Après la conquête arabo-musulmane, les liens directs entre la Perse et l'Europe se sont distendus mais n'ont jamais cessé. Dès l'époque mongole (Ilkhanat) et surtout sous la dynastie des Safavides (à partir du XVIe siècle), les souverains iraniens (comme Shah Abbas Ier) ont cherché des alliances avec les puissances chrétiennes (Espagne, Angleterre, France) pour contrer leur ennemi commun, l'Empire ottoman.
  • Fascination réciproque : Les voyageurs, missionnaires et diplomates européens ont développé une grande admiration pour l'art, les jardins et le raffinement de la cour persane, tandis que l'Iran s'ouvrait timidement au savoir technique occidental.
  • 3. Le XIXème siècle : Déclin et ingérence occidentale
  • Le"Grand Jeu": Au cours du XIXème siècle, sous la dynastie Qajar, la position de l'Iran s'est inversée. Le pays, en déclin, est devenu un pion géopolitique stratégique au centre de la rivalité opposant la Russie impériale (au nord) et l'Empire britannique (au sud).
  • Ingérence et dépossession : L'Occident a imposé des traités très défavorables et humiliants à l'Iran, comme le Traité de Turkmenchay en 1828 (perte de territoires au profit de la Russie), et a commencé à accaparer l'économie nationale (telle que la concession pétrolière de 1901). Cette période a profondément nourri la méfiance et le sentiment d'ingérence étrangère dans la conscience collective iranienne."

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