24/07/2026 ssofidelis.substack.com  4min #321108

Netanyahu appelle la Haute Cour à renvoyer l'enquête sur le 7 octobre après les élections

(Crédit photo © Kevin Dietsch / Getty)

Par la rédaction de  The Cradle, le 23 juillet 2026

Le gouvernement du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu  a demandé à la Haute Cour de justice, le 22 juillet, de ne pas rendre de décision concernant la création d'une commission d'enquête nationale sur l'opération "Al-Aqsa Flood" du Hamas du 7 octobre 2023 avant les prochaines élections à la Knesset, affirmant que cette question est "politiquement sensible".

"Les modalités de l'enquête sur les événements [du 7 octobre] sont au cœur d'un débat politique entre les partis en lice pour les élections",

a déclaré le gouvernement de M. Netanyahu à la Haute Cour.

"Pour ces raisons, il serait inapproprié que la Cour rende une décision sur cette question ou intervienne à ce sujet à ce stade",

a ajouté le gouvernement, affirmant par ailleurs que la Cour ne dispose pas, de toute façon, de l'autorité nécessaire pour créer une commission d'enquête nationale.

Netanyahu a cherché à faire obstacle à la création d'une commission d'enquête nationale chargée d'examiner les événements du 7 octobre, dirigée par des enquêteurs nommés par le président de la Haute Cour, qu'il accuse de partialité à son égard.

Les sondages ont montré qu'"une majorité d'Israéliens soutient la mise en place d'une telle commission, l'instance traditionnelle chargée d'enquêter sur les incidents majeurs et la seule habilitée à citer des témoins à comparaître",

 selon le Times of Israel.

(Crédit photo © Kevin Dietsch / Getty)

Pourtant, M. Netanyahu tente de faire adopter à la Knesset une loi prévoyant la création d'une commission chargée d'enquêter sur les événements du 7 octobre, dirigée par des enquêteurs nommés par son propre gouvernement.

Le Premier ministre a toutefois déclaré à la Haute Cour être dans l'impossibilité de faire adopter un tel projet de loi en raison de "contraintes de temps législatives" avant la dissolution de la Knesset la semaine dernière.

Selon des membres de l'opposition politique israélienne, une commission d'enquête mise en place par le gouvernement plutôt que par la Haute Cour permettrait à Netanyahu de s'exonérer de toute responsabilité quant à son incapacité à empêcher l'opération du Hamas.

L'opinion publique israélienne attend désormais depuis près de trois ans une enquête approfondie sur l'attaque du Hamas sur des bases militaires et des colonies israéliennes, au cours de laquelle près de 1 200 Israéliens ont été tués.

Le Hamas a en outre pris en otage 253 Israéliens, soldats et civils, dans le but de les échanger contre des Palestiniens injustement détenus dans des prisons et des centres de détention israéliens, où la torture est monnaie courante.

Israël affirme que le Hamas a tué l'ensemble des 1 200 Israéliens qui ont perdu la vie ce jour-là.

Cependant, alors que l'attaque était en cours, l'armée israélienne a émis un ordre controversé, connu sous le nom de "directive Hannibal",  ordonnant à ses troupes et à ses pilotes de tuer non seulement les combattants de la résistance du Hamas, mais aussi les civils et soldats israéliens faits prisonniers.

Des pilotes d'hélicoptères et de drones israéliens, ainsi que des conducteurs de chars,  ont ouvert le feu sur des bases militaires israéliennes alors qu'elles étaient attaquées, tuant des soldats israéliens comme des combattants du Hamas. Ils ont également tiré sur des colonies israéliennes, appelées kibboutzim, détruisant et incendiant des habitations dans lesquelles se trouvaient des civils israéliens et des combattants du Hamas.

Des hélicoptères et des drones israéliens ont également tiré des missiles et des munitions de gros calibre sur des combattants du Hamas et des otages israéliens se déplaçant en voiture vers la frontière de Gaza, les brûlant vifs.

Netanyahu a nié toute responsabilité dans cette attaque, reprochant à l'armée et aux services du renseignement nationaux de ne pas l'avoir anticipée ni empêchée.

Après l'attaque du Hamas, Netanyahu a lancé une campagne de bombardements de près de trois ans sur les civils palestiniens de Gaza, qui a fait plus de 73 000 morts et est qualifiée de génocide.

La Cour pénale internationale (CPI) a émis un mandat d'arrêt contre Netanyahu pour crimes de guerre, notamment pour avoir recours à la famine comme arme de guerre.

Traduit par  Spirit of Free Speech

 thecradle.co

 ssofidelis.substack.com