L'ambassadeur d'Iran auprès des Nations unies à Genève a exhorté le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Turk, à condamner sans équivoque les attaques américaines contre les infrastructures civiles. Il a averti que la reprise de la guerre illégale menée par Washington contre la République islamique d'Iran a de graves répercussions sur le plan humain et en matière de droits de l'homme.
Dans une lettre datée de ce jeudi 16 juillet, le représentant permanent de l'Iran auprès de l'Office des Nations unies et des autres organisations internationales à Genève, Ali Bahraini, a exhorté M. Turk à dénoncer publiquement ces attaques, déclarant que l'agression américaine continue contre l'Iran cause de graves atteintes aux droits de l'homme.
M. Bahraini a appelé le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme à prendre une position claire et sans équivoque en condamnant les frappes américaines généralisées contre l'Iran, en particulier celles visant les ports du sud du pays.
Le diplomate iranien a déclaré que ces attaques étaient une violation flagrante du droit international, avant d'évoquer la mort de nombreux civils dans les frappes américaines ainsi que les importants dégâts causés aux infrastructures civiles et à d'autres installations essentielles à travers le pays.
À titre d'exemples, M. Bahraini a mentionné le ciblage de tronçons de la ligne ferroviaire Téhéran-Mashhad, d'une usine de production d'eau potable à Dehloran, de silos à blé dans les villes de Hoveizeh et Dasht-e Azadegan, de bateaux de pêche appartenant à des pêcheurs dans le sud de l'Iran, de frappes de missiles près de l'hôpital Baghaï à Ahvaz et de l'attaque contre l'aéroport de Semnan.
Ailleurs dans sa lettre, il a déploré le fait que le Haut-Commissariat n'ait toujours pas condamné les récentes attaques américaines.
M. Bahraini a averti que, dans un contexte marqué par la violation de l'intégrité territoriale d'un État membre de l'ONU et les répercussions néfastes subies par les populations civiles, l'absence d'une réponse claire, immédiate et ferme pourrait donner l'impression que la protection des droits de l'homme et l'application du droit international étaient sélectives.
Cet appel intervient alors que les États-Unis ont repris leurs attaques militaires contre l'Iran, frappant des zones civiles et des infrastructures essentielles à la subsistance de la population.
Téhéran a condamné ces frappes, les qualifiant de violations flagrantes du droit international et de la Charte des Nations unies, et a fustigé Washington pour son agression militaire persistante qui aggrave l'instabilité régionale et met en péril la vie des civils.
