Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a mis en garde les pays européens contre l'autorisation de l'utilisation de leurs bases militaires ou de leur territoire par les États-Unis pour mener des opérations militaires à l'encontre de l'Iran, affirmant qu'une telle décision les placerait "parmi les agresseurs".
Dans un message publié ce jeudi 23 juillet sur le réseau social X, au lendemain d'une réunion tenue à Téhéran avec 25 ambassadeurs et chargés d'affaires européens, le haut diplomate iranien a exposé les positions de la République islamique d'Iran concernant les évènements en cours, tout en dénonçant les actes criminels de Washington.
Soulignant que l'Iran avait infligé une lourde défaite aux agresseurs pendant la guerre déclenchée par l'alliance israélo-américaine contre le pays, Kazem Gharibabadi a réaffirmé la détermination de Téhéran à faire face à toute nouvelle attaque ennemie.
"Dans cette nouvelle vague d'agression militaire, nous défendrons avec fermeté notre territoire et nos intérêts nationaux", a-t-il déclaré.
Il a également souligné que les agressions récentes n'avaient apporté "aucun gain stratégique" aux États-Unis, ajoutant qu'elles "mettent en péril la paix et la sécurité régionales et mondiales".
Il a, en revanche, salué l'Espagne comme l'un des pays européens ayant adopté une position de principe par rapport à ce conflit.
"Les gouvernements européens doivent être conscients que le fait de fournir des bases et du territoire aux agresseurs les placera parmi les agresseurs", a averti Kazem Gharibabadi.
Des frappes américaines ont visé plusieurs provinces du sud de l'Iran, faisant des morts et des blessés parmi les civils et endommageant des infrastructures.
Ces déclarations interviennent après que le nouveau Premier ministre britannique, Andy Burnham, a approuvé mercredi le maintien de l'utilisation des bases militaires britanniques par les États-Unis pour des frappes contre l'Iran, poursuivant ainsi une politique établie sous son prédécesseur, Keir Starmer.
Par ailleurs, le Parlement bulgare a approuvé mardi une proposition autorisant l'armée américaine à déployer des avions militaires sur la base aérienne de Bezmer en soutien aux attaques contre l'Iran.
Réagissant à cette décision, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a averti que la coopération avec une agression militaire contre l'Iran rendrait Sofia complice des actes d'agression illégaux.
Selon lui, la Bulgarie est pleinement consciente que la récente agression militaire américaine contre l'Iran constitue une violation de la Charte des Nations unies et du droit international.
