28/07/2026 ssofidelis.substack.com  5min #321549

Trump se dit en « pourparlers très poussés » avec l'Iran après le démenti de Téhéran concernant toute négociation

(Crédit photo © Reuters/Kylie Cooper)

Par la rédaction de  The Cradle, le 27 juillet 2026

Le président américain affirme que des médiateurs lui ont demandé de négocier, tandis que selon certaines informations, il aurait suspendu les frappes après que des responsables militaires ont estimé qu'elles ne seraient pas suffisamment "efficaces".

Le président américain Donald Trump  a affirmé le 27 juillet que des "pourparlers approfondis" avec l'Iran sont en cours, tout en réitérant la menace d'une "action militaire musclée" contre la République islamique au cas où ces prétendues négociations "n'aboutiraient pas".

"Nous menons des pourparlers très approfondis avec l'Iran. S'ils n'aboutissent pas, nous reviendrons à une action militaire musclée",

a déclaré Trump au média américain Axios lors d'une interview.

En réponse à une question sur la durée de ces "négociations", M. Trump a répondu :

"Pas longtemps. Soit ça va vite, soit ça tombe à l'eau".

"Tous ceux qui traitent avec l'Iran m'ont demandé : 'Ne tirez pas'",

a-t-il poursuivi, affirmant que les médiateurs et les États de la région ont fait pression sur lui pour qu'il donne une nouvelle chance à la diplomatie.

"On n'a rien à y gagner, rien à y perdre", a-t-il ajouté.

Le président a également évoqué sa prochaine rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Washington cette semaine.

"Je vais dire à Bibi [Netanyahu] que si je n'étais pas président, l'Iran disposerait déjà de l'arme nucléaire et Israël aurait été anéanti", a-t-il déclaré au média.

Axios a affirmé que

"les négociations actuelles portent sur un nouvel accord qui permettrait de rouvrir le détroit d'Ormuz et de relancer les pourparlers en vue d'un accord nucléaire global".

Le média a précisé que les discussions se déroulent "principalement entre l'Iran et Oman", mais que le Qatar, le Pakistan, l'Égypte

"ainsi que les émissaires de Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, y participent activement".

Cette interview coïncidait avec un article d' AP indiquant que des "progrès" ont été réalisés pour ramener les deux parties à la table des négociations.

"Des médiateurs menés par le Qatar et le Pakistan s'efforcent de combler le fossé entre Washington et Téhéran afin de revenir à un accord de cessez-le-feu provisoire qui avait échoué",

ont déclaré à AP des responsables régionaux anonymes.

Peu avant la publication de ce reportage d'AP, des drones d'origine inconnue - appartenant potentiellement à des factions de la résistance irakienne - ont pris pour cible des infrastructures énergétiques en  Arabie saoudite. Des sites d'Aramco ont également été pris pour cible lundi par le mouvement de résistance yéménite Ansarallah, comme l'a annoncé Sanaa.

Israël a déclaré lundi que son armée a abattu deux drones au-dessus de la frontière jordanienne.

Quelques heures plus tôt, l'Iran  avait catégoriquement rejeté les affirmations de Trump, des responsables américains et des médias selon lesquelles des négociations seraient en cours.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a déclaré que l'Iran et Oman discutent de la gestion conjointe du détroit d'Ormuz, et que ces discussions sont sans rapport avec les États-Unis.

"Nous ne laisserons pas les États-Unis décider de la guerre et de la paix... Nous nous défendrons aussi longtemps que nécessaire", a-t-il déclaré.

Au cours du week-end, Trump a affirmé que l'Iran prendra au sérieux ces prétendues négociations, après une accalmie d'environ deux semaines marquée par de violents bombardements américains contre la République islamique - auxquels Téhéran a répondu par des frappes dévastatrices contre les installations de Washington dans toute la région.

Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a également déclaré récemment que l'Iran les "supplie" de conclure un accord.

Trump, Rubio et d'autres responsables américains affirment avoir paralysé les capacités militaires de la République islamique.

Cependant, des images satellites et  des rapports ont révélé les lourdes pertes humaines et matérielles infligées par Téhéran aux bases américaines en Jordanie, au Koweït, à Bahreïn et ailleurs dans la région ces derniers jours.

Au début du mois, l'armée iranienne  a averti de son intention d'effacer toute trace de la présence militaire américaine en Asie occidentale si Trump venait à mettre à exécution ses nouvelles menaces de détruire tous les ponts et sites énergétiques iraniens.

Trump profère cette menace depuis le début de la guerre, il y a plusieurs mois.

 Axios a cité ce week-end des sources affirmant que les États-Unis ont "suspendu" les frappes contre l'Iran en raison de leur "efficacité limitée", ce dont les responsables militaires auraient informé Trump.

En conséquence, le président a reporté ses projets d'une escalade encore plus poussée et plus intense contre l'Iran après avoir rencontré des responsables militaires américains.

Les évaluations des services du renseignement américains sont récemment parvenues à la conclusion que poursuivre les attaques militaires contre la République islamique "n'aura probablement pas plus d'effet" sur Téhéran ni ne "modérera sa position" dans un éventuel nouveau cycle de négociations,  selon le Washington Post.

Traduit par  Spirit of Free Speech

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