Les 125 États membres de la Cour Pénale Internationale (CPI) devaient voter vendredi soir à New York sur une demande de révocation du procureur Karim Khan, coupable d'avoir émis un mandat d'arrêt visant le bourreau du peuple palestinien Netanyahou.

Depuis l'émission de ce mandat, fin 2024, et même bien avant en fait, la machine de guerre des USA et d'Israël (non membres de la CPI, soit dit en passant) s'est déchainée contre Khan et toute l'institution.
Parmi d'autres, le juge de nationalité française Nicolas Guillou a subi les foudres de l'administration trumpienne, au point qu'il ne peut même plus utiliser ses cartes bancaires !
Officiellement, le vote concernant Khan concerne des accusations d'inconduite sexuelle de ce dernier. L'affaire aurait dû être close depuis qu'un panel de juges indépendants, expressément désignés par le Bureau de la CPI, a conclu qu'il n'y avait pas matière à poursuivre le magistrat.
Mais ce même Bureau de 21 membres, où siègent notamment des représentants de pays occidentaux, a foulé aux pieds ses propres procédures. Il a ainsi décidé à la majorité, au mois de juin, la suspension de Khan pour ses relations sexuelles supposées avec une employée, la décision finale revenant aux 125 membres de l'Assemblée.
Qu'adviendra-t-il ? La révocation de Karim Khan ne serait pas immédiatement synonyme d'annulation des mandats d'arrêts, pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et extermination, visant Netanyahou et son ancien ministre de la guerre Yoav Gallant.
Mais il est évident que les pressions israélo-états-uniennes en ce sens continueraient. De toutes façons, le chef de la diplomatie états-unienne, Marco Rubio, n'a pas caché son objectif ultime : "Nous allons démolir la CPI brique par brique", a-t-il déclaré.
Réponse au cours des prochaines 24 heures.