
Par Strategic Culture Foundation, éditorial du 17 juillet 2026
L'Union européenne s'est officiellement engagée dans l'effort de guerre contre la Russie. Cette semaine, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a signé un "pacte historique" avec l'Ukraine pour développer la production de drones de combat destinés à frapper la Russie. Selon un reportage d'Euronews, ce pacte prévoit également la production conjointe de missiles balistiques.
Cet effort de guerre intensifié sera financé par le prêt de 90 milliards d'euros que l'UE accorde à l'Ukraine. Une facture que paieront des générations de contribuables européens.
Ursula von der Leyen a été accueillie à Kiev par le président ukrainien non élu, Vladimir Zelensky, qui exerce sous loi martiale. Deux personnes dépourvues de mandat démocratique prennent ainsi des décisions qui poussent l'Europe vers une guerre totale contre la Russie.
Ursula von der Leyen est une personnalité politique nommée à son poste. Elle N'EST PAS élue au suffrage universel. Elle était auparavant ministre allemande de la Défense, et pas des plus brillantes. Accusée de scandales de corruption et d'abus de pouvoir dans le cadre de l'achat de vaccins contre le covid auprès des géants pharmaceutiques, Ursula von der Leyen incarne à merveille le phénomène de "promotion des incompétents".
Lors de sa 11e visite à Kiev depuis l'escalade du conflit en février 2022, von der Leyen a déclaré que "le vent tourne" dans la guerre par procuration menée par l'OTAN contre la Russie. Elle fait référence à l'intensification des frappes aériennes longue portée sur le territoire russe et au déblocage de 90 milliards d'euros pour financer la guerre.
Dans un discours officiel, elle a froidement annoncé que l'Union européenne s'est implicitement alliée à l'Ukraine en tant que partie prenante à la guerre.
"En Europe, nous disposons déjà d'énormes capacités technologiques et industrielles à déployer. Et nous disposons de sites de production sûrs et sécurisés qui peuvent contribuer à l'intensification du processus", a péroré von der Leyen.Et d'ajouter : "Mais nous ne bénéficions pas de ce savoir-faire et de cette expertise forgés au feu de l'action dont dispose l'Ukraine. Ce que je tiens donc à souligner, c'est que nous devons unir nos forces. Ensemble, nous pouvons travailler à une production conjointe".
L'innovation que Mme von der Leyen et ses stratèges de l'OTAN jugent sans doute particulièrement ingénieuse, consiste à charger les pays européens de produire des munitions "à l'abri" des frappes de représailles russes. Les drones et les missiles seront acheminés vers l'Ukraine d'où ils pourront être lancés pour frapper en profondeur le territoire russe, viser la capitale, Moscou, et détruire des installations pétrolières dans tout le pays. Ces derniers mois, des drones ukrainiens soutenus par l'OTAN ont tué des centaines de civils russes. Le pacte de von der Leyen avec l'Ukraine donne le feu vert à l'intensification de cette campagne terroriste.
Mais c'est le sentiment arrogant d'impunité particulièrement stupéfiant de von der Leyen qui devrait être qualifié d'extrêmement inquiétant. Elle présume apparemment que les pays européens peuvent servir d'arsenal à l'Ukraine pour attaquer la Russie. Pourtant, selon elle, la Russie n'est pas autorisée à mener des actions de représailles contre l'UE (et l'OTAN) en tant que partie prenante à la guerre.
C'est d'une irresponsabilité et d'une stupidité insensées.
Bien sûr, l'Union européenne, l'OTAN et les États-Unis participent à la guerre par procuration contre la Russie depuis leur coup d'État à Kiev en 2014, afin d'installer et d'armer un régime néonazi. Ce contexte d'armement et de conditionnement idéologique a abouti au déclenchement de la guerre en 2022.
L'Occident collectif a fourni environ 400 milliards de dollars pour soutenir ce régime depuis 2022, a envoyé des mercenaires et des conseillers de l'OTAN, et fourni une logistique de ciblage ainsi qu'une expertise opérationnelle pour les missiles longue portée.
L'Ukraine a également signé des pactes militaires bilatéraux avec certains pays de l'UE, tels que l'Allemagne, la France, le Danemark, les Pays-Bas et la Norvège. La Grande-Bretagne a même signé un pacte de défense sur cent ans.
Tous ces accords prévoient la fourniture d'armes, d'avions de combat, de drones et de missiles.
Cependant, le soutien de l'UE présenté cette semaine par Ursula von der Leyen constitue un engagement de l'ensemble des 27 États membres de l'Union à se joindre à la guerre à une échelle industrielle.
En avril dernier, le ministère russe de la Défense a publié une liste d'entreprises européennes et de leurs sites qu'il a désignés comme des partenaires de l'effort de guerre ukrainien. La Russie a déclaré que ces sites seront donc désormais considérés comme des cibles légitimes de représailles. Jusqu'à présent, la Russie s'est abstenue de frapper directement un État membre de l'UE ou de l'OTAN. Mais cette retenue russe pourra-t-elle durer ? Telle est la question brûlante à l'heure où les provocations de l'UE et de l'OTAN ne cessent de s'intensifier.
Ursula von der Leyen en est réduite à décrire le régime ukrainien comme un "garant incontestable de la sécurité de l'Europe". Cette rhétorique creuse et mensongère cherche à justifier les difficultés économiques endurées par les citoyens européens, alors que les deniers publics sont détournés au profit de ce régime corrompu.
Cette semaine, parallèlement à l'accord sur les drones et à l'intégration des économies de l'UE et de l'Ukraine, Zelensky a remanié son gouvernement pour la deuxième fois en quelques mois seulement, tentant ainsi de faire croire qu'il lutte contre une corruption notoire. La Première ministre Yulia Syrvydenko a été limogée en raison de sa proximité avec l'ancien chef de cabinet de Zelensky, Andriy Yermak, contraint de démissionner à la suite d'un scandale de corruption de grande ampleur lié à des marchés publics militaires. Avec sa dernière mesure de "nettoyage", Zelensky a commis l'erreur de limoger le ministre de la Défense, Myhailo Federov, déclenchant des manifestations citoyennes à Kiev et dans d'autres villes. Federov, qui n'occupait ce poste que depuis six mois, était considéré comme un réformateur sérieux. Ses initiatives ont irrité les commandants militaires, tels que le commandant en chef Oleksandr Syrskyi, qui ont tout intérêt à ce que leur manne de corruption soit préservée et bien alimentée. Il n'est donc pas surprenant que Zelensky ait appuyé la vieille garde, d'autant que le "cadeau" de 90 milliards d'euros de l'UE est sur le point de parvenir à Kiev.
En effet, le vent tourne, mais pas comme l'imagine une Ursula von der Leyen, aveuglée par ses illusions. Les forces russes au sol sont en train de démanteler les dernières lignes de défense ukrainiennes soutenues par l'OTAN, tandis que les frappes aériennes russes toujours plus nourries détruisent les centres de fabrication de drones à Kiev et dans d'autres villes.
Voilà pourquoi l'UE et l'OTAN innovent en élaborant une nouvelle tactique consistant à délocaliser les sites de production de drones hors d'Ukraine et "hors de portée" de la Russie, en les implantant dans des pays européens. L'idée sous-jacente est que l'UE pourra intensifier l'effort de guerre en toute sécurité sans en subir la moindre conséquence.
Les dirigeants russophobes de l'UE entraînent l'Europe dans une guerre contre la Russie, comme l'a fait remarquer cette semaine le professeur Richard Sakwa dans une interview accordée à Glenn Diesen. Les décisions sont prises de manière autocratique, sans aucune légitimité démocratique. En réalité, l'UE s'est muée en dictature militaire. Une autre manifestation de cette tendance a été observée lors du défilé du 14 juillet à Paris, lorsque des troupes de l'OTAN se sont jointes aux régiments français et ukrainiens dans une démonstration unifiée de bellicisme russophobe.
Et des bureaucrates décervelés comme Ursula von der Leyen, avec son revenu annuel de 400 000 €, s'amusent à peindre des cibles dans le dos des nations européennes.
On ne parle pas ici d'une marche somnambule vers la guerre. Les élites européennes savent fort bien où elles vont, les yeux grands ouverts et l'esprit bien dérangé.
Traduit par Spirit of Free Speech