
par Assi Mounir
Préambule
Attendu que la présente instance se doit de constater, par la présente délibération, l'état de déchéance morale, intellectuelle et sportive dans lequel ont sombré les hautes sphères décisionnelles de cette édition du Mondial ; considérant que les faits rapportés ci-après constituent une atteinte gravissime à l'intégrité du jeu et au bon sens populaire ; il est établi, sans appel et sans droit de recours, le procès-verbal d'infamie suivant.
Article 1 - De l'organisateur principal, sujet orange aux prérogatives usurpées
Il est ici formellement constaté que l'individu désigné sous le nom de Donald J. Trump, bien qu'affublé du titre fallacieux d'"organisateur en chef", ne présente aucun des attributs requis pour exercer une quelconque fonction d'autorité, fut-elle symbolique. Son quotient intellectuel, plafonnant à la température ambiante d'un soda industriel, contraste avec l'inflation manifeste de ses prétentions dictatoriales.
Cet homme, dont l'épiderme orangé trahit une carence évidente en mélanine et en dignité, s'est permis d'intervenir dans des décisions techniques relevant du règlement arbitral, comme s'il s'agissait de négocier un bail commercial. Son ignorance crasse des lois du jeu - qu'il semble confondre avec un décret présidentiel - ne l'a pas empêché de proférer des âneries monumentales avec la suffisance d'un tyranneau de bas étage. Qu'il ose qualifier cette mascarade de "plus grand événement sportif" relève de l'hallucination collective. Il est la preuve vivante et ambulante que la démagogie peut épouser une forme humaine, pour peu que celle-ci soit gavée de fast-food et de calomnies. Son legs à ce Mondial ? Une intervention grotesque et une propension pathologique à ramener chaque action de jeu à sa propre personne, comme si le ballon rond n'était qu'un accessoire destiné à flatter son reflet dans les vitres blindées de sa limousine.
Article 2 - Du subordonné suisse, dit Infantino, ou la quintessence du larbin moderne
Passons à présent à l'examen du spécimen Gianni Infantino, sous-fifre attitré et valet paniqué dont la colonne vertébrale semble avoir été rachetée aux enchères par le susnommé. Ce personnage à la barbichette mal taillée et au sourire de hyène en manque de proie incarne, avec une consternante perfection, la décadence institutionnelle. Là où l'on attendait un gardien des règles, l'on découvre une serpillière humaine, prête à s'agenouiller devant le premier milliardaire venu pourvu qu'il lui accorde une poignée de main et un reste de notoriété.
Sa compromission morale est telle qu'il a érigé la vassalité en doctrine managériale. En offrant un "prix de la paix" à l'homme le plus belliqueux du globe, il a signé son arrêt de mort symbolique aux yeux de tout observateur lucide. En annulant une sanction disciplinaire sur un simple caprice présidentiel, il a réduit le code de la FIFA à l'état de chiffon de cuisine maculé. Cet individu n'est pas un dirigeant ; il est un laquais paniqué, un courtisan dont l'unique boussole est l'odeur du pouvoir, même putride. Sa gestion désastreuse démontre, s'il en était besoin, que l'on peut gravir les échelons d'une fédération internationale avec pour seuls bagages une absence totale d'éthique et un cynisme viscéral. Il est, en toute objectivité, la honte ambulante du football professionnel.
Article 3 - Du corps arbitral, ou l'institutionnalisation de la couardise sifflante
Enfin, il convient de s'arrêter sur le corps arbitral, que la présente enquête qualifie, sans aucune indulgence, de troupeau de séides tremblotants et de figurants consentants. Ces individus, revêtus du costume officiel mais dépourvus de l'autorité qui devrait l'accompagner, ont offert au monde le spectacle affligeant d'une subordination totale aux desiderata de la Maison Blanche.
Leur sifflet ne leur appartient plus ; il est désormais la propriété intellectuelle d'un président ignare et de son valet suisse. Dès lors qu'une pression politique s'exerce, ces pleutres en uniforme s'inclinent, plient l'échine et sortent leurs cartons comme on agite un drapeau blanc. Certains, en plus de leur incompétence fonctionnelle, cumulent les casseroles judiciaires, transformant le terrain en un prétoire de bas étage. Ils ne sont pas des voyous - le terme serait trop flatteur, car il suggère une once de courage. Ils sont des lâches, des exécutants dociles, des pantins dont les ficelles sont tirées par les deux guignols précédemment cités. Leur arbitrage est une farce, leur impartialité un mirage, et leur dignité un souvenir lointain.
Verdict et sanction morale
En conséquence de quoi, la présente chambre officieuse constate et décrète :
- Que la Coupe du Monde 2026 n'est pas un tournoi sportif, mais une fosse septique à égos surdimensionnés, où le beau jeu a été réduit en charpie par la bêtise, la cupidité et la servilité.
- Que Donald Trump est un crétin magistral, dont la seule compétence est de transformer l'or en plomb et le football en caricature politique.
- Que Gianni Infantino est un escroc rabougri, ravalé au rang de groom de luxe, dont la carrière ne mérite que les oubliettes de l'histoire.
- Que les arbitres sont une valetaille indigne, bons tout au plus à figurer dans les annales de la médiocrité planétaire.
Que ce réquisitoire soit affiché dans tous les vestiaires, afin que la postérité se souvienne qu'en 2026, le football est mort, étouffé par trois pitres dont la seule légitimité était celle de l'indécence.
Dont acte.