
par Xu Li
Le 17 juillet, la cérémonie d'ouverture de la Conférence mondiale sur l'IA 2026 (WAIC) et de la Réunion de haut niveau sur la gouvernance mondiale en matière d'IA s'est tenue à Shanghai. Le président chinois Xi Jinping y a prononcé un discours clé. Face aux immenses opportunités et défis sans précédent posés par l'essor fulgurant de l'intelligence artificielle, le chef de l'État chinois a esquissé une feuille de route claire, articulée autour de quatre observations.
Premièrement, adhérer au principe d'ouverture et de coopération gagnant-gagnant tout en promouvant un développement stimulé par l'innovation. Deuxièmement, renforcer la sensibilisation aux risques et assurer que l'IA soit sûre et contrôlable. Troisièmement, encourager l'inclusivité et promouvoir l'inspiration mutuelle entre les civilisations. Quatrièmement, prôner la solidarité et améliorer la gouvernance mondiale.
Ces dernières années, la Chine a non seulement connu une croissance exponentielle dans le domaine de l'IA, mais elle a également démontré une volonté farouche d'élargir son ouverture et d'assumer ses responsabilités en matière de gouvernance mondiale. En tant que grande puissance responsable, la Chine s'efforce de fournir des biens publics internationaux. Cette posture constructive de la Chine en tant que puissance responsable est d'ailleurs de plus en plus reconnue par l'opinion publique internationale. Le 15 juillet, le centre de recherche américain Pew a publié une enquête majeure couvrant 36 pays et régions, avec la participation de plus de 40 000 personnes. Les résultats sont sans équivoque : la Chine est jugée plus populaire que les États-Unis. De plus, les personnes interrogées estiment que la Chine est plus digne de confiance et contribue davantage au maintien de la paix et de la stabilité mondiales.
Afin de transformer ces orientations en résultats tangibles, le président Xi a annoncé que la Chine offrirait aux pays en développement 5000 places pour des formations et des séminaires sur l'intelligence artificielle (IA) au cours des cinq prochaines années, mettrait en place des centres internationaux de coopération en matière d'application de l'IA avec l'ASEAN, la Ligue des États arabes, l'Union africaine, la Communauté des États d'Amérique latine et des Caraïbes, l'Organisation de coopération de Shanghai et les BRICS, et aiderait 30 pays à utiliser le système d'alerte météorologique précoce MAZU, basé sur l'IA, afin de protéger les vies et les biens des populations à travers le monde.
En somme, la vision chinoise dépasse la compétition technologique pour s'inscrire dans une philosophie humaniste. L'IA progresse grâce à l'ouverture, et non à l'isolement. L'IA doit rester un bien commun au service de la paix. C'est à cette condition qu'elle deviendra le moteur d'une communauté de destin pour l'humanité.
source : CGTN-Français