La société Électricité de France (EDF) a annoncé l'arrêt d'un réacteur de la centrale nucléaire de Golfech, près de Toulouse, en raison de la canicule qui devrait faire grimper la température de la Garonne à 28 °C ce vendredi. Le seul réacteur en fonctionnement avait déjà été mis le 23 juin à l'arrêt, à cause des fortes chaleurs.
Dans un communiqué publié ce jeudi 9 juillet, EDF a précisé que le réacteur n° 2 de la centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne), située à 90 km de Toulouse, avait été arrêté jeudi en raison des conditions climatiques, ajoutant que l'autre réacteur de la centrale était également à l'arrêt pour maintenance.
"Les conditions climatiques de ces derniers jours ont entraîné une montée importante de la température de la Garonne qui devrait atteindre 28 °C, ce vendredi", a justifié EDF.
L'électricien français avait déjà été contraint de stopper ce même réacteur le 23 juin afin d'éviter de réchauffer davantage le fleuve Garonne, dans lequel sont rejetées les eaux de refroidissement de la centrale. Le réacteur n'avait été remis en service que le 3 juillet. Un arrêté datant de 2006 prévoit que la température du fleuve ne doit pas dépasser 28 °C après les rejets de la centrale.
Située entre Toulouse et Agen, la centrale de Golfech dispose de deux réacteurs à eau pressurisée d'une puissance de 1,3 GW chacun.
La centrale de Golfech n'est pas la seule concernée. Lors du précédent épisode de canicule fin juin, EDF avait déjà dû mettre à l'arrêt deux autres réacteurs nucléaires, dans les centrales du Bugey (Ain), installée au bord du Rhône, et de Nogent-sur-Seine (Aube), située sur la Seine, afin de respecter les limites réglementaires liées au réchauffement des deux fleuves.
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Ces arrêts des centrales nucléaires françaises se sont multipliés ces dernières années avec les canicules. L'an dernier, la Cour des comptes alertait sur ce phénomène. Elle estime que ces arrêts forcés liés à la chaleur seront multipliés par trois ou quatre d'ici 2050.
Ces arrêts successifs illustrent les difficultés croissantes rencontrées par le parc nucléaire français pour assurer pleinement son fonctionnement lors des épisodes de fortes chaleurs.
La canicule gagne du terrain en France avec 67 départements placés en vigilance orange.
