22/07/2026 french.presstv.ir  3min #320893

Flottille pour Gaza: le parquet national antiterroriste ouvre une nouvelle enquête pour tortures commises par Israël

En France, une enquête a été ouverte par le Parquet national antiterroriste pour des faits de tortures visant le traitement de deux participants d'une flottille pour Gaza interceptée par Israël en octobre 2025.

Le parquet national antiterroriste (Pnat) a ouvert, le 1er juillet, une enquête pour tortures concernant le traitement réservé par les autorités israéliennes à deux participants d'une flottille pour Gaza interceptée entre le 1er et le 7 octobre 2025, dont la députée LFI Marie Mesmeur.

"Je salue l'ouverture de cette enquête par le Pnat et j'espère qu'elle va faire toute la lumière sur les actes commis par Israël, notamment en prison", a déclaré Marie Mesmeur. La députée Insoumise affirme avoir été retenue près de 24 heures à bord du bateau avant d'être détenue quatre jours en Palestine occupée, dit Israël. Elle décrit des privations "de nourriture, d'eau, de soins", ainsi que des violences.

Marie Mesmeur assure avoir porté plainte dès son retour en France. Elle explique avoir tenté de "protéger" une autre détenue et avoir "reçu plusieurs coups", précisant avoir obtenu "10 jours d'ITT [...] à cause d'une côte fêlée et des bleus, des hématomes", "du fait des agissements des gardiens israéliens".

 Deux français participant à la flottille humanitaire Global Sumud racontent les violences subies durant leur détention par Israël.

Son avocat, Me Raphaël Kempf, estime que "les crimes dont a été victime Marie Mesmeur sont graves et ne doivent pas rester impunis". Il affirme qu'elle "a été arrêtée en haute mer et conduite en Israël où elle a été emprisonnée de façon parfaitement illégale" et demande la désignation d'un juge d'instruction.

Des crimes qui ne doivent pas rester impunis

L'enquête préliminaire a été ouverte le 1er juillet "à la suite des plaintes de deux personnes ayant pris part à une flottille pour Gaza en octobre 2025", a expliqué le Pnat, qui comprend un pôle crimes contre l'humanité.

Les investigations ont été confiées à l'Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité (OCLCH) et l'enquête ouverte "du chef de tortures au sens de la convention de New York" du 10 décembre 1984, a précisé cette source, pour des faits "entre le 1er octobre et le 7 octobre 2025".

Cette procédure s'ajoute à une autre enquête préliminaire ouverte en France, début juin, pour tortures et crimes de guerre, après un signalement du Quai d'Orsay sur la manière dont des Français d'une autre "flottille pour Gaza" avaient été traités, en mai dernier, par le régime israélien. Itamar Ben Gvir, ministre israélien d'extrême droite, avait alors publié une vidéo de militants de cette flottille, agenouillés et mains liées, déclenchant un tollé international. Il a été interdit de séjour en France et en Irlande fin mai.

En France, les plaignants demandent que l'enquête remonte la chaîne des responsabilités, citant notamment Benjamin Netanyahu, Premier ministre et Itamar Ben Gvir, ministre d'extrême droite tandis que Jean-Luc Mélenchon, fondateur et la figure principale du parti La France insoumise (LFI) a salué sur X un "acquis important pour la lutte et pour l'image de la France".

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