16/07/2026 reseauinternational.net  9min #320295

 Canicule en France: six départements du sud en « danger très élevé » d'incendies

7 remèdes à la caloriphobie (I)

par Yves Rasir

Au secours, ils recommencent ! À la faveur des épisodes de canicule et de sécheresse, les pouvoirs publics multiplient les abus de pouvoir et les mesures liberticides calquées sur le modèle pandémique. Prohibition de l'alcool, suppression d'événements extérieurs, annulation de compétitions sportives, fermeture de zones de promenade, interdiction aux scouts d'allumer des feux de camp.... On ne compte plus les décisions autoritaires qui confinent au délire totalitaire. C'est quoi, la prochaine étape ? Le port de la casquette obligatoire ? L'interdiction de marcher au soleil ? La contrainte de consommer deux litres d'eau par jour sous peine d'amende ou de blocage des comptes bancaires ? À force de nous infantiliser et de nous imposer leurs "seules solutions" coercitives, les dirigeants politiques donnent amplement raison aux complotistes discernant dans ces atteintes aux droits le déroulement d'un agenda occulte.

Attention : je ne nie pas le réchauffement climatique et ses conséquences funestes réclamant la réactivité des autorités et l'évolution des comportements. Ce qui me hérisse au plus haut point, c'est l'alarmisme excessif et l'utilisation de la peur comme instrument de gouvernance oppressive et répressive bafouant les libertés les plus élémentaires. En janvier 2020, j'avais poussé une gueulante contre les premiers signes de la tyrannie covidiste et j'avais suggéré quatre bonnes raisons de résister à la virophobie en train de déferler sur la planète. Aujourd'hui, je vous propose sept remèdes à la "caloriphobie", cette peur de la chaleur qui me semble largement irrationnelle et dont les médias usent et abusent pour faire dans le sensationnel. Rien de tel que la ré-information pour déjouer les plans d'asservissement et de contrôle des populations.

1) La mort moissonne aussi en été

Le premier antidote à l'angoisse voulue et entretenue par le système, c'est de prendre de la distance et de remettre les choses en perspective. Oui, la chaleur intense nuit gravement à la santé des personnes fragilisées et porteuses de comorbidités. On peut littéralement mourir de chaud si son état de santé est déjà très dégradé. Le pic de surmortalité enregistré en juin est une réalité qui pourrait se répéter en juillet. Mais rappelons-nous de l'hystérie prévalant au printemps 2020 et des chiffres affolants annonçant un excès de décès tournant autour des 40-50%. C'était vrai pour une très brève période s'étalant du 15 mars au 15 avril, mais c'était très exagéré sur base annuelle. À la fin de l'année, les statistiques de mortalité toutes causes indiquait plutôt un surcroit de trépas ne dépassant pas 15%, voire une stagnation après standardisation des données, c'est-à-dire en tenant compte du vieillissement et de la pyramide des âges.

Rappelons-nous aussi de la canicule de 2003 : elle a fait des milliers de victimes (environ 15000 en France, 1000 en Belgique), mais elle a été suivie au premier trimestre 2004 d'une sous-mortalité compensatoire (14000 décès en moins qu'attendu en France). Ces chiffres confirment l'importance de ce que les épidémiologistes appellent "l'effet moisson" : tout comme les vagues d'infections hivernales, les périodes de forte chaleur estivale précipitent le décès d'individus déjà très vulnérables et qui, dans leur grande majorité, seraient de toute façon décédés quelques mois tard. C'est évidemment triste que de nombreux aînés s'en aillent avec une ou deux saisons d'avance sur leur dernière heure, mais ce n'est pas non plus une tragédie épouvantable justifiant la panique et la fuite en avant despotique.

2) La crise est plus sociale que sanitaire

Non sans surprise ni satisfaction, j'ai lu une interview intéressante du Dr Philippe Devos, directeur de la fédération de la plus grande fédération d'hôpitaux en Wallonie. Pendant la mascarade, ce médecin de plateau était le premier à dramatiser, à pleurnicher sur le manque de moyens et à souscrire aux mesures dites "sanitaires". Face à la canicule, il a une tout autre lecture et il estime que la relative saturation hospitalière découle exclusivement d'une crise sociale, voire sociétale. Il explique qu'en Belgique francophone, la part des ménages solo représente environ 30% de la population, dont beaucoup de seniors isolés. C'est l'isolement des personnes âgées qui conduit à des arrivées tardives et plus graves aux urgences, avec déshydratation marquée, décompensations rénales et/ou complications cardiovasculaires. Selon le Dr Devos, l'État devrait en faire davantage pour organiser la solidarité et s'assurer que les aînés vivant toujours chez eux reçoive aide du voisinage, intervention d'un service collectif local ou assistance associative. En France, il existe par exemple la plateforme  L'Heure Civique, fondée par le créateur de la Fête des Voisins. Avec la même volonté de retisser du lien, l'association orchestre une "vigilance de proximité" destinée à éviter les drames et accompagner les personnes fragiles dans leurs quartiers.

Car à l'inverse de qui s'est passé il y a six ans, ce n'est pas dans les EHPAD et maisons de retraite que se situe le problème. Au sein de ces établissements, les "plans canicule" semblent plutôt bien fonctionner. Dans celui où séjourne ma vieille maman de 96 ans, les infirmières sont bien au courant que le grand âge estompe la sensation de soif et elles incitent régulièrement les pensionnaires à boire et à venir se rafraîchir dans le réfectoire climatisé. La semaine dernière, le personnel a même organisé une sortie à la piscine à laquelle ma mère s'était inscrite ! C'est dans les villes de grande solitude que la chaleur fait des victimes, leur nombre reflétant la décadence morale d'une société qui met les vieux au rebut et qui a toléré, sinon organisé la campagne d'assassinats au Rivotril. À quand l'euthanasie pour cause d'hyperthermie ?

3) Nos ancêtres ont déjà connu ça

N'étant pas scientifique et n'ayant pas sérieusement étudié le sujet, je ne me prononce pas sur la gravité du réchauffement climatique et sur la part anthropique de cette montée en température. En tant que journaliste, j'observe toutefois que le consensus n'existe pas et qu'il y a des milliers de voix dissidentes, comme celle-ci , qui sont rarement entendues. Plusieurs études ont montré que 3% des spécialistes du climat n'adhèrent pas aux avertissements catastrophistes du GIEC. Portion marginale et négligeable ? À mes amis réchauffistes, je formule alors l'objection qu'à peine 1% de ses gènes distingue l'Homme du singe. Et qu'à l'image de Galilée et Copernic, la vérité a parfois été ultraminoritaire au cours de l'Histoire. Ne fût-ce que pour maintenir vivant le débat démocratique, je juge primordial qu'un espace médiatique soit accordé à la parole "climato-sceptique" ou "climato-réaliste". Personnellement, je trouve un argumentaire comme celui-ci terriblement convaincant.

Le point que je retiens, c'est que la Terre a déjà connu des périodes (beaucoup) plus chaudes que celle que nous vivons ou vers laquelle nous nous dirigeons. Il y a 50 millions d'années, les températures moyennes globales étaient 10 à 14°C plus élevées qu'aujourd'hui. On a retrouvé des fossiles de crocodiles et de palmiers au pôle Nord. Ça veut déjà dire que notre planète a connu pire et qu'il ne faut pas se tracasser pour elle. Plus près de nous, l' "Optimum climatique" de l'Holocène (il y a 6000-9000 ans) peut se comparer au climat actuel et l' "Optimum climatique romain" (-250 av. J-C à 400 apr. J-C) s'est traduit par un réchauffement d'environ 2 à 3°C en Europe et en Méditerranée. On a retrouvé des vestiges d'habitations sous les glaciers alpins en train de fondre. Si Astérix et Jules César, ont eu aussi chaud, si pas plus chaud que nous, pourquoi faudrait-il paniquer ? Une chose est absolument certaine : durant l'Antiquité et dans l'hémisphère Nord, nos ancêtres ont survécu à des vagues de chaleur et à des étés caniculaires. Si nous sommes là pour le constater, c'est que l'espèce humaine possède une capacité de résilience sans doute mésestimée par les prophètes de l'apocalypse climatique.

4) Le verre est à moité plein grâce à l'hormèse

Selon la légende grecque, le premier marathonien s'est effondré après ses 40 kilomètres de course à pied. Aujourd'hui, des triathlètes et des "ultratrailers" peuvent courir, nager ou pédaler sur des distances beaucoup plus impressionnantes. Cela signifie que le patrimoine (épi)génétique d'Homo sapiens s'est conservé au cours des âges, voire qu'il s'est amélioré au fil de ses adaptations. Cela signifie qu'il est possible de vivre plus vieux et plus vigoureux que nos lointains aïeux. Pourquoi ? Parce que "ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort", comme l'avait finement observé Friedrich Nietzsche. Aujourd'hui, on parle de "loi de l'hormèse" et du bénéfice des stress physiques pour se forger un corps "antifragile", c'est-à-dire rendu plus robuste par les contraintes exercées sur lui. Avant-hier, le concitoyen permaculteur qui me fournit un panier de légumes hebdomadaire m'expliquait que sa production n'était pas affectée par la canicule et la sécheresse du fait que les racines de plantes permacultivées vont chercher l'eau plus en profondeur. Et la semaine dernière, mon voisin versé en jardinage bio me conseillait de ne pas arroser le gazon que je venais de semer, ce qui aurait pour effet de l'affaiblir et de le rendre dépendant de la pluie. Ces deux exemples végétaux montrent que le verre est à moitié-plein et que le climat réchauffé comporte des aspects hormétiques positifs.

Et si on arrêtait de se plaindre de la chaleur pour en apprécier les bons côtés ? D'abord, elle est synonyme d'ensoleillement, ce qui garantit aux héliophiles une abondant stockage de la précieuse Vitamine D. Ensuite, elle autorise à vivre beaucoup à l'extérieur, autrement dit en étant exposé à la bienfaisante lumière naturelle. C'est excellent pour les yeux. Enfin, elle stimule la sudation dont je vous rappelais encore récemment le rôle épurateur fondamental. Profitons que l'Europe soit actuellement transformée en sauna géant gratuit pour appliquer la "théorie du contraste", une mode venue des Etats-Unis et qui consiste notamment à alterner séjours en étuves et bains glacés. Cela rejoint ce que je prônais dans  le deuxième volet de mon article "La santé rime avec diversité".

Pour conclure sur ce quatrième remède à la caloriphobie, j'informe mes plus jeunes lecteurs que je suis un boomer et donc un survivant du torride été 76, durant lequel j'ai travaillé comme ouvrier sur un chantier. Je passais mes journées en plein cagnard, à arracher des clous sur les planches de coffrage. J'avais les mains pleines de cloques. J'en garde un souvenir cuisant mais aussi un penchant pour la sérénité sous un soleil de plomb. Je n'en suis pas mort il y a 50 ans et l'épreuve m'a sans doute permis d'antifragiliser mon épigénome. Au passage, je vous fais remarquer qu'il n'est jamais question d'empêcher les patrons de faire suer leur main-d'œuvre dans la fournaise. Ce sont à nouveau les secteurs dits "non-essentiels" (la culture, le sport, les fêtes, la jeunesse...) qui subissent la stratégie de la peur déployée par les gouvernementeurs.

(à suivre)

source :  Yves Rasir

 reseauinternational.net