La compagnie pétrolière saoudienne Aramco a fermé sa raffinerie de Jizan, d'une capacité d'environ 400 000 barils par jour, après les récentes attaques des forces armées yéménites.
D'après des images satellites, l'un des réservoirs de carburant de la raffinerie a pris feu lors de ces attaques, dégageant un épais panache de fumée.
Selon les rapports l'attaque a endommagé le complexe intégré de gazéification à cycle combiné et la zone de stockage de pétrole.
Certains médias arabes ont également fait état de coupures de courant dans certaines zones, causées par des tirs de missiles yéménites.
Yahya Saree, porte-parole des forces armées yéménites, a annoncé que les attaques avaient été menées à l'aide de dizaines de missiles balistiques, de missiles de croisière et de drones, et qu'elles avaient atteint directement leurs cibles à Jizan et Yanbu.
Le porte-parole des forces armées yéménites, le général Yahya Saree a annoncé que des installations pétrolières d'Aramco, en Arabie saoudite, ont été frappées par des missiles et des drones.
Nasr al-Din Amer, membre du bureau politique du mouvement yéménite Ansarallah, a déclaré en réaction aux attaques : "Oubliez l'ampleur et le niveau des attaques précédentes ; cette fois, la situation est complètement différente."
Le directeur général de l'agence de presse yéménite (Saba) a ajouté : "la riposte yéménite aux attaques et aux tensions saoudiennes sera d'envergure. Il est impossible de capituler et l'Arabie saoudite doit lever le blocus."
Lire aussi : Ansarallah du Yémen : l'Arabie saoudite ressemble à Israël par ses mensonges et son agression
Il convient de noter que ces attaques ont été menées en réponse aux frappes aériennes de l'Arabie saoudite contre les positions des forces armées yéménites dans les provinces de Maarib et d'Al-Jawf ainsi qu'au bombardement des installations de télécommunications du port d'Hudaydah.
En représailles à la poursuite de l'agression militaire et du blocus imposés au Yémen par Riyad, les forces yéménites ont pris pour cible des dépôts pétroliers et des oléoducs au cœur de l'Arabie saoudite.
