Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a fustigé les États-Unis pour les graves violations du mémorandum d'entente qu'ils avaient commises, soulignant que "l'ère du chantage et de l'extorsion" pratiqués par Washington est bel et bien révolue.
Évoquant les violations liées au détroit d'Ormuz, au rétablissement des sanctions sur les exportations pétrolières iraniennes, aux attaques menées contre le sud de l'Iran ainsi qu'à la poursuite de l'agression militaire israélienne au Liban, M. Ghalibaf a affirmé, mardi soir, que les agissements de Washington ne parviendraient pas à ébranler la détermination de l'Iran.
"Violations majeures du mémorandum d'entente par les États-Unis : 1. Violation des engagements concernant le détroit d'Ormuz ; 2. Rétablissement des sanctions pétrolières ; 3. Attaques contre le sud de l'Iran ; 4. Poursuite de l'agression du régime sioniste au Liban", a écrit le président du Parlement iranien sur son compte X.
"L'ère du chantage et de l'extorsion est révolue. Ces méthodes ne mènent à rien. Nous ne céderons pas", a-t-il affirmé.
Le CGRI affirme avoir frappé 85 cibles militaires américaines à Bahreïn et au Koweït et abattu un drone MQ-9.
Le 17 juin, l'Iran et les États-Unis ont signé un mémorandum d'entente, négocié avec la médiation du Pakistan, qui prévoit une cessation définitive des hostilités sur tous les fronts et engage les deux parties à poursuivre les négociations afin de parvenir à un accord final dans les 60 jours.
Conformément aux dispositions de ce mémorandum d'entente en 14 points, l'Iran est tenu de garantir la libre circulation des navires commerciaux pendant au moins 60 jours, tandis que le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz doit être intégralement rétabli dans un délai de 30 jours.
Les déclarations de Mohammad Bagher Ghalibaf interviennent après que les médias iraniens ont fait état de plusieurs explosions entendues près du comté de Sirik et de l'île de Qeshm, dans la province de Hormozgan, au sud de l'Iran.
Les forces du Commandement central américain (CENTCOM) ont également indiqué dans un communiqué avoir "mené une nouvelle série de frappes offensives contre l'Iran le 7 juillet, touchant plus de 80 cibles au moyen de munitions de précision".
En réponse à l'agression américano-israélienne, l'Iran a fermé le détroit d'Ormuz aux États hostiles et à leurs alliés, puis en a renforcé le contrôle en représailles au blocus naval imposé par les États-Unis aux ports et aux navires iraniens, malgré le cessez-le-feu en vigueur.
L'Iran a réaffirmé son droit souverain sur le détroit, soulignant que cette voie maritime stratégique ne retrouverait jamais son état d'avant-guerre et qu'elle serait administrée par la République islamique d'Iran dans le respect du droit international.
Par ailleurs, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des Affaires juridiques et internationales, Kazem Gharibabadi, a déclaré mercredi matin sur son compte X qu'"au cours des trois dernières semaines, les États-Unis ont violé à plusieurs reprises les premier et deuxième articles du mémorandum d'Islamabad, compte tenu des agissements du régime sioniste au Liban et de leurs propres déclarations menaçantes à l'encontre de l'Iran".
